mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401471 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SCP EMERGENCE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 11 avril 2024, le président par intérim du tribunal administratif de Lille a, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, transmis au tribunal administratif d'Amiens le dossier de la requête présentée par M. C et enregistrée le 6 avril 2024 sous le n° 2403598 au greffe du tribunal administratif de Lille.
Par cette requête, et un mémoire complémentaire enregistré le 22 avril 2024, M. B C, représenté par Me Delavenne, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens d'un montant de 13 euros par audience.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'est pas établi que son droit à être entendu a été respecté, alors qu'il avait des éléments à faire valoir ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision est entachée d'erreur d'appréciation, dès lors que la durée d'interdiction de retour sur le territoire français de deux ans fixée par le préfet est manifestement excessive et incohérente.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 avril 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est susceptible d'être légalement fondée sur les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Parisi, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 avril 2024 :
- le rapport de Mme Parisi, magistrate désignée,
- et les observations de Me Porte, substituant Me Delavenne, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et fait valoir en outre que le préfet n'a pas produit la décision attaquée en méconnaissance des dispositions des articles R. 776-18 du code de justice administrative, entachant ainsi l'arrêté litigieux d'un défaut de motivation et que M. C n'a pas été assisté d'un interprète durant sa garde à vue de telle sorte que le préfet n'a pu se fonder sur les déclarations faites par l'intéressé durant cette garde à vue.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant tunisien né le 1er janvier 1988, est entré sur le territoire français le 8 avril 2017 sous couvert d'un visa court séjour. Il a été titulaire d'une carte de séjour temporaire valable du 17 juin 2022 au 16 juin 2023, mais n'en a pas demandé le renouvellement. A la suite de son interpellation le 4 avril 2024, le préfet de l'Aisne, par un arrêté du 5 avril 2024, lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination en cas en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Par ailleurs, par un arrêté du 8 avril 2024, le préfet de l'Aisne a ordonné l'assignation à résidence de M. C pour une durée de quarante-cinq jours. Par la requête susvisée, M. C demande l'annulation de l'arrêté du 5 avril 2024.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :
2. En premier lieu, par un arrêté du 13 septembre 2023, régulièrement publié le même jour au numéro spécial du recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne, le préfet de ce département a donné délégation à M. A D, directeur de cabinet et signataire de l'arrêté attaqué, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, dont il n'est ni soutenu, ni allégué qu'il n'était pas effectivement absent ou empêché à la date de l'arrêté litigieux, à l'effet de signer en toutes matières, tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département de l'Aisne à l'exclusion de certaines mesures limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les actes et décisions concernant le séjour et l'éloignement des ressortissants étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". En outre, dans le cas où l'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".
4. La décision obligeant M. C à quitter le territoire français vise le 1° et le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de sa situation personnelle et familiale que le préfet a pris en compte pour l'édicter. Par ailleurs, en visant l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en indiquant que M. C était de nationalité tunisienne et n'établissait pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet a également suffisamment motivé sa décision fixant le pays de renvoi. En outre, la décision refusant à M. C le bénéfice d'un délai de départ volontaire vise les 3°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 et les 1° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de sa situation personnelle et familiale que le préfet a pris en compte pour l'édicter, notamment les circonstances que M. C s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour. Enfin, la décision interdisant M. C de retour sur le territoire français vise l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne la date d'entrée sur le territoire français qu'a déclarée l'intéressé, la nature de ses attaches en France et la circonstance que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Ainsi, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments de fait relatifs à la situation de M. C, énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de manière suffisamment circonstanciée pour mettre le requérant en mesure d'en discuter utilement les motifs. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté, ainsi que, pour les mêmes motifs, le moyen tiré du défaut d'examen.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 776-13-2 du code de justice administrative : " La présentation, l'instruction et le jugement des recours obéissent, sans préjudice de la section 1, aux règles définies au premier alinéa de l'article R. 776-13, aux articles R. 776-15, R. 776-18, R. 776-20-1, R. 776-22 à R. 776-26, aux deuxième et quatrième alinéas de l'article R. 776-27 et à l'article R. 776-28 " et aux termes de l'article R. 776-18 du même code : " Les décisions attaquées sont produites par l'administration ".
6. En l'espèce, si le préfet de l'Aisne s'est abstenu de produire l'arrêté attaqué, cette circonstance est sans incidence sur la procédure, dès lors que ledit arrêté a été produit dans son ensemble par le requérant à l'appui de sa requête. Par ailleurs, le préfet de l'Aisne a produit le 15 avril 2024 le procès-verbal d'audition en date du 5 avril 2024. Le tribunal a ainsi été mis en mesure de se prononcer sur les moyens invoqués par le requérant. Par suite, le moyen tiré de ce que, en l'absence de production de la décision attaquée, l'arrêté serait entaché d'un défaut de motivation doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre / () ". Le droit d'être entendu, qui est une composante du respect des droits de la défense, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé en exécution de cette obligation, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
8. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du procès-verbal d'audition du 5 avril 2024 établi dans le cadre de son interpellation par les services de police de Soissons aux fins de vérification du droit de circulation ou de séjour, que la situation administrative de M. C a fait l'objet d'un examen avant que le préfet de l'Aisne ne prenne les décisions attaquées, et que ses déclarations ont été ainsi prises en compte par l'autorité administrative, notamment sa date d'entrée en France et sa situation familiale. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant a sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il a été empêché de s'exprimer avant que soit pris l'arrêté attaqué. Enfin, si M. C soutient que cette audition a eu lieu en l'absence d'un interprète alors qu'il ne comprend pas la langue française, il résulte des termes du procès-verbal que l'intéressé a répondu " oui " à la question " comprenez-vous, lisez-vous et parlez-vous le français ' " et qu'il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier que M. C aurait sollicité l'assistance d'un interprète, notamment lors de la notification de l'arrêté litigieux. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En cinquième lieu, si M. C soutient que l'arrêté a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que le préfet ne pouvait se fonder sur ses déclarations faites lors de son audition par les services de police le 5 avril 2024 en l'absence de l'assistance d'un interprète alors qu'il ne comprend pas la langue française, il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement que M. C a déclaré durant cette audition comprendre, lire et parler la langue française et qu'il n'a à aucun moment de la procédure fait part de sa volonté d'être assisté par un interprète. Par suite, un tel moyen doit être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".
11. Si M. C se prévaut de la durée de son séjour en France depuis son arrivée en 2017, en partie en situation régulière dès lors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a été titulaire d'une carte de séjour temporaire valable du 17 juin 2022 au 16 juin 2023, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il en a demandé le renouvellement ni, à défaut de production de toute pièce à l'appui de ses allégations, qu'il était dans l'impossibilité de le faire. En outre, s'il se prévaut de la présence sur le territoire français de ses deux enfants, issus de sa relation avec son ex-épouse, ressortissante française, dont il est séparé, il n'établit ni contribuer à leur éducation et à leur entretien ni, par la seule production de la liste des dates auxquelles il peut les rencontrer dans le cadre de l'exercice son droit de visite, l'existence de liens stables et anciens avec ses enfants à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, s'il soutient que ses parents, en situation irrégulière sur le territoire français, et ses frères et sœurs, en situation régulière, sont présents sur le territoire français, sans justifier toutefois des liens qu'il entretiendrait avec eux, cette seule circonstance ne suffit pas à établir qu'il disposerait d'attaches suffisamment anciennes et stables sur le territoire national. Enfin, s'il soutient exercer une activité professionnelle depuis 2021 et produit, à l'appui de ses allégations, une fiche de fonctions de chauffeur, des attestations Pôle Emploi, des certificats de travail, ces activités, exercées dans le cadre de contrats à durée déterminée, ces pièces sont insuffisantes pour caractériser une insertion professionnelle significative sur le territoire français. Dans ces conditions, et alors au demeurant qu'il ressort des pièces du dossier que M. C a fait l'objet de trois signalisations entre le 15 janvier 2021 et le 3 janvier 2023 pour " destruction ou dégradation de véhicule privé ", " circulation avec véhicule sans assurance ", " violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint " et " violence sans incapacité sur un mineur de 15 ans par un ascendant ou personne ayant autorité sur la victime ", le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni qu'il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
13. Pour contester la décision attaquée, M. C se prévaut de ses liens sur le territoire français et de son insertion professionnelle. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement, les moyens tirés du caractère disproportionné de l'interdiction de retour sur le territoire français et de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance et aux dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 avril 2024.
La magistrate désignée,
signé
J. PARISI
La greffière,
signé
S. CHATELLAIN
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026