LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401564

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401564

lundi 29 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401564
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantQUENNEHEN-TOURBIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 avril 2024, M. B A, représenté par Me Tourbier, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 20 mars 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a notifié le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait ;

2°) d'enjoindre à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 1500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la condition relative à l'urgence est remplie, au regard de la gravité des effets de cette décision sur sa situation de vulnérabilité, alors qu'il est sans ressources, sans logement et malade ;

- la condition relative au doute sérieux sur la légalité de la décision est remplie dès lors que la décision attaquée est insuffisamment motivée et que compte tenu de sa vulnérabilité, elle porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile et méconnait l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête de M. A enregistrée sous le n° 2401627 le 19 avril 2024.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin de suspension :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Il résulte des dispositions des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative rappelées au point précédent que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont, à la date à laquelle il statue, de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit s'apprécier objectivement et globalement et tenir compte du fait que le requérant ne s'est pas placé de lui-même dans la situation qu'il invoque.

3. En l'espèce, il résulte de l'instruction que M. A a présenté une demande d'asile en France et a accepté le 10 septembre 2021 les conditions matérielles qui lui ont été proposées. Toutefois, il a fait l'objet d'une décision de transfert vers l'Espagne, au motif que cet Etat était responsable de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, exécutée en mars 2022. Revenu en France,

M. A y a de nouveau présenté une demande d'asile qui est en cours d'examen. Une décision de cessation des conditions matérielles d'accueil lui a été notifiée le 3 janvier 2024. Par sa requête,

M. A demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 20 mars 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a notifié le refus de rétablissement des conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait.

4. M. A soutient que la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite dès lors qu'il est actuellement sans aucune ressource, sans solution de logement et qu'il présente une vulnérabilité particulière, en raison de son état de santé fragile.

5. D'une part, il résulte de ce qui a été dit au point 3 que M. A a été transféré à bon droit vers l'Espagne, sa demande d'asile relevant de la compétence des autorités espagnoles et le recours présenté contre la décision de transfert ayant été rejeté. Si le requérant a indiqué dans ses observations à l'OFII qu'il n'avait " pas eu de prise en charge " médicale de sa pathologie en Espagne, il relève toutefois que sa pathologie a été diagnostiquée dans ce dernier Etat, et n'apporte aucun élément de précision relatif aux soins dont il a bénéficié en Espagne ou aux circonstances dans lesquelles des soins lui auraient été refusés. Il n'allègue pas, enfin, qu'il n'était pas en mesure de saisir utilement les autorités judiciaires de ce pays afin de faire respecter les droits attachés à sa qualité de demandeur d'asile.

6. D'autre part, si M. A fait valoir qu'il souffre d'une hépatite B, qu'il est suivi en milieu hospitalier, et s'il produit une ordonnance médicale pour un traitement par Ténofovir il n'est pas établi ni même allégué que la prise en charge de la pathologie dont il souffre ne pourrait être assurée d'une manière appropriée en Espagne. En outre, si le requérant soutient qu'il est dépourvu de logement et de ressources, il n'apporte aucun élément de précision sur ses conditions de vie depuis son retour d'Espagne, alors qu'il ressort d'un certificat médical qu'il a pu bénéficier d'hébergements ponctuels en foyer. Enfin, les documents médicaux produits par l'intéressé ne permettent pas d'établir la gravité de son état de santé à la date de la décision attaquée. Ainsi, il ne justifie pas d'une situation de vulnérabilité particulière à ce titre.

7. Par suite, en l'état du dossier, la situation que M. A invoque, qu'il a lui-même créée en quittant, sans motif légitime, le pays initialement responsable de sa demande d'asile, ne présente pas un caractère d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, quand bien même il aurait été autorisé à présenter une demande d'asile qui serait en cours d'examen en France.

8. Il résulte de ce qui précède que, la condition d'urgence n'étant pas remplie, il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par M. A sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sans qu'il soit besoin de statuer sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige.

Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :

4. M. A a présenté le 19 avril 2024 une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. Aux termes de l'article 7 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'aide juridictionnelle est accordée à la personne dont l'action n'apparaît pas, manifestement, irrecevable, dénuée de fondement ou abusive en raison notamment du nombre des demandes, de leur caractère répétitif ou systématique () ". Il résulte de ce qui précède que la demande de M. A est manifestement dénuée de fondement au sens de l'article 7 de la loi du

10 juillet 1991. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Tourbier.

Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.

Fait à Amiens, le 29 avril 2024.

La juge des référés,

Signé :

C. Galle

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions