LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2401676

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2401676

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2401676
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantRACLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 avril 2024 et 11 juin 2024, M. A B, représenté par Me Racle, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, ou à défaut de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- les motifs exceptionnels liés à ses études et à son travail justifient la délivrance d'un titre de séjour.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juin 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Fumagalli, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant guinéen né le 15 novembre 2004 est entré sur le territoire français le 9 août 2021 selon ses déclarations. L'intéressé a été confié à l'aide sociale à l'enfance (ASE) puis, une fois devenu majeur, a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 2 avril 2024, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

2. Aux termes de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "

3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été confié à l'aide sociale à l'enfance à l'âge de dix-sept ans, en 2019. Au cours de l'année scolaire 2022-2023, au cours de laquelle il est devenu majeur, l'intéressé était inscrit au lycée professionnel Colard Noël de Saint-Quentin en classe de seconde " métiers des transitions numérique et énergétique ", puis en classe de première. A la date de l'arrêté, M. B a signé un contrat d'apprentissage avec la société Hiolle technologies d'une durée de deux ans à compter du 28 août 2023 dans le cadre d'un bac professionnel " métiers de l'électricité et ses environnements connectés ". Toutefois, à l'appui de sa requête, l'intéressé se borne à produire trois bulletins de salaire émis en 2023 et en 2024 sans faire état d'aucun élément quant au caractère réel et sérieux de ses études et de sa formation au métier de câbleur. Il ressort du bulletin scolaire du premier semestre de l'année 2023-2024 que si M. B a obtenu des notes de 11,80 et 12,89 en électricité professionnelle et de 19 en éducation physique et sportive, ses notes dans les autres matières établissent de graves insuffisances, notamment en français (6), en mathématiques (2,40) et en économie gestion (6,50). Les appréciations portées sur ce bulletin font état de résultats scolaires insuffisants, notamment en raison d'une absence de maitrise suffisante de la langue française, que ne permet pas de contredire un diplôme d'études en langue française de niveau A1 délivré à l'intéressé en juin 2023. Le requérant ne fournit en outre aucune pièce relative aux conditions de son apprentissage en entreprise et aux compétences qu'il a pu acquérir dans ce cadre. De plus, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où réside sa sœur. Compte tenu de la situation d'ensemble de M. B, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L.435-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, et compte tenu de la circonstance que l'intéressé est célibataire et sans enfant à charge, le préfet de l'Aisne n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.

4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Aisne.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Galle, présidente,

M. Richard, premier conseiller,

M. Fumagalli, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.

La présidente,

Signé

C. Galle

Le rapporteur,

Signé

E. Fumagalli Le greffier,

Signé

J.-F. Langlois

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2401676

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions