jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401705 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP MEIER-BOURDEAU LÉCUYER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 29 avril et 14 mai 2024, la Ligue des Droits de l'Homme, l'association Maraudes Citoyennes Amiénoises et l'association Solam Solidarité Amiénoise, représentées par Me Crusoé et Me Ogier, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2024 par lequel la maire de la commune d'Amiens a réglementé l'exercice de la mendicité dans les rues de l'hypercentre de la ville d'Amiens ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Amiens, au profit de la Ligue des Droits de l'Homme, une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 14 mai 2024, l'association Barreau des Rues, représentée par la société d'avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation Meier-Bourdeau Lécuyer et associés, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en litige du 25 avril 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juin 2024, la commune d'Amiens informe le tribunal de ce qu'elle a procédé au retrait de l'arrêté attaqué du 25 avril 2024 par un arrêté du 19 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 19 juin 2024, postérieur à l'introduction de la requête et devenu définitif, la maire de la commune d'Amiens a retiré son arrêté du 25 avril 2024 portant réglementation de l'exercice de la mendicité dans les rues de l'hypercentre de la ville d'Amiens. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 avril 2024 ont perdu leur objet en cours d'instance. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par les associations requérantes.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune d'Amiens la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par la Ligue des Droits de l'Homme, l'association Maraudes Citoyennes Amiénoises et l'association Solam Solidarité Amiénoise.
Article 2 : La commune d'Amiens versera une somme de 2 000 euros à la Ligue des Droits de l'Homme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la Ligue des Droits de l'Homme, à l'association Maraudes Citoyennes Amiénoises, à l'association Solam Solidarité Amiénoise et à la commune d'Amiens.
Copie en sera adressée à l'association Barreau des Rues.
Fait à Amiens, le 3 octobre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
Signé
S. Lebdiri
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026