mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2401885 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 15 mai 2024 sous le n° 2401885, M. E C, représenté par Me Tourbier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il doit être renvoyé et l'a informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;
2°) d'enjoindre au préfet, dans le délai de dix jours à compter de la notification de la décision à intervenir, de procéder à l'effacement du signalement ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne le signalement aux fins de non admission dans le système d'informations Schengen :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait dans la mesure où aucune mesure d'interdiction de retour sur le territoire français n'a été prise ;
- aucun des motifs prévus par le règlement n° 1987/2006 du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 ne peut fonder la décision attaquée en l'espèce.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la demande d'aide juridictionnelle présentée le 15 mai 2024 par M. C auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens.
II. Par une requête enregistrée le 15 mai 2024 sous le n° 2401886, M. E C, représenté par Me Tourbier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de la Somme l'a assigné à résidence à Amiens au 9 rue d'Alsace appartement 1 pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- la décision attaquée, en mentionnant deux périmètres d'assignations, méconnaît les dispositions de l'article L. 761-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la demande d'aide juridictionnelle présentée le 15 mai 2024 par M. C auprès du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les requêtes relevant des procédures mentionnées aux articles L. 352-4, L. 352-5, L. 352-6, L. 352-8, L. 352-9, L. 614-1 et suivants, L. 732-8, L. 743-20, L. 754-4, L. 754-5, L. 753-7 et suivants, L. 572-4, L. 572-5,
L. 572-6, L. 752-5, L. 752-6, L. 752-11 et L. 752-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Wavelet, magistrat désigné ;
- les observations de Me Niquet, représentant M. C, qui s'en rapporte à l'instruction écrite, ainsi que M. C, qui fait valoir en particulier qu'en l'absence de détention de titre de séjour il peut difficilement envisager des projets d'études ou professionnels et que, par ailleurs, il ne peut envisager de retourner vivre dans son pays d'origine dès lors qu'il est présent depuis l'âge de 10 ans en France, où résident également sa mère et sa sœur.
La clôture de l'instruction a été prononcée après les observations orales, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant algérien né le 10 septembre 2001, est entré sur le territoire français le 29 août 2013 selon ses déclarations. Le 12 mai 2024, il a été interpellé par les services de police d'Amiens pour des faits de violation de domicile. Par les requêtes n° 2401885 et 2401886, M. C demande respectivement l'annulation, d'une part, de l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il doit être renvoyé et l'a informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour, d'autre part, de l'arrêté du même jour par lequel le préfet de ce même département l'a assigné à résidence à Amiens au n° 9 rue d'Alsace appartement 1 pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n°s 2401885 et 2401886 ont été introduites par le même requérant, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence () / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
4. M. C a sollicité l'aide juridictionnelle. Il y a lieu, en application des dispositions précitées, d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de renvoi :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée (). Par ailleurs, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
6. En l'espèce, l'arrêté en litige vise et mentionne les textes dont il fait application, notamment le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs le préfet de la Somme, qui n'est pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'étranger faisant l'objet notamment d'une obligation de quitter le territoire français, précise en particulier que l'intéressé s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, de sorte que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
7. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient M. C, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Somme n'aurait pas procédé à un examen particulier et complet de sa situation personnelle et familiale avant de prendre la décision attaquée.
8. En dernier lieu, M. C soutient que la décision attaquée méconnait les stipulations de l'articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors qu'il est présent de manière continue depuis 2013 en France où il dispose d'attaches fortes et a suivi sa scolarité, qu'il n'a plus d'attaches familiales en Algérie, ne constitue pas une menace à l'ordre public et rencontre des problèmes médicaux. Il ressort des pièces du dossier que si l'intéressé est entré en France en août 2013 à l'âge de 11 ans avec sa mère Mme A B épouse D, titulaire d'une carte de résident algérien valable dix ans jusqu'en 2026, qu'il a obtenu le diplôme du baccalauréat général mention scientifique en 2020, qu'il vit avec sa mère et ses deux sœurs nées en 2006 et 2016 dont la cadette dispose de la nationalité française, l'intéressé est cependant majeur, célibataire sans charge de famille, connu des services de police et peut être regardé en l'espèce comme constituant une menace pour l'ordre public, les extraits du fichier national de traitement des antécédents judiciaires produits en défense mentionnant des interpellations pour de nombreuses et diverses infractions depuis 2019. Par ailleurs, M. C ne justifie pas d'une intégration à la société française suffisamment ancienne, intense et stable, notamment en l'absence de poursuite d'études ou d'activité professionnelle, n'établit pas l'intensité des liens allégués avec ses attaches familiales en France et n'établit pas par ailleurs être dépourvu de toute attache familiale en Algérie où résiderait toujours son oncle. Enfin, outre qu'il n'établit pas que les problèmes médicaux qu'il indique rencontrer, dont les justificatifs les plus récents produits à ce titre datent de 2021, empêcherait son retour en Algérie, en l'absence d'interdiction de retour sur le territoire français il ne lui serait pas interdit de revenir en France muni d'un visa. Dans ces conditions, eu égard notamment à sa situation personnelle et familiale, et nonobstant sa présence en France depuis 2013, le préfet de la Somme ne peut être regardé en l'espèce comme ayant porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la mesure d'éloignement a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :
9. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ". En vertu de l'article R. 613-7 du même code, les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour prise en application de l'article L. 613-5 sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription au fichier des personnes recherchées.
10. Il résulte des dispositions précitées que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français ou prolonge l'interdiction de retour dont cet étranger fait l'objet, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet en tant que telle d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de la mesure de signalement aux fins de non admission de M. C dans le système d'information Schengen sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de la Somme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays à destination duquel il doit être renvoyé et l'a informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction afférentes.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant assignation à résidence :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivées ". Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées dans délai des motifs des décisions individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques, ou de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
13. Il ressort des termes de la décision litigieuse que celle-ci mentionne les considérations de droit, en l'occurrence le 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les considérations de fait, notamment la circonstance que l'intéressé fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français édictée depuis moins de trois ans pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé. Par suite, la décision portant assignation à résidence est suffisamment motivée, de sorte que le moyen tiré de l'insuffisante motivation manque en fait et doit être écarté.
14. En second lieu, contrairement à ce que soutient M. C, en l'assignant " à Amiens, 9 rue d'Alsace, appartement 1 ", le préfet de la Somme n'a pas assigné l'intéressé dans deux périmètres différents, de sorte que le moyen doit être écarté comme manquant en fait.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet de la Somme l'a assigné à résidence à Amiens, 9 rue d'Alsace, appartement 1 pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Les requêtes n° 2401885 et 2401886 présentées par M. C sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au préfet de la Somme.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
F. Wavelet
Le greffier,
Signé
J.-F. Langlois
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°s 2401885 et 2401886
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026