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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402000

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402000

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402000
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantVAILLANT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 et 31 mai et 26 juin 2024, M. B A, représenté par Me Vaillant, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous la même condition d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur le refus de titre de séjour :

- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- c'est à tort que la décision attaquée a retenu qu'il présentait une menace à l'ordre public ;

- il remplit l'ensemble des conditions posées par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et par l'article L. 435-3 du même code pour se voir délivrer un titre de séjour ;

- la décision attaquée méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation compte-tenu de ses attaches personnelles en France ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé :

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur le délai de départ volontaire :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

Sur le pays de renvoi :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juin 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 mai 2024.

Par ordonnance du 7 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Pierre.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen né le 1er juin 2004, déclare être entré en France le 22 avril 2021. Il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et a été mis en possession d'un titre de séjour en qualité d'étudiant à sa majorité. Le renouvellement de ce titre de séjour lui a toutefois été refusé par l'arrêté attaqué du 17 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a également fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans.

Sur le moyen commun à plusieurs décisions :

2. L'arrêté contesté a été signé par M. Alain Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, lequel disposait d'une délégation de signature du préfet en date du 13 septembre 2023 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, à l'effet de signer notamment les décisions et les actes de procédure prévus en matière de police des étrangers par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. /A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci comporte de façon suffisamment circonstanciée l'indication des motifs de droit et de fait qui en constituent le fondement, et détaille la situation de M. A par des considérations qui lui sont propres. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision refusant un titre de séjour serait entachée d'une insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

6. Il ressort des pièces du dossier que pour refuser le titre de séjour sollicité, le préfet de l'Aisne a relevé que la présence de M. A sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public.

7. A cet égard, il ressort des pièces du dossier que M. A a été interpellé à deux reprises pour exhibition sexuelle en 2021 et 2023 et qu'il a reconnu les faits. Par suite, et alors même qu'il n'a pas fait à ce jour l'objet d'une condamnation pénale, c'est à bon droit que le préfet de l'Aisne a retenu que sa présence en France constituait une menace à l'ordre public faisant obstacle à ce qu'un titre de séjour lui soit délivré en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En troisième lieu, et en tout état de cause, M. A ne saurait se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que sa demande de renouvellement de titre de séjour a été présentée au-delà de l'année suivant son dix-huitième anniversaire.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

10. Il ressort des pièces du dossier que M. A est célibataire et sans enfants. Il n'établit pas disposer d'attaches personnelles ou familiales particulières en France. En outre, ainsi qu'il a été dit, son comportement constitue une menace à l'ordre public. Dans ces conditions, et alors même qu'il suit des études en France, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant un titre de séjour aurait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni, en tout état de cause, que sa situation relèverait des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

12. Ainsi qu'il a été dit, alors que la décision portant refus d'un titre de séjour est suffisamment motivée, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué, en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français en vertu du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui y est mentionné, serait insuffisamment motivé.

13. En deuxième lieu, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé.

14. En troisième lieu, compte-tenu de la situation personnelle de M. A telle qu'exposée au point 10, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Sur la décision relative au délai de départ volontaire :

15. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

16. Il ne ressort d'aucune des pièces du dossier, ni n'est même allégué, que M. A aurait sollicité du préfet de l'Aisne, en faisant état de circonstances particulières tirées de sa situation, l'octroi d'un délai supérieur au délai de départ volontaire de droit commun de trente jours fixé par les dispositions précitées de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de l'Aisne n'avait pas à faire apparaître, dans les motifs de l'arrêté contesté, les raisons pour lesquelles il a estimé devoir accorder ce délai à l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'une insuffisance de motivation doit être écarté.

17. En deuxième lieu, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant à trente jours le délai de départ qui lui est accordé serait illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé.

18. En troisième lieu, si M. A soutient que l'autorité préfectorale aurait dû lui laisser un délai supérieur à trente jours pour exécuter la mesure d'éloignement dès lors qu'il poursuit actuellement des études, cette circonstance ne caractérise pas une situation exceptionnelle justifiant de déroger au délai de droit commun de trente jours. Ce moyen doit ainsi être écarté.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

19. En premier lieu, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays à destination duquel il pourrait être renvoyé serait illégale au motif de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé.

20. En deuxième lieu, la décision attaquée qui définit la Guinée, pays dont M. A a la nationalité, comme pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet, est suffisamment motivée.

21. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. () ".

22. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'en cas de retour en Guinée, M. A y serait exposé à des traitements inhumains ou dégradants en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'est pas plus fondé à soutenir que cette décision porterait atteinte à sa vie privée et familiale telle que protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou qu'elle serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

23. En premier lieu, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans serait illégale au motif de l'illégalité du refus de titre de séjour qui lui a été opposé.

24. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".

25. Il ressort de la décision attaquée que pour justifier la décision d'interdire M. A de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, le préfet de l'Aisne a pris en compte la durée de séjour en France de l'intéressé, l'absence d'attaches familiales en France et la circonstance que, s'il n'avait jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, il présentait, en revanche, une menace à l'ordre public. Par suite, cette décision est suffisamment motivée et le moyen en ce sens doit être écarté.

26. En troisième lieu, compte-tenu de la situation personnelle de M. A telle qu'exposée au point 10, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans serait entachée d'une erreur d'appréciation.

27. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de l'Aisne et à Me Vaillant.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Boutou, président,

Mme Pierre, première conseillère,

Mme Sako, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La rapporteure,

Signé

A-L Pierre

Le président,

Signé

B. Boutou

La greffière,

Signé

A. Ribière

La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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