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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402015

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402015

samedi 25 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402015
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mai 2024, M. A B doit être regardé comme contestant, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la mesure de "mise en prévention" dont il a fait l'objet.

Il soutient que :

- il n'a pas commis les faits reprochés et il a l'intention de déposer plainte à raison de cette circonstance, ainsi qu'à raison des violences dont il a fait l'objet ;

- il ne dispose que d'un accès limité à des mesures d'hygiène et de constatations médicales.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes, d'une part, de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans le délai de quarante-huit heures ". Selon l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 57-7-18 du code de procédure pénale : " Le chef d'établissement ou son délégataire peut, à titre préventif et sans attendre la réunion de la commission de discipline, décider le confinement en cellule individuelle ordinaire ou le placement en cellule disciplinaire d'une personne détenue, si les faits constituent une faute du premier ou du deuxième degré et si la mesure est l'unique moyen de mettre fin à la faute ou de préserver l'ordre à l'intérieur de l'établissement () ".

3. En admettant que la mesure contestée par M. B, décrite sans autre précision comme étant une "mise en prévention", soit intervenue sur le fondement des dispositions précitées, l'intéressé se borne à soutenir, de même sans aucune autre précision, qu'il n'aurait pas commis les faits qu'on lui reproche, sans même décrire ces derniers ni même aucune autre circonstance de fait ayant conduit à l'intervention de la mesure contestée. Il est ainsi manifeste que M. B n'établit, aux termes de son argumentation, aucune atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête que M. B présente sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit, sans qu'il soit besoin de s'assurer si les autres conditions prévues pour l'application de ces dispositions sont remplies, être rejetée selon la procédure prévue à son article L. 522-3.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Amiens, le 25 mai 2024.

Le juge des référés,

signé

S. Thérain

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N° 2401979

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