mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402058 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | HOMEHR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 mai et 13 août 2024, Mme B D, représentée par Me Homehr, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de lui désigner d'office un avocat et un interprète en langue persane ;
2°) de suspendre l'exécution de la décision du 24 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français jusqu'au jugement à intervenir ;
3°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé l'Iran comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure ;
4°) d'annuler les décisions lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et prononçant son assignation à résidence ;
5°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne, dans un délai d'un mois, de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour ;
6°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- elle bénéficiait nécessairement d'un droit au séjour dans la mesure où un récépissé de demande de titre de séjour lui a été remis et où le service instructeur de la préfecture l'a sollicitée afin de compléter sa demande de titre de séjour par la production de pièces complémentaires ;
- l'arrêté attaqué est illégal dès lors que la date de naissance qui y est mentionnée est erronée et que le récépissé qui lui a été remis indique, à tort, qu'elle a sollicité un titre de séjour portant la mention " visiteur " ;
- il a été pris par une autorité incompétente, dès lors qu'il n'est pas justifié de l'existence d'une délégation de signature ;
- il est insuffisamment motivé ;
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet de l'Aisne a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet de l'Aisne a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 24 avril 2024 faisant obligation à la requérante de quitter le territoire français jusqu'au jugement à intervenir sont irrecevables dès lors qu'il n'appartient qu'au juge des référés de se prononcer sur de telles conclusions ;
- les conclusions tendant à l'annulation d'une décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans sont irrecevables dès lors qu'aucune décision de ce type n'a été édictée ;
- les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Harang, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante iranienne née le 21 mars 1985, déclare être entrée en France le 4 juillet 2017 sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a ensuite sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 24 avril 2024, dont Mme D demande l'annulation, le préfet de l'Aisne lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé l'Iran comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure.
Sur l'étendue du litige :
2. Les conclusions de Mme D tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 24 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français jusqu'au jugement à intervenir sont devenues sans objet du fait de l'intervention du présent jugement. Par suite, il n'y a en tout état de cause pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et prononçant une assignation à résidence :
3. D'une part, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Aisne aurait édicté à l'encontre de Mme D une décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Dans ces conditions, la fin de non-recevoir tirée de l'inexistence de cette décision doit être accueillie.
4. D'autre part, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet de l'Aisne aurait adopté une décision prononçant l'assignation à résidence de l'intéressée. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'annulation présentées contre une telle décision inexistante sont irrecevables et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à la désignation d'office d'un avocat et d'un interprète :
5. Aucune disposition législative ou règlementaire non plus qu'aucun principe ne prévoit l'assistance d'un avocat commis d'office ou d'un interprète dans le cadre de la présente procédure. Par suite, les conclusions présentées par Mme D à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
6. En premier lieu, par un arrêté en date du 13 septembre 2023, publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture de l'Aisne, le préfet du l'Aisne a donné délégation à M. A C, son directeur de cabinet, à l'effet de signer, notamment, les décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Contrairement à ce que soutient la requérante, cet arrêté ne saurait être regardé comme ayant été implicitement abrogé par l'entrée en vigueur de la loi susvisée du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
7. En deuxième lieu, le refus de délivrance d'un titre de séjour vise les dispositions légales et réglementaires sur lesquelles le préfet de l'Aisne a entendu se fonder, et notamment les articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et précise suffisamment les éléments relatifs à sa situation personnelle et professionnelle pris en considération à cette fin, sans qu'ait d'incidence la mention d'une date de naissance erronée. La mesure obligeant l'intéressée à quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, ainsi que le prévoit l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lorsque, comme en l'espèce, cette mesure intervient sur le fondement du 3° de son article L. 611-1. En outre, en indiquant que Mme D est de nationalité iranienne et n'établit pas être exposée à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet de l'Aisne a également suffisamment motivé sa décision fixant le pays de destination. De plus, lorsque l'autorité administrative prévoit qu'un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement dispose du délai de départ volontaire de trente jours, qui est le délai normalement applicable, ou d'un délai supérieur, elle n'a pas à motiver spécifiquement sa décision. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé.
8. En dernier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes duquel " La détention d'un document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour () autorise la présence de l'étranger en France sans préjuger de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour. () ", que Mme D n'est pas fondée à soutenir qu'elle bénéficiait nécessairement d'un droit au séjour en raison de la seule délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Elle n'est pas davantage fondée à soutenir qu'il en irait de même du seul fait de l'existence d'une demande du service instructeur de la préfecture tendant à la production des pièces nécessaires à l'examen de sa demande de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ". Selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Si Mme D fait valoir qu'elle est arrivée en France au cours de l'année 2017 pour rejoindre son partenaire titulaire d'une carte de résident avec lequel elle vivrait maritalement depuis 2001, elle n'apporte aucun élément établissant cette relation avant l'année 2023. Il n'est pas davantage établi que sa famille résidant en Iran, et plus particulièrement son père, se serait opposée à cette union pour des raisons religieuses, ni qu'une telle opposition, dont les fondements ne sont d'ailleurs pas exposés, ne pourrait être levée conformément au droit iranien. En outre, si l'intéressée fait l'objet d'un suivi médical en vue d'une assistance à la procréation, elle ne démontre pas qu'elle ne pourrait bénéficier d'un tel traitement dans son pays d'origine. Par ailleurs, il ne ressort des pièces du dossier ni que la requérante aurait fait l'objet d'une condamnation à une peine d'emprisonnement dans son pays d'origine en raison de son engagement en faveur des droits des femmes, ni qu'elle aurait rompu tout contact avec les membres de sa famille résidant en Iran. Dans ces conditions, et alors même que l'intéressée assisterait son conjoint dans la création de son entreprise individuelle ou suivrait des enseignements de langue française ou encore exercerait plusieurs loisirs sur le territoire français, Mme D n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de l'Aisne aurait porté une atteinte disproportionnée à don droit au respect de sa vie privée et familiale et ainsi méconnu les dispositions et stipulations précitées.
11. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Aisne aurait commis une erreur manifeste dans l'usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
12. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 11° de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenues l'article L. 425-9, n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 12 du présent jugement que le moyen tiré de l'illégalité de la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour doit être écarté.
14. En deuxième lieu, Mme D, qui n'a pas d'enfant, ne peut utilement soutenir que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10 du présent jugement, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Aisne aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle ni qu'il aurait méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
16. En quatrième et dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 10° de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, devenues 5° de l'article L. 631-3, n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui a repris, à compter du 1er mai 2021, les dispositions de l'article L. 513-2 de ce code dont Mme D se prévaut : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de cette convention : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
18. En se bornant à faire valoir qu'en cas de retour en Iran, où elle soutient, sans au demeurant apporter aucun élément probant à l'appui de son allégation, avoir fait l'objet d'une condamnation à une peine d'emprisonnement en raison de son engagement en faveur des droits des femmes, elle serait exposée à des peines ou traitements inhumains ou dégradants, elle n'établit pas, alors que sa demande d'asile a d'ailleurs été rejetée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et apatrides du 23 mai 2019, puis de la cour nationale du droit d'asile du 28 décembre 2020, que le préfet de l'Aisne aurait méconnu les dispositions et stipulations précitées en fixant l'Iran comme pays de destination.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme D tendant à l'annulation des décisions refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination doivent être rejetées, y compris ses conclusions à fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme D tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 24 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français jusqu'au jugement à intervenir.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et au préfet de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 2 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- M. Truy, premier conseiller honoraire,
- M. Harang, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
J. HarangLe président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026