lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402444 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 juin 2024, Mme A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 mai 2024 par laquelle la commission de médiation de l'Oise a rejeté son recours tendant à la reconnaissance du caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement ;
2°) d'enjoindre à l'Etat, en application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, de lui attribuer un logement adapté à ses besoins et capacités.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité de la requête de Mme B, en tant que le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement a déjà été reconnu par une précédente décision du 17 janvier 2023, laquelle a d'ailleurs donné lieu à une ordonnance du tribunal administratif d'Amiens du 17 octobre 2023 enjoignant à la préfète de l'Oise de lui attribuer un logement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. Il résulte de l'instruction que Mme B a saisi la commission de médiation de l'Oise le 22 mars 2024. Cette commission a, par décision du 14 mai 2024, rejeté la demande de Mme B au motif qu'elle avait déjà été reconnue prioritaire pour un logement par une décision du 17 janvier 2023 et qu'elle conservait le bénéfice de cette décision. Cette décision ne modifie pas la situation de Mme B et n'emporte aucune conséquence nouvelle de nature à faire grief à l'intéressée. Au surplus, le tribunal administratif d'Amiens, aux termes d'une ordonnance du 17 octobre 2023, a déjà enjoint à la préfète de l'Oise de lui attribuer, sous astreinte, un logement répondant à ses besoins et à ses capacités. Ainsi, la requête de Mme B, qui tend à l'annulation d'une décision purement confirmative d'une précédente décision au demeurant favorable, et qui a été présentée alors que l'intéressée avait déjà obtenu satisfaction, est manifestement irrecevable et ne peut, dès lors, qu'être rejetée en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Oise.
Fait à Amiens le 22 juillet 2024.
La présidente,
Signé
F. Demurger
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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