vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402450 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ABASSADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 7 et 18 mars 2024 au tribunal administratif de Paris et transmis le 18 juin 2024 au tribunal administratif d'Amiens, M. A B, représenté par Me Abassade, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 mars 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'application de cette mesure.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- il méconnait les dispositions de l'article L. 743-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien, né le 21 octobre 1988, déclare être entré en France le 17 mai 2023. Par deux arrêtés du 4 mars 2024, la préfète de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé l'Algérie comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Aux termes de la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté l'assignant à résidence.
2. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours () ".
3. Il est constant que M. B a pris connaissance de l'arrêté par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours au plus tard le 8 mars 2024, date à laquelle a été enregistrée sa requête auprès des services du greffe du tribunal administratif de Paris. Par ailleurs, à supposer même que cet arrêté ait fait l'objet d'un renouvellement, ce qui ne ressort au demeurant d'aucune pièce du dossier, les effets d'une telle mesure auraient, en tout état de cause, cessé au plus tard le 9 juin 2024. Dans ces conditions, les conclusions de la requête ont perdu leur objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B aux fins d'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Oise du 4 mars 2024 l'assignant à résidence.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Amiens, le 5 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé
A. Rondepierre
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
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