mercredi 26 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402472 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | PERINAUD |
Vu la procédure suivante :
I. Par une ordonnance du 11 juin 2024, enregistrée sous le numéro 2402472, le 19 juin 2024 au greffe du tribunal, le magistrat désigné du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal de Montreuil le 7 juin 2024, M. B A, représenté par Me Perinaud, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de l'Aisne l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le signataire de l'arrêté attaqué était incompétent ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen particulier ;
- le préfet de l'Aisne ne pouvait librement choisir son lieu d'assignation à résidence ;
- l'arrêté attaqué méconnait les droits constitutionnels de respect de la vie privée et familiale et de liberté d'aller et venir, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte-tenu de sa résidence stable sur le territoire de la commune de Pavillon-sous-bois.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
II. Par une ordonnance du 14 juin 2024, enregistrée sous le numéro 2402485, le 20 juin 2024 au greffe du tribunal, le premier vice-président du tribunal administratif de Lille a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A.
Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal de Lille le 31 mai 2024, et un mémoire enregistré au greffe du tribunal, le 21 juin 2024, M. B A, représenté par Me Perinaud, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de réexaminer sa situation en le munissant d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au bénéfice de son avocat en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou, en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle, la même somme en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;
- la décision attaquée a été prise en méconnaissance du droit à être entendu ;
- l'arrêté attaqué méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte-tenu de sa situation personnelle en France ;
- il ne présente pas une menace à l'ordre public et est présumé innocent ;
Sur le refus de délai de départ volontaire :
- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;
- il ne pouvait se voir refuser un délai de départ volontaire ;
Sur le pays de renvoi :
- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;
- la décision attaquée méconnait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- le signataire de la décision attaquée était incompétent ;
- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et des motifs humanitaires s'y opposaient ;
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant un délai de départ volontaire ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juin 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Pierre, première conseillère, pour statuer sur les décisions relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close :
- le rapport de Mme Pierre ;
- les observations de Me Cliquennois, représentant M. A, qui expose abandonner sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire, ainsi que les moyens tirés de l'incompétence du signataire des décisions attaquées, de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'atteinte à la vie privée et familiale du requérant et tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, maintenir le surplus de ses conclusions et moyens et soutient, en outre, que la méconnaissance du droit d'être entendu est soulevé à l'encontre de l'ensemble de l'arrêté du 30 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant serbe, né le 7 octobre 1998, déclare résider en France depuis un an et demi. Par un arrêté du 30 mai 2024, dont M. A demande l'annulation par la requête n°2402485, le préfet de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Il a fait l'objet le même jour d'un placement en rétention, levé par une décision de la Cour d'appel de Douai du 5 juin 2024. Par un arrêté du 5 juin 2024, le préfet de l'Aisne l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours. M. A demande l'annulation de cet arrêté par la requête n° 2402472.
2. Les requêtes n° 2402472 et n° 2402485 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 30 mai 2024 :
Quant à la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Ce droit implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une mesure d'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il revient à l'intéressé, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
5. Il ressort des pièces du dossier que si M. A n'a pas été spécifiquement interrogé sur la perspective d'une mesure d'éloignement, il a été entendu au cours de son audition par les services de police le 29 mai 2024 au sujet de ses conditions d'arrivée et de séjour en France et sa situation personnelle. Il a ainsi pu faire état de son adresse à Pavillon-sous-Bois ainsi qu'il ressort du procès-verbal de cette audition. Dans ces conditions, M. A qui a pu faire valoir les éléments pertinents dont il se prévaut, n'est pas fondé à soutenir que son droit à être entendu aurait été méconnu.
6. En second lieu, il ne ressort pas des termes de l'arrêté du 30 mai 2024 que le préfet se serait fondé sur la circonstance que l'intéressé constituerait une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'une telle menace est inopérant.
Quant à la décision refusant un délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Enfin, l'article L. 612-3 de ce code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. Il ressort des termes de l'arrêté du 30 mai 2024 que pour refuser un délai de départ volontaire à M. A, le préfet de l'Aisne s'est fondé sur la circonstance qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français au regard des cas prévus au 1° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, et d'une part, en tant que ressortissant serbe, M. A n'était pas soumis à une obligation de visa pour entrer sur le territoire français, il ne peut ainsi relever du 1° de cet article. D'autre part, l'intéressé dispose, contrairement à ce qu'a retenu le préfet, d'un passeport en cours de validité et d'une adresse stable à Pavillon-sous-Bois ce dont il justifie par les pièces qu'il a produites et ne relève ainsi pas du 8° du même article. Dans ces conditions, il est fondé à soutenir que c'est-à-tort que le préfet de l'Aisne lui a refusé un délai de départ volontaire.
9. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de l'Aisne a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.
Quant à la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ".
11. La décision du 30 mai 2024 par laquelle le préfet de l'Aisne a refusé à M. A l'octroi d'un délai de départ volontaire étant illégale, celui-ci est fondé, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, à demander l'annulation de la décision, fondée sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par laquelle l'autorité préfectorale lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2024 en tant qu'il lui refuse l'octroi d'un délai de départ volontaire et l'interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
En ce qui concerne l'arrêté du 5 juin 2024 :
13. Aux termes de l'article L. 730-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, dans les conditions prévues au présent titre, assigner à résidence l'étranger faisant l'objet d'une décision d'éloignement sans délai de départ volontaire ou pour laquelle le délai de départ volontaire imparti a expiré et qui ne peut quitter immédiatement le territoire français ".
14. Dès lors que M. A établit résider à Pavillon-sous-Bois, notamment par la production de son contrat de bail, il est fondé à soutenir que le préfet de l'Aisne a méconnu les dispositions précitées en l'assignant à résidence à Laon et à demander l'annulation de l'arrêté en ce sens du 5 juin 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement qui annule l'arrêté du 5 juin 2024 portant assignation à résidence et les décisions refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans mais rejette les conclusions présentées à l'encontre de l'arrêté du 30 mai 2024 en tant qu'il fait obligation à M. A de quitter le territoire français, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais d'instance :
16. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : Les décisions du 30 mai 2024 par lesquelles le préfet de l'Aisne a refusé d'octroyer à M. A un délai de départ volontaire et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans sont annulées.
Article 2 : L'arrêté du 5 juin 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a assigné M. A à résidence pour une durée de 45 jours est annulé.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes n°2402472 et 2402485 est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 juin 2024.
La magistrate désignée,
Signé
A-L. Pierre
Le greffier,
Signé
J-F. Langlois
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 et 2402485
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026