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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402506

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402506

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402506
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantQUENNEHEN-TOURBIER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête enregistrée sous le n°2402506 le 21 juin 2024, Mme C F et M. D E, représentés par Me Tourbier, demandent au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 5 février 2024 et du 16 mai 2024 par lesquelles le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt a refusé leur demande de dérogation à la carte scolaire pour l'inscription de leur enfant A à l'école élémentaire au titre de l'année scolaire 2024-2025 ;

2°) d'enjoindre au SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt d'accorder la dérogation sollicitée ou à défaut de réexaminer leur demande dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'urgence est établie dès lors que la rentrée scolaire est imminente, que le changement d'école imposé à leur fils, qui a été scolarisé à Lassigny durant l'école maternelle, aurait des conséquences importantes pour lui et que la décision attaquée oblige la famille, qui justifie de contraintes professionnelles, à modifier son organisation reposant sur le recours à une assistante maternelle proche du domicile des grands-parents, qui assurent également la garde des enfants, ce qui aura des conséquences financières ;

- il existe des moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions :

- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente dès lors que le maire de Cannectancourt et le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt ont tous deux pris des décisions de refus de dérogation, ce qui signifie que l'une ou l'autre de ces autorités n'était pas compétente pour statuer sur la demande de dérogation, et il n'est pas établi que le signataire des décisions attaquées avait reçu une délégation pour ce faire ;

- les décisions attaquées méconnaissent l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que le nom, le prénom et la qualité de signataire ne sont pas précisés ;

- les décisions attaquées ne sont pas motivées en droit et insuffisamment motivées en fait ;

- elles sont entachées d'une erreur de droit dès lors que le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt s'est cru à tort lié par l'avis du maire de la commune de Cannectancourt ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que compte tenu de leurs contraintes professionnelles, leur enfant est pris en charge quotidiennement dès 5h15 ou 6h15 par une assistante maternelle puis en fin de journée par les grands-parents de l'enfant, et que le recours à l'accueil périscolaire n'est pas possible ; que tant l'assistante maternelle que les grands-parents résident à Plessis-de-Roye, près de Lassigny, alors qu'aucune assistante maternelle acceptant de travailler en horaires décalés n'a été trouvée près du domicile de l'enfant ; qu'en outre, l'école de Lassigny dispose de suffisamment de places pour accueillir l'enfant ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant compte tenu de la scolarisation passée de l'enfant au sein de l'école maternelle de Lassigny.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 juillet 2024, le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt, représenté par Me Homehr, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'urgence n'est pas établie dès lors que l'enfant des requérants entre en CP et que le changement d'école lors de cette rentrée est donc adapté, que le seul fait de devoir intégrer un nouveau groupe d'enfants ne constitue pas une urgence ; que les contraintes induites par le changement d'école ne sont pas insurmontables dès lors que le domicile des parents est proche de leur ancien domicile, et de celui des grands-parents et de l'assistante maternelle ; en outre, les requérants ont déménagé depuis longtemps et se sont placés eux-mêmes dans une situation d'urgence ;

- les moyens soulevés ne sont pas propres à créer un doute sérieux :

- le SIVOM est compétent pour prendre la décision attaquée dès lors que les communes ont transféré leur compétence relative au fonctionnement des écoles au SIVOM ;

- le signataire de la décision attaquée est le président du SIVOM, M. B, qui est identifiable, malgré la mention " la direction " ;

- la décision est suffisamment motivée et renvoie nécessairement à l'article L. 212-8 du code de l'éducation ;

- la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 212-8 du code de l'éducation dès lors que les requérants ne rentrent dans aucun des cas de dérogation, que le coût de scolarisation d'un enfant est de 840 euros par an, alors que la famille a deux autres enfants ; que l'inadéquation entre les horaires du service de garde périscolaire de la commune d'Evricourt, où l'enfant doit être scolarisé, avec les horaires professionnels des parents est sans influence sur la légalité d'un refus de dérogation ; que le service périscolaire de la commune d'Evricourt permet un accueil de 7h30 à 18h30 ; que les contraintes d'organisation invoquées par la famille ne sont pas établies au regard de leur organisation actuelle, dès lors que leur enfant doit prendre le bus scolaire plusieurs fois par jour entre Lassigny et Plessis-le-Roye ; que ces motifs doivent s'il y a lieu être substitués au motif de la décision.

II. Par une requête enregistrée sous le n°2402520 le 24 juin 2024, Mme C F et M. D E, représentés par Me Tourbier, demandent au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 25 janvier 2024 par laquelle la maire de la commune de Cannectancourt a refusé leur demande de dérogation à la carte scolaire pour l'inscription de leur enfant A à l'école élémentaire au titre de l'année scolaire 2024-2025 ;

2°) d'enjoindre à la commune de Cannectancourt d'accorder la dérogation sollicitée ou à défaut de réexaminer leur demande dans un délai de 8 jours à compter de la notification de la décision, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Cannectancourt la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- l'urgence est établie dès lors que la rentrée scolaire est imminente, que le changement d'école imposé à leur fils, qui a été scolarisé à Lassigny durant l'école maternelle, aurait des conséquences importantes pour lui et que la décision attaquée oblige la famille, qui justifie de contraintes professionnelles, à modifier son organisation reposant sur le recours à une assistante maternelle proche du domicile des grands-parents, qui assurent la garde des enfants, ce qui aura des conséquences financières ;

- il existe des moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente dès lors que le maire de Cannectancourt et le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt ont tous deux pris des décisions de refus de dérogation, ce qui signifie que l'une ou l'autre de ces autorités n'était pas compétente pour statuer sur la demande de dérogation ;

- la décision attaquée n'est pas motivée en droit et insuffisamment motivée en fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que compte tenu de leurs contraintes professionnelles, leur enfant est pris en charge quotidiennement dès 5h15 ou 6h15 par une assistante maternelle puis en fin de journée par les grands-parents de l'enfant, et que le recours à l'accueil périscolaire n'est pas possible ; que tant l'assistante maternelle que les grands-parents résident à Plessis-de-Roye, près de Lassigny, alors qu'aucune assistante maternelle acceptant de travailler en horaires décalés n'a été trouvée près du domicile de l'enfant ; qu'en outre, l'école de Lassigny dispose de suffisamment de places pour accueillir l'enfant ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3, paragraphe 1 de la convention relative aux droits de l'enfant compte tenu de la scolarisation passée de l'enfant au sein de l'école maternelle de Lassigny.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 juillet 2024, la commune de Cannectancourt, représentée par Me Homehr, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge des requérants la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'urgence n'est pas établie dès lors que l'enfant des requérants entre en CP et que le changement d'école lors de cette rentrée est donc adapté, que le seul fait de devoir intégrer un nouveau groupe d'enfants ne constitue pas une urgence ; que les contraintes induites par le changement d'école ne sont pas insurmontables dès lors que le domicile des parents est proche de leur ancien domicile, de celui des grands-parents et de l'assistante maternelle ; en outre, les requérants ont déménagé depuis longtemps et se sont placés eux-mêmes dans une situation d'urgence ;

- les moyens soulevés ne sont pas propres à créer un doute sérieux :

- la compétence scolaire a été transférée au SIVOM ;

- la décision attaquée est suffisamment motivée et renvoie nécessairement à l'article L. 212-8 du code de l'éducation ;

- la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 212-8 du code de l'éducation dès lors que les requérants ne rentrent dans aucun des cas de dérogation, que le coût de scolarisation d'un enfant est de 840 euros par an, alors que la famille a deux autres enfants ; que l'inadéquation entre les horaires du service de garde périscolaire de la commune d'Evricourt, où l'enfant doit être scolarisé, avec les horaires professionnels des parents est sans influence sur la légalité d'un refus de dérogation ; que le service périscolaire de la commune d'Evricourt permet un accueil de 7h30 à 18h30 ; que les contraintes d'organisation invoquées par la famille ne sont pas établies au regard de leur organisation actuelle, dès lors que leur enfant doit prendre le bus scolaire plusieurs fois par jour entre Lassigny et Plessis-de-Roye ; que ces motifs doivent s'il y a lieu être substitués au motif de la décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- les requête enregistrées sous le n° 2402523 et 2402511 tendant à l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Galle vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juillet 2024 à 14h00 :

- le rapport de Mme Galle, juge des référés ;

- les observations de Me Niquet, représentant les requérants, qui reprend les conclusions et moyens de la requête, et précise qu'ils ont multiplié les démarches amiables avant de saisir le tribunal, qu'ils n'étaient pas au courant de la règlementation applicable en fin de cycle en cas de déménagement, qu'ils n'ont pas pu trouver une assistante maternelle acceptant de garder leurs enfants dès 5H15 le matin, que l'organisation mise en place avec cette assistante maternelle et les grands-parents résulte de la reprise d'activité professionnelle de Mme F en septembre 2023 dans le cadre d'un emploi impliquant des horaires atypiques ;

- les observations de Me Homehr, représentant la commune de Cannectancourt et le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt, qui reprend les éléments de son mémoire en défense, et précise qu'il n'est pas établi que la famille ait recherché une assistante maternelle près de leur domicile de Cannectancourt, notamment à Noyon, et que les distances entre le domicile des requérants, l'école de rattachement de l'enfant, et le domicile des grands-parents restent limitées.

.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin de suspension :

1. Les requêtes en référé présentées par Mme F et M. E sont dirigées contre deux décisions ayant le même objet et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.

2. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier objectivement et concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant et de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et globalement, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

4. Il résulte de l'instruction que par une décision du 2 janvier 2024, le maire de la commune de Lassigny, où résidaient Mme F et M. E avant leur déménagement intervenu durant l'année scolaire 2023-2024 selon les précisions apportées à l'audience, a informé les requérants que leur enfant terminant son cycle de scolarisation à l'école maternelle, il convenait de l'inscrire au sein de l'école ou du regroupement pédagogique relevant du nouveau lieu de résidence de la famille. Le maire de la commune de Lassigny précisait dans ce courrier que les intéressés pouvaient, s'ils souhaitaient que leur enfant poursuive sa scolarité au sein de l'école élémentaire de Lassigny, demander l'accord de leur commune de résidence afin que cette dernière signe une convention de participation financière pour le règlement des frais de scolarité de l'enfant à Lassigny, mais qu'en cas de refus de leur commune de résidence, l'enfant devrait être inscrit dans l'école relevant de cette commune. Le 3 janvier 2024, les requérants ont transmis une demande de " dérogation scolaire " au maire de la commune de Cannectancourt, leur commune de résidence. La maire de cette commune leur a fait connaitre son refus d'accorder une dérogation par une décision du 25 janvier 2024, confirmée par une décision en date du 5 février 2024 du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt, à qui la compétence pour le fonctionnement des écoles publiques a été transférée. Le 12 mars 2024 la mère de Mme F a saisi le délégué départemental du défenseur des droits, qui a reçu Mme F le 28 mars 2024 puis a contacté les administrations compétentes. Par un courrier du 16 mai 2024, le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt a confirmé sa décision du 5 février 2024. Mme F et M. E ont alors saisi la préfète de l'Oise le 17 mai 2024, qui leur a répondu par un courrier du 6 juin 2024. Compte tenu de ce qui précède, en saisissant le juge des référés le 21 juin 2024 seulement, à quelques jours des vacances scolaires d'été, les requérants doivent être regardés comme ayant eux-mêmes contribué à la situation d'urgence qu'ils invoquent. En outre, l'atteinte à l'intérêt de l'enfant, qui devrait changer d'établissement scolaire à la rentrée scolaire, alors qu'il entre à l'école élémentaire en classe de CP, et dont rien n'établit qu'il ne pourra pas suivre les éventuelles séances d'orthophonie qui pourraient lui être prescrites, s'il devait être scolarisé dans l'école rattachée à sa commune de résidence, ne permet pas d'établir à elle seule l'existence d'une situation d'urgence. Si les requérants invoquent enfin de grandes difficultés à remettre en cause l'organisation actuelle de la famille, qui, en raison de contraintes professionnelles des parents suffisamment établies, a recours à une assistante maternelle résidant à Plessis-de-Roye, soit à proximité de l'école de Lassigny, le matin dès 5h15 ou 6h15, et le midi, et bénéficie de l'aide des grands-parents résidant également à Plessis-de-Roye, pour chaque soir d'école avant le retour de Mme F du travail, il ne résulte toutefois pas de l'instruction que ces éléments sont de nature à créer une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le contexte précédemment rappelé.

5. En conséquence, l'une au moins des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, les conclusions des requérants tendant à la suspension de l'exécution des décisions attaquées de la maire de la commune de Cannectancourt et du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

6. Mme F et M. E étant la partie perdante dans la présente instance, leurs conclusions tendant à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune de Cannectancourt et du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent être accueillies. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Cannectancourt et du SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt une somme au titre des frais exposés par les requérants et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : Les requêtes n°2402506 et 2402520 présentées par Mme F et M. E sont rejetées.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Cannectancourt et le SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C F et M. D E, à la commune de Cannectancourt, et au SIVOM de Cannectancourt-Evricourt-Thiescourt.

Copie pour information sera transmise à la commune de Lassigny.

Fait à Amiens, le 9 juillet 2024.

La juge des référés,

Signé :

C. Galle

La greffière

Signé :

S. Grare

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2402506-2402520

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