vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402707 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BARON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, M. B A, représenté par
Me Baron, demande au juge des référés saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'enjoindre, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la présente ordonnance, au directeur du centre hospitalier de Château-Thierry et au directeur du centre pénitentiaire situé dans cette même commune de lui garantir, sans délai et de manière effective, une prise en charge dentaire adaptée à son état de santé, et notamment de faire réaliser les soins d'appareillage de stellite pour les dents n°s 11, 14, 15, 21, 22, 24 et 25, ainsi que tout autre soin nécessaire, en ce compris le traitement des caries et le détartrage ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat et du centre hospitalier de Château-Thierry une somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'en dépit de nombreuses demandes adressées à la direction du centre pénitentiaire, aux services du SPIP ainsi qu'aux médecins de l'unité sanitaire de l'établissement, il n'a pu bénéficier d'aucun soin dentaire au motif infondé qu'il n'a pas de carte vitale alors que cette absence de soins impacte défavorablement son état de santé dans la mesure où, du fait de sept dents manquantes au niveau de la mâchoire supérieure, il ne peut s'alimenter normalement, doit prendre des compléments alimentaires et que son faciès édenté obère son parcours d'exécution des peines et ses relations sociales ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit à ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et ce, en méconnaissance également de l'article L. 6 du code pénitentiaire ; par ailleurs, le motif tiré de l'absence de carte vitale qui lui est opposé est illégal, au regard notamment des articles L. 324-1 et D. 324-2 du code pénitentiaire.
Vu les pièces jointes à la requête.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Lapaquette, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé citées notamment à l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'urgence :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " Aux termes des dispositions du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Afin de justifier de l'urgence de la demande au regard des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, M. A soutient qu'en dépit de nombreuses demandes adressées à la direction du centre pénitentiaire, aux services du SPIP ainsi qu'aux médecins de l'unité sanitaire de l'établissement, il n'a pu bénéficier d'aucun soin dentaire au motif infondé qu'il n'a pas de carte vitale alors que cette absence de soins impacte défavorablement son état de santé dans la mesure où, du fait de sept dents manquantes au niveau de la mâchoire supérieure, il ne peut s'alimenter normalement, doit prendre des compléments alimentaires et que son faciès édenté obère son parcours d'exécution des peines et ses relations sociales. Toutefois, ni ces circonstances ni aucun des éléments versés au dossier, notamment la fiche dentaire de l'intéressé, n'évoque que ces soins devraient, de manière impérative, être réalisés à très bref délai, de sorte que le requérant ne caractérise pas sur ce point l'existence d'une situation d'urgence particulière justifiant l'intervention du juge des référés dans le délai prévu par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions que M. A présente sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. L'ensemble de ces conclusions étant en outre manifestement dénué de fondement au sens et pour l'application de l'article 7 de cette dernière loi, il n'y a pas lieu de prononcer l'admission à titre provisoire de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A n'est pas admis au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Baron.
Copie en sera adressée pour information au bureau d'aide juridictionnelle.
Décision du 5 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
A. Lapaquette
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026