samedi 13 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402779 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | NOUVIAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, et des mémoires complémentaires enregistrés les 9 et 10 juillet 2024,
M. B A, représenté par Me Nouvian, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2024, par lequel la préfète de l'Oise a retiré sa carte de résident, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il est intervenu en méconnaissance de l'article L. 432-12 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la commission du titre de séjour aurait dû être saisie préalablement à son édiction ;
- la décision retirant la carte de résident méconnait les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son comportement ne présente pas une menace à l'ordre public ;
- l'arrêté méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que ses attaches familiales se situent en France, où résident ses quatre enfants, dont deux sont mineurs et qu'il est par ailleurs en cours d'inscription dans un processus de réinsertion ;
- il méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'il aurait pour effet de priver ses enfants de vivre aux côtés de leur père ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le
26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Rondepierre, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 11 juillet 2024
à 15 heures.
Le rapport de Mme Rondepierre, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience, à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant marocain, né le 31 décembre 1965, titulaire d'une carte de résident valable du 16 février 2016 au 15 février 2026, est incarcéré au sein du centre pénitentiaire de Beauvais depuis le 28 avril 2023. Par un arrêté du 5 juillet 2024, dont il demande l'annulation, la préfète de l'Oise a retiré sa carte de résident, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article R. 776-29 du code de justice administrative : " Conformément aux dispositions du second alinéa du IV de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lorsqu'il apparaît, en cours d'instance, que l'étranger détenu est susceptible d'être libéré avant l'expiration du délai de jugement prévu, selon le cas, au dernier alinéa de l'article R. 776-13 ou à l'article R. 776-13-3, l'administration en informe le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné. / Sous réserve des adaptations prévues à la présente section, il est alors statué selon la procédure prévue à la section 3 du présent chapitre, dans un délai qui ne peut excéder huit jours à compter de l'information prévue au premier alinéa ". Aux termes de l'article R. 776-17 du même code : " Lorsque l'étranger est placé en rétention ou assigné à résidence après avoir introduit un recours contre la décision portant obligation de quitter le territoire ou après avoir déposé une demande d'aide juridictionnelle en vue de l'introduction d'un tel recours, la procédure se poursuit selon les règles prévues par la présente section. Les actes de procédure précédemment accomplis demeurent valables. L'avis d'audience se substitue, le cas échéant, à celui qui avait été adressé aux parties en application de l'article R. 776-11. / Toutefois, lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il n'appartient pas au magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation d'un retrait de titre de séjour. Dès lors, il n'y a lieu de statuer, dans la présente instance, que sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de cinq ans. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation dirigées contre la décision du 5 juillet 2024, notifié le 8 juillet 2024, par laquelle la préfète de l'Oise a retiré la carte de résident de M. A sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
4. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence / / l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut-être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, par application de ces dispositions, d'admettre M. A à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la mesure d'éloignement :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français sans délai et la décision fixant le pays de destination :
5. En premier lieu, la décision obligeant M. A à quitter le territoire français vise les 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de sa situation personnelle et familiale, ainsi que le retrait de sa carte de résident. Par ailleurs, la décision refusant à M. A le bénéfice d'un délai de départ volontaire vise le 1° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise les éléments de son comportement susceptibles de constituer une menace à l'ordre public. Enfin, en indiquant que M. A n'établit pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour au Maroc, l'autorité préfectorale a également suffisamment motivé sa décision fixant le pays de destination. Par suite, l'intéressé n'est fondé à soutenir ni que la décision l'obligeant à quitter le territoire sans délai, ni celle fixant le pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure sont insuffisamment motivées.
6. En deuxième lieu, M. A ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 432-12 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre, dès lors que ces articles concernent la seule décision de retrait de son titre de séjour.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
8. Il ressort des pièces du dossier que si M. A a bénéficié d'une carte de résident d'une durée de dix ans à compter du 16 février 2016, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 22 février 2017, à une peine de deux mois d'emprisonnement, et, le 10 avril 2018, à une peine de six mois et quinze jours d'emprisonnement, par le tribunal correctionnel de Bobigny, le 17 octobre 2019, à une peine de six ans d'emprisonnement, par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 13 septembre 2022, à une peine de huit mois d'emprisonnement en détention à domicile sous surveillance électronique, par le tribunal judiciaire de Pontoise, le 29 septembre 2022, à une peine de six mois d'emprisonnement, par le tribunal correctionnel de Nanterre, le 11 janvier 2023, à une peine d'un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis, par le tribunal correctionnel de Senlis, le 3 mai 2023, à une peine de onze mois d'emprisonnement, et qu'il se trouvait, à la date de la décision contestée, écroué au centre pénitentiaire de Beauvais à raison des trois dernières condamnations. L'intéressé ne justifie par ailleurs d'aucune activité professionnelle. En outre, s'il est constant qu'il est le père de quatre enfants, il résulte de ses propres déclarations qu'il ne connait pas le plus jeune d'entre eux et il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'il entretiendrait des relations avec les trois autres, ni qu'il contribuerait à leur éducation. Dans ces conditions, et alors même qu'il se prévaut de démarches qu'il a entamées en vue de s'inscrire dans un processus de réinsertion, M. A, qui ne conteste pas ne pas être dépourvu de toute attache au Maroc, pays dont il a la nationalité, n'est pas fondé à soutenir que les décisions l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et fixant ce pays comme destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement, porteraient une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni qu'elles méconnaitraient les stipulations rappelées au point précédent.
9. En quatrième lieu, s'il soutient que les décisions qu'il conteste méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, M. A n'assortit d'aucune précision permettant d'apprécier le bien-fondé de ce moyen, qui sera écarté pour ce motif.
10. En cinquième lieu, aux termes du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Oise n'aurait pas suffisamment pris en considération l'intérêt supérieur des enfants de M. A, alors au demeurant qu'il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'intéressé contribuerait à l'éducation de l'un d'eux.
12. En dernier lieu, en raison des éléments de la situation de M. A exposés précédemment, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que la préfète aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle en l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et en fixant le Maroc comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. Aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Selon l'article L.612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Il résulte de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour fixer la durée de l'interdiction de retour faite à l'étranger obligé de quitter sans délai le territoire français, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs.
15. En se bornant à relever que M. A, dont le comportement constitue une menace à l'ordre public, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière, la préfète, qui n'a d'ailleurs pas expressément visé l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité, a insuffisamment précisé les considérations de fait sur lesquelles se fonde la décision interdisant à l'intéressé de retourner sur le territoire français pendant une durée de cinq ans. Par suite, M. A est fondé à soutenir que cette décision est insuffisamment motivée, et à en demander l'annulation, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens qu'il soulève à son encontre.
16. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées par l'autorité préfectorale et tirées de l'absence de conclusions et de moyens de la requête, qu'il y a lieu d'annuler la décision prononçant une interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. A, et de rejeter les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français sans délai et contre la décision fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement, ainsi que celles qu'il présente sur le fondement des dispositions des articles L. 761 1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le jugement des conclusions à fin d'annulation de la décision retirant à M. A sa carte de résident est renvoyé devant une formation collégiale du tribunal administratif d'Amiens.
Article 3 : La décision du 5 juillet 2024 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. A est annulée.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la préfète de l'Oise
et à Me Nouvian.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle, près le tribunal judiciaire d'Amiens.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2024.
La magistrate désignée,
Signé
A. Rondepierre
La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026