vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402805 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, M. A C, représenté par Me Chartrelle, demande au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite par laquelle la préfète de l'Oise a refusé de donner suite à sa demande du 21 mars 2024 tendant à ce que sa demande de titre de séjour soit instruite et qu'il lui en soit délivré récépissé ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il souffre d'une maladie rare et doit être soigné en France ;
- il existe un moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
. l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile oblige le préfet à délivrer un récépissé à tout étranger dont la demande de titre de séjour est admise pour instruction.
M. C a été admis à l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 juin 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2402835, enregistrée le 11 juillet 2024, par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Boutou, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du code précité : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. D'une part, M. B allègue avoir besoin d'être soigné en France dès lors qu'il souffre d'une maladie rare. Cette circonstance n'est établie par aucune pièce du dossier qui ne contient qu'un certificat médical indiquant que le requérant a besoin d'un suivi médical, sans qu'il précise que des soins adaptés ne peuvent lui être prodigués qu'en France. D'autre part, M. B n'établit nullement avoir déposé une demande de titre de séjour le 30 mars 2022 comme il l'allègue, dès lors qu'il ne produit pas l'accusé de réception de cette demande qu'il indique avoir envoyé aux services préfectoraux qui, selon ce qui ressort des pièces produites, ne l'ont pas davantage reçu et n'ont retrouvé aucune trace d'une demande de titre. La condition d'urgence ne peut donc être regardée comme satisfaite et les conclusions aux fins de suspension et d'injonction de M. C ne peuvent qu'être rejetées. Il en sera de même, par voie de conséquence, de ses conclusions fondées sur les articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et Me Chartrelle.
Fait à Amiens, le 12 juillet 2024
Le juge des référés,
Signé :
B. Boutou
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026