vendredi 26 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2402890 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BON-JULIEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, la société Hivory, représentée par Me Bon-Julien, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le maire de la commune de Bacouël s'est opposé à la déclaration préalable déposée le 4 mars 2024 en vue de l'implantation d'un pylône antenne-relais sur la parcelle cadastrée section ZB n°11 du territoire de cette commune ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la commune de Bacouël de délivrer le certificat provisoire de non-opposition à cette déclaration prévu à l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans un délai de quinze jours à compter de la présente ordonnance, ou à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de lui délivrer un arrêté provisoire de non-opposition à cette déclaration sous la même condition de délai ;
3°) de condamner la commune de Bacouël à lui verser une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie au regard de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile et aux intérêts propres des opérateurs, qui ont pris des engagements à ce titre envers l'Etat, alors que le projet permet par ailleurs en l'espèce d'améliorer la couverture du réseau ferré régional qui est insuffisante ;
- l'arrêté attaqué du 2 mai 2024 est entaché du vice d'incompétence de son signataire à défaut qu'il soit justifié d'une délégation régulière et publiée donnée à celui-ci ;
- l'arrêté attaqué constitue le retrait d'une décision tacite de non-opposition née le 27 avril 2024 dès lors ce retrait est comme tel entaché d'illégalité à défaut de procédure contradictoire préalable et méconnaissant l'article L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- le maire de la commune de Bacouël n'est pas lié par l'avis négatif de l'architecte des bâtiments de France ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de droit dès lors qu'il n'appartient pas au maire de Bacouël de se prononcer sur l'opportunité d'installer ou non des installations de téléphonie mobile au-delà des prescriptions qui figurent dans les plans d'urbanisme.
La commune de Bacouël n'a pas produit d'observations, mais des pièces le 23 juillet 2024.
Vu :
- la requête enregistrée le 1er juillet 2024 sous le n° 2402680, par laquelle la société Hivory demande l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique du 23 juillet 2024 à 15 heures 30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thérain, juge des référés ;
- les observations de Me Le Rouge de Guerdavid, représentant la société Hivory, qui conclut à ce qu'il n'y ait plus lieu de statuer sur sa requête, à raison de la délivrance d'une décision de non-opposition aux travaux déclarés par le maire de la commune de Bacouël ;
- et celles de M. A, maire de la commune de Bacouël, qui doit être regardé comme concluant aux mêmes fins.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Il résulte de l'instruction que par un arrêté du 18 juillet 2024, le maire de la commune de Bacouël a décidé de ne pas s'opposer aux travaux déclarés par la société Hivory. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de cette société tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 2 mai 2024 par lequel le maire de cette commune s'y était initialement opposé.
3. La présente ordonnance, qui constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension d'exécution de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions que la société Hivory présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension d'exécution de la requête de la société Hivory.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Hivory et à la commune de Bacouël.
Fait à Amiens, le 26 juillet 2024.
Le juge des référés, La greffière,
Signé : Signé :
S. Thérain N. Wrobel
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026