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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2402987

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2402987

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2402987
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPEREIRA EMMANUELLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Pereira, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le préfet de la Somme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Somme de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat, pour versement à son conseil, une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en fait ;

- cet arrêté est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- cet arrêté est entaché d'une erreur de droit dès lors que le préfet n'a pas statué préalablement sur la demande d'autorisation de travail dont il était saisi ;

- l'arrêté attaqué porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 août 2024, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Richard, rapporteur,

- et les observations de Me Pereira, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien né le 1er janvier 1995, déclare être entré sur le territoire français le 5 août 2019. Le 11 janvier 2024, il a demandé au préfet de la Somme la délivrance d'un titre de séjour en raison de sa vie privée et familiale. Par un arrêté du 16 juillet 2024, le préfet de la Somme a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé la Côte d'Ivoire comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure. Par sa requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué précise les éléments de la situation personnelle de M. B que le préfet a pris en considération. Dès lors, cet arrêté est suffisamment motivé en fait.

3. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune autre pièce du dossier que la situation personnelle de M. B n'ait été dûment prise en compte. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de cette dernière doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort d'aucun texte ou d'aucun principe que le préfet était tenu de répondre à la demande d'autorisation de travail présentée par M. B préalablement au rejet de sa demande de titre de séjour qui ne portait pas sur un titre portant la mention " salarié " délivré en application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile mais qui était fondée sur sa vie privée et familiale. Dès lors, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce moyen.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. M. B ne soutient résider en France que depuis le 5 août 2019. Par ailleurs, s'il est marié à une ressortissante française, cette union, qui a été conclue le 30 juillet 2022, est récente et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ait été précédée d'une vie commune d'une durée significative. En outre, M. B n'établit pas ne plus disposer d'attache dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 24 ans. Enfin, si M. B se prévaut d'une promesse d'embauche à compter du 20 septembre 2023 en tant qu'échafaudeur et de son projet de concourir au développement de l'entreprise créée par son épouse, il n'établit pas avoir exercé d'activité professionnelle sur le territoire français. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, cet arrêté n'est pas entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué présentées par M. B, ainsi que, par suite, ses conclusions à fin d'injonction et ses conclusions présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Pereira et au préfet de la Somme.

Délibéré après l'audience du 24 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Lebdiri, président,

- M. Fumagalli, conseiller,

- M. Richard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2024.

Le rapporteur,

Signé

J. Richard

Le président,

Signé

S. Lebdiri

La greffière,

Signé

Z. Aguentil

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

No 2402987

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