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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2403014

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2403014

vendredi 27 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2403014
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHOMEHR

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Somme du 2 juillet 2024 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un certificat de résidence algérien de dix ans le 19 août 2024, devenu définitif. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales et rejette la demande de frais d’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Homehr, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 juillet 2024 par laquelle le préfet de la Somme a classé sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Somme de lui délivrer le titre sollicité sous quinze jours ou subsidiairement de réexaminer sa situation dans le même délai et en tout état de cause de lui délivrer dans l'attente et sans délai un récépissé l'autorisant à travailler ainsi qu'une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2024, le préfet de la Somme conclut au non-lieu à statuer dès lors qu'un certificat de résidence a été délivré à la requérante le 19 août 2024 et au rejet des demandes relatives aux frais de l'instance.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".

2. En premier lieu, par une décision du 19 août 2024, le préfet de la Somme a délivré à Mme A un certificat de résidence algérien d'une durée de dix ans. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette décision aurait fait l'objet d'un recours contentieux. Elle est donc devenue définitive. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat, la somme demandée au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de Mme A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A est rejeté.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de la Somme.

Fait à Amiens, le 27 décembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

B. Boutou

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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