vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403308 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | QUENNEHEN-TOURBIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 août 2024, M. B A, représenté par
Me Tourbier, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 17 juin 2024 par laquelle la directrice de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) du centre hospitalier d'Abbeville a prononcé son exclusion temporaire pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre à la directrice de l'institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Abbeville de le réintégrer dans la formation ;
3°) de mettre à la charge de l'IFSI et du centre hospitalier d'Abbeville une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'urgence :
- la condition d'urgence est caractérisée dès lors que la décision contestée emporte des conséquences sur sa situation financière en raison de la perte de revenus pendant une durée de six mois, du montant des charges et de la réduction des allocations sociales ;
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
- la décision est entachée d'une incompétence de son auteur, dès lors que l'existence d'une délégation de signature au profit du signataire de la décision litigieuse n'est pas établie ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- la matérialité des faits qui lui sont reprochés n'est pas établie ;
- la mesure d'exclusion de fonctions pour une durée de six mois présente un caractère disproportionné.
Par un mémoire enregistré le 22 août 2024, le centre hospitalier d'Abbeville informe le tribunal du retrait de la décision attaquée.
Par un mémoire enregistré le 26 août 2024, M. A informe le tribunal qu'il n'entend pas se désister de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- la requête n°2403321, enregistrée le 14 août 2024, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 17 juin 2024 par laquelle la directrice de l'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Abbeville a prononcé son exclusion temporaire pour une durée de six mois. Il résulte toutefois de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité administrative a retiré l'acte attaqué par une décision du 22 août 2024. Par un mémoire enregistré le 26 août suivant, le requérant a informé le tribunal qu'il n'entendait pas se désister de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. M. A doit, dès lors, être regardé comme ayant entendu se désister de ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Abbeville une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : L'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Abbeville versera une somme de 500 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présence ordonnance sera notifiée à M. B A et à la directrice de l'Institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier d'Abbeville et au centre hospitalier d'Abbeville.
Fait à Amiens, le 30 août 2024.
La présidente du tribunal,
Signé :
F. Demurger
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026