mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403507 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP DUMOULIN CHARTRELLE ABIVEN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2024, l'association Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l'Oise, l'association Oise Nature et l'association Les Amis du Parc et des Forêts d'Halatte, d'Ermenonville et de Chantilly, représentées par Me Chartrelle, demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 mai 2024 par lequel la préfète de l'Oise a fixé le nombre minimum et maximum d'animaux attribués et à prélever au titre du plan de chasse dans le département de l'Oise pour la campagne 2024-2025 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'à compter du 1er septembre 2024, il est possible de prélever des cervidés mâles et qu'à compter du 15 septembre 2025, il sera possible de chasser tous les cervidés, mâles, femelles et faons ; l'urgence concerne plus spécifiquement les cerfs mâles, femelles et les faons dans quatre unités de gestions et secteurs ;
- il existe des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, dès lors que :
* celui-ci ne respecte pas la note sur l'équilibre agro-sylvo-cynégétique du préfet de l'Oise du 23 mars 2015 ;
* que cet arrêté méconnaît les dispositions de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que les membres de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage n'avaient toujours pas reçu les informations nécessaires à la concertation à la veille de la réunion du 12 avril 2024 ;
* le président de la fédération départementale des chasseurs de l'Oise a publiquement appelé les chasseurs à limiter les prélèvements ;
* les observations du grand public, des présidents d'associations de protection de la nature et des spécialistes de la gestion des grands animaux ont été insuffisamment prises en compte ;
* la diminution significative des surfaces agricoles détériorées par les grands cervidés montre que la pression exercée par le gibier sur les récoltes agricoles décroît ;
* le nombre de cervidés à prélever est excessif dans quatre unités de gestions et secteurs.
Par un mémoire, enregistré le 13 septembre 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les associations requérantes n'ont pas d'intérêt à agir contre son arrêté et que le recours en annulation ne contient aucun moyen au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle expose également qu'il n'y a aucune urgence à suspendre la décision attaquée, et qu'il n'y a aucun doute quant à sa légalité.
Vu :
- la requête n° 2403002, enregistrée le 24 juillet 2024, par laquelle les associations requérantes demande l'annulation de l'arrêté susvisé ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Lebdiri, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 18 septembre 2024 à 15 heures 30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Grare, greffière d'audience :
- le rapport de M. Lebdiri, juge des référés ;
- les observations de Me Chartrelle, représentant les associations requérantes, qui reprend les conclusions et moyens de la requête, et précise que les trois associations ont un intérêt à agir et que la requête comporte des moyens ;
- et les observations de Mme A, représentant la préfète de l'Oise, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, l'association Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l'Oise, l'association Oise Nature et l'association Les Amis du Parc et des Forêts d'Halatte, d'Ermenonville et de Chantilly demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 24 mai 2024 par lequel la préfète de l'Oise a fixé le nombre minimum et maximum d'animaux attribués et à prélever au titre du plan de chasse dans le département de l'Oise pour la campagne 2024-2025.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par les associations requérantes et visés ci-dessus, n'est de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué du 24 mai 2024.
4. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, la requête présentée par les requérantes sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l'Oise, de l'association Oise Nature et de l'association Les Amis du Parc et des Forêts d'Halatte, d'Ermenonville et de Chantilly est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l'Oise, à l'association Oise Nature, à l'association Les Amis du Parc et des Forêts d'Halatte, d'Ermenonville et de Chantilly et à la préfète de l'Oise.
Fait à Amiens, le 24 septembre 2024.
Le juge des référés
Signé :
S. Lebdiri
La greffière
Signé :
S. Grare La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026