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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2403541

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2403541

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2403541
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale car les documents d'état civil produits par le requérant étaient falsifiés. En conséquence, les autres décisions contestées, y compris l'assignation à résidence, ont été considérées comme légales, et les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ont été écartés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2403541, le 6 septembre 2024 M. B A, représenté par Me Sorriaux, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a refusé un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à défaut, de réexaminer sa situation en le munissant d'une autorisation provisoire de séjour sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur le refus de titre de séjour :

- la préfète de l'Oise a commis une erreur de fait en estimant que les documents d'état-civil qu'il produit sont falsifiés alors qu'il n'a pas eu accès au rapport du pôle d'évaluation pour mineurs étrangers isolés et que les erreurs de frappe ou d'accent que ces actes contiennent sont purement matérielles et ne concernent ni son identité, ni son âge ;

- la décision attaquée méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte-tenu de son insertion en France ;

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur le refus de délai de départ volontaire :

- il ne pouvait se voir refuser un délai de départ volontaire alors que la préfète de l'Oise a commis une erreur de fait en estimant que les documents d'état-civil qu'il produit sont falsifiés ;

Sur le pays de destination :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour.

La préfète de l'Oise a produit des pièces qui ont été enregistrées le 12 septembre 2024.

II. Par une requête, enregistrée sous le numéro 2403542, le 6 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Sorriaux, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 juin 2024 par lequel la préfète de l'Oise l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

Il soutient que l'arrêté attaqué est illégal à raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été faite le même jour.

La préfète de l'Oise a produit des pièces qui ont été enregistrées le 12 septembre 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Pierre, première conseillère, pour statuer sur les décisions relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close :

- le rapport de Mme Pierre ;

- les observations de Me Sorriaux, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien, né le 19 mars 2006, déclare être entré sur le territoire français en 2021 où il a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance. Il a sollicité à sa majorité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette demande a toutefois été rejetée par l'arrêté attaqué du 4 juin 2024, par lequel la préfète de l'Oise lui a également fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il a fait l'objet le même jour d'un arrêté l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.

2. Les requêtes n° 2403541 et n° 2403542 concernent la situation d'un même requérant et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'étendue du litige :

3. L'arrêté portant refus du titre de séjour et obligation de quitter le territoire français étant intervenu avant le 15 juillet 2024, les conclusions dirigées contre cet arrêté doivent être examinées selon les modalités définies par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration et du décret du 2 juillet 2024 pris pour l'application du titre VII de cette loi.

4. Par l'arrêté contesté du 4 juin 2024, la préfète de l'Oise a prononcé l'assignation à résidence de M. A sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, il appartient seulement à la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif, en application des dispositions des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction applicable, de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et celles refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français ainsi que, dans la mesure où elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires.

5. Il s'ensuit qu'il y a lieu de renvoyer à la formation collégiale du tribunal les conclusions de la requête n°2403541 dirigées contre la décision refusant un titre de séjour contenue dans l'arrêté du 4 juin 2024 ainsi que celles tendant au prononcé d'une injonction et relatives aux frais de l'instance qui s'y rattachent.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

Quant aux moyens soulevés au titre de l'exception d'illégalité :

4. En premier lieu, et d'une part, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ". L'article R. 431-10 de ce code dispose que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiants de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité () ". L'article R. 431-11 du même code précise que : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Enfin, le tableau figurant à l'annexe 10 dudit code vise, en sa rubrique n° 36, au nombre des pièces justificatives à fournir " dans tous les cas " à l'appui d'une demande de carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" délivrée, sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22, à l'étranger confié au service de l'aide sociale à l'enfance : un justificatif d'état civil à savoir " une copie intégrale d'acte de naissance comportant les mentions les plus récentes accompagnée le cas échéant de la décision judiciaire ordonnant sa transcription (jugement déclaratif ou supplétif) " et un justificatif de nationalité correspondant à un " passeport (pages relatives à l'état civil, aux dates de validité, aux cachets d'entrée et aux visas) ou, à défaut, autres justificatifs dont au moins un revêtu d'une photographie permettant d'identifier le demandeur (attestation consulaire, carte d'identité, carte consulaire, certificat de nationalité, etc.) ".

5. D'autre part, aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies à l'article 47 du code civil ", lequel dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. Celle-ci est appréciée au regard de la loi française ".

6. Il résulte des dispositions et principes exposés aux points qui précèdent que, lorsqu'elle est saisie d'une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative d'y répondre, sous le contrôle du juge, au vu de tous les éléments disponibles, dont les évaluations des services départementaux et les mesures d'assistance éducative prononcées, le cas échéant, par le juge judiciaire, sans exclure, au motif qu'ils ne seraient pas légalisés dans les formes requises, les actes d'état civil étrangers justifiant de l'identité et de l'âge du demandeur.

7. En outre, les dispositions précitées de l'article 47 du code civil posent une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère. Il incombe ainsi à l'administration, si elle entend renverser cette présomption, d'apporter la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non-conforme à la réalité des actes en cause. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre Etat afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet Etat est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.

8. En l'espèce, il est constant qu'à l'appui de sa demande de titre de séjour, le requérant, se disant ressortissant malien né le 19 mars 2006, s'est prévalu d'un jugement supplétif, d'un acte d'état civil et d'une carte consulaire établie sur la base des deux premiers documents par l'ambassade du Mali à Paris. Le jugement supplétif et l'acte d'état civil produits avaient été soumis à une analyse documentaire réalisée par les services spécialisés de la police aux frontières, lesquels ont conclu à leur irrégularité et leur absence de validité en relevant plusieurs erreurs et irrégularités dans les mentions contenues, des incohérences dans les dates et des surcharge ou usure inhabituelle sur certaines mentions. En outre, ainsi que l'a relevé l'ordonnance au fin de placement provisoire du 17 mars 2022, le rapport d'évaluation du pôle pour mineurs étrangers isolés avait conclu à la majorité de M. A.

9. Dans ces conditions, lesdits documents, sur la base desquels a été délivré ultérieurement une carte consulaire, sont manifestement falsifiés et la préfète de l'Oise pouvait, comme elle l'a fait, et sans qu'il soit besoin de saisir les autorités maliennes, refuser le titre de séjour sollicité par M. A.

10. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui réside en France depuis 2021, est célibataire et sans enfant. Dans ces conditions et quand bien même il dispose d'une promesse d'embauche, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué en tant qu'il lui refuse un titre de séjour aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. Il résulte de ce qui précède que les moyens soulevés par voie d'exception pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre du refus de titre de séjour dont a fait l'objet M. A doivent être écartés.

Quant au moyen soulevé contre l'obligation de quitter le territoire français :

13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, M. A n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

14. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Enfin, l'article L. 612-3 de ce code précise que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : ()/ 8° ° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts,()".

15. Il ressort des termes de l'arrêté du 4 juin 2024 que pour refuser un délai de départ volontaire à M. A, la préfète de l'Oise s'est fondée sur les circonstances que sa demande de titre de séjour était frauduleuse et qu'il existait un risque que l'intéressé se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français au regard des cas prévus au 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A cet égard, alors qu'ainsi qu'il a été dit, les documents d'état-civil destinés à établir la minorité de M. A à son entrée en France sont frauduleux, c'est à bon droit que la préfète de l'Oise a pu refuser de lui accorder un délai de départ volontaire en application des 2° et 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne les décisions fixant le pays de renvoi, portant interdiction de retour sur le territoire français et portant assignation à résidence :

16. Alors que le présent jugement écarte l'ensemble des moyens développés à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français et ceux développés contre le refus de titre de séjour soulevés par voie d'exception, M. A n'est pas fondé à soutenir que les décisions fixant le pays de renvoi, portant interdiction de retour sur le territoire français et portant assignation à résidence seraient illégales à raison de l'illégalité de ces deux décisions.

17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A contre l'arrêté du 4 juin 2024 en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et contre l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2403541 de M. A tendant à l'annulation de la décision lui refusant un titre de séjour contenue dans l'arrêté du 4 juin 2024 de la préfète de l'Oise, les conclusions accessoires à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de cette instance sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif d'Amiens.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête n° 2403541 et la requête n° 2403542 sont rejetés.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Oise.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2024.

La magistrate désignée,

Signé

A-L Pierre

Le greffier,

Signé

P. Vromaine

La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2 et 240354

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