vendredi 13 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403544 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | DOGAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Dogan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 juin 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a refusé un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de désistement de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur le refus de titre de séjour :
- c'est-à-tort que la préfète de l'Oise a estimé qu'il n'avait pas précisé le fondement de sa demande de titre de séjour ;
- il ne constitue pas une menace à l'ordre public et il a amendé son comportement à la suite de sa dernière condamnation dans le cadre de la mesure éducative judiciaire prononcée et alors qu'il est présumé innocent des autres faits mentionnés ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est illégale alors qu'elle n'a pas été notifiée par voie administrative ;
- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur le refus de délai de départ volontaire :
- il ne pouvait se voir refuser un délai de départ volontaire alors qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est disproportionnée ;
Sur l'assignation à résidence :
- il n'a pas reçu une information adéquate en méconnaissance de l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué ne précise pas si l'obligation de se présenter au service de police trois fois par semaine s'applique également les jours fériés et chômés.
La préfète de l'Oise a produit des pièces qui ont été enregistrées le 12 septembre 2024.
M. B a demandé l'aide juridictionnelle.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Pierre, première conseillère, pour statuer sur les décisions relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, à l'issue de laquelle l'instruction a été close, le rapport de Mme Pierre.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain, né le 21 décembre 2005, déclare être entré sur le territoire français le 1er juin 2015. Il a sollicité le 2 janvier 2024 son admission au séjour. Cette demande a toutefois été rejetée par l'arrêté attaqué du 6 juin 2024, par lequel la préfète de l'Oise lui a également fait obligation de quitter le territoire français sans délai a fixé le pays de destination et fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans. Il a fait l'objet le même jour d'un arrêté l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par la présente requête, il demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur l'étendue du litige :
3. L'arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français étant intervenu avant le 15 juillet 2024, les conclusions dirigées contre cet arrêté doivent être examinées selon les modalités définies par les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur de la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration et du décret du 2 juillet 2024 pris pour l'application du titre VII de cette loi.
4. Par l'arrêté attaqué du 6 juin 2024, la préfète de l'Oise a prononcé l'assignation à résidence de M. B sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, il appartient seulement à la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif, en application des dispositions des articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans leur rédaction applicable, de statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français et celles refusant délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français ainsi que, dans la mesure où elles s'y rattachent, sur les conclusions accessoires.
5. Il s'ensuit qu'il y a lieu de renvoyer à la formation collégiale du tribunal les conclusions de la requête dirigées contre la décision refusant un titre de séjour contenue dans l'arrêté du 6 juin 2024 ainsi que celles tendant au prononcé d'une injonction et relatives aux frais de l'instance qui s'y rattachent.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
Quant aux moyens soulevés au titre de l'exception d'illégalité :
4. Aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
5. Il ressort des termes de la décision refusant un titre de séjour à M. B que la préfète de l'Oise a estimé que sa présence constituait une menace pour l'ordre public s'opposant à la délivrance d'un titre de séjour quel qu'en soit le fondement. A cet égard, il ressort des éléments non contestés de cette décision que l'intéressé a été interpellé à plusieurs reprises pour usage de stupéfiant entre 2023 et 2024, pour conduite d'un véhicule terrestre à moteur compromettant la sécurité ou la tranquillité publique en 2023, alors qu'il expose lui-même ne pas disposer à ce jour du permis de conduire et a été condamné au titre d'une mesure éducative judiciaire à raison de ses faits. M. B a également été interpellé à deux reprises en 2023 pour des faits de violence notamment sur un agent de la police nationale ainsi qu'il ressort des pièces produites par la préfète qui ne sont pas sérieusement contestées par le requérant. Au regard du nombre de faits reprochés sur la période récente de 2023 à 2024 et de leur nature, M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est-à-tort que la préfète de l'Oise a estimé que son comportement constituait une menace à l'ordre public et lui a refusé pour ce motif la délivrance d'un titre de séjour. En outre, alors que le refus opposé est fondé sur ce motif, la circonstance que l'arrêté attaqué mentionne que le fondement de sa demande de carte de résident n'avait pas été indiqué par M. B, ce qui est d'ailleurs avéré, est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité du refus opposé.
6. Il résulte de ce qui précède que les moyens soulevés par voie d'exception à l'encontre du refus de titre de séjour pour demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français dont a fait l'objet M. B doivent être écartés.
Quant au moyen soulevé contre l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, les modalités de notification d'un acte administratif, qui concernent son opposabilité, sont sans incidence sur sa légalité. Par suite, à la supposer avérée, la circonstance que l'arrêté du 6 juin 2024 portant obligation de quitter le territoire français n'ait pas été notifié par voie administrative est sans incidence sur sa légalité.
8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Compte-tenu de la menace à l'ordre public qu'il représente et particulièrement des faits de violence qui lui ont été reprochés à deux reprises en 2023 et alors même qu'il ressort des pièces du dossier qu'il réside en France depuis 2015 auprès de sa mère et ses sœurs, M. B qui est célibataire et sans enfant, n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été faite porterait une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entré et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
11. Ainsi qu'il a été dit au point 5, le comportement de M. B constitue une menace à l'ordre public. Par suite, la préfète de l'Oise pouvait légalement refuser de lui accorder un délai de départ volontaire pour ce motif.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
13. Compte-tenu de la menace à l'ordre public que représente M. B telle qu'elle est exposée au point 5, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans serait disproportionnée alors même qu'il est présent en France depuis 2015, y dispose d'attaches familiales compte-tenu de la présence de sa mère et ses sœurs et qu'il ne s'est pas soustrait à une précédente mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis aux étrangers assignés à résidence en application de l'article L. 731-1 une information sur les modalités d'exercice de leurs droits, les obligations qui leur incombent et, le cas échéant, la possibilité de bénéficier d'une aide au retour. () ". Aux termes de l'article R. 732-5 du même code : " L'étranger auquel est notifiée une assignation à résidence en application de l'article L. 731-1, est informé de ses droits et obligations par la remise d'un formulaire à l'occasion de la notification de la décision par l'autorité administrative ou, au plus tard, lors de sa première présentation aux services de police ou aux unités de gendarmerie () ".
15. Il résulte des dispositions citées au point précédent que la remise du formulaire relatif aux droits et obligations des étrangers assignés à résidence doit s'effectuer au moment de la notification de la mesure d'assignation à résidence ou, au plus tard, lors de la première présentation de l'étranger aux services de police ou de gendarmerie. Cette remise constitue ainsi une formalité postérieure à l'édiction de la mesure d'assignation à résidence, dont les éventuelles irrégularités sont, en conséquence, sans incidence sur sa légalité.
16. En second lieu, aux termes de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
17. Alors que compte-tenu de la date de notification de l'arrêté attaqué et de sa durée de quarante-cinq jours, aucun jour férié ou chômé n'est susceptible d'être concerné, la circonstance que cet arrêté ne précise pas si l'obligation de présentation s'applique de tels jours, comme le prévoit l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est sans incidence sur sa légalité.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B contre l'arrêté du 6 juin 2024 en tant qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans et contre l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2403544 de M. B tendant à l'annulation de la décision lui refusant un titre de séjour contenue dans l'arrêté du 6 juin 2024 de la préfète de l'Oise, les conclusions accessoires à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de cette instance sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal administratif d'Amiens.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la préfète de l'Oise et à Me Dogan.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
A-L PierreLe greffier,
Signé
P. Vromaine
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026