vendredi 31 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403578 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | HOMEHR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2024, M. C B, représenté par Me A, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé la République du Congo comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Aisne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, subsidiairement, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
S'agissant des moyens communs aux décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français :
- la compétence de leur signataire n'est pas établie ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
S'agissant de la décision lui refusant un titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que ses études présentent un caractère réel et sérieux, qu'il justifie d'une attestation d'inscription en BTS management commercial et opérationnel de moins d'un an et disposer de moyens d'existence suffisants ;
S'agissant de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-1 du code de l'éducation ;
S'agissant de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire, enregistré le 30 septembre 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 19 décembre 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la substitution de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993 à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
M. B, représenté par M. A, a formulé des observations en réponse au moyen d'ordre public, le 20 décembre 2024. Il soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993.
Par une décision du 25 septembre 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la circulation et au séjour des personnes, signée le 31 juillet 1993 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Le Gars, conseiller.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant congolais né le 6 mai 2000, déclare être entré sur le territoire français le 10 septembre 2018 muni d'un visa long séjour portant la mention " étudiant " valable du 29 août 2018 au 28 août 2019. Par un arrêté du 13 décembre 2021, le préfet du Calvados a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours. Le 12 juin 2024, M. B a déposé une demande de titre de séjour en qualité d'étudiant. Par un arrêté du 7 août 2024, dont le requérant demande l'annulation, le préfet de l'Aisne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé la République du Congo comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les moyens communs aux décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Alain Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, lequel disposait pour ce faire d'une délégation de signature du préfet en date du 2 juillet 2024 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.
3. En second lieu, le refus de délivrance d'un titre de séjour qui a été opposé à
M. B comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il précise les éléments que le préfet a pris en compte pour considérer que les études de l'intéressé ne présentaient pas un caractère réel et sérieux. Il vise également les dispositions de l'article
L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève qu'après avoir produit un faux certificat de scolarité à l'appui de sa précédente demande de titre de séjour, l'intéressé avait fait l'objet le 13 décembre 2021 d'un précédent arrêté portant refus de titre de séjour en l'absence de caractère réel et sérieux de ses études. Par ailleurs, la décision obligeant M. B à quitter le territoire français vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision lui refusant un titre de séjour. En outre, en indiquant que M. B n'établissait pas être exposé à des peines ou des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, le préfet a également suffisamment motivé sa décision fixant le pays de destination. Par ailleurs, la décision accordant à M. B le bénéfice d'un délai de départ volontaire de trente jours n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte en l'absence de demande par l'intéressé d'un délai plus long que celui de droit commun. Enfin, la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans vise les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et relève notamment que l'intéressé ne justifie pas d'une présence ni de liens personnels et familiaux anciens, intenses et stables sur le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait de l'arrêté attaqué doit être écarté.
Sur la légalité de la décision lui refusant un titre de séjour :
4. D'une part, aux termes de l'article L. 110-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le présent code régit, sous réserve () des conventions internationales, l'entrée, le séjour et l'éloignement des étrangers en France () ". Aux termes de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo relative à la circulation et au séjour des personnes, signée à Brazzaville le 31 juillet 1993 : " Les ressortissants de chacun des États contractants désireux de poursuivre des études supérieures ou d'effectuer un stage de formation de niveau supérieur sur le territoire de l'autre État doivent, outre le visa de long séjour prévu à l'article 4, justifier d'une attestation d'inscription ou de préinscription dans l'établissement d'enseignement choisi, ou d'une attestation d'accueil de l'établissement où s'effectue le stage ainsi que, dans tous les cas, de moyens d'existence suffisants. / Les intéressés reçoivent un titre de séjour temporaire portant la mention "étudiant". Ce titre de séjour est renouvelé annuellement sur justification de la poursuite effective des études ou du stage et de la possession de moyens d'existence suffisants. ". L'article 13 de la même convention stipule que : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux États sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord. ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative ; () ".
6. La décision de refus de titre de séjour mention " étudiant " opposée à M. B est fondée sur les motifs tirés, d'une part, de ce que l'intéressé ne remplit pas les conditions fixées par l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de détention d'un visa long séjour en cours de validité et de caractère réel et sérieux des études poursuivies et, d'autre part, de ce qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement du 13 décembre 2021 à laquelle il n'a pas déféré.
7. Il résulte des stipulations de l'article 13 de la convention franco-congolaise que l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants congolais désireux de poursuivre leurs études en France, dès lors que leur situation est régie par l'article 9 de cet accord. Par suite, la décision de refus de titre de séjour en litige ne pouvait être prise sur le fondement des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée.
9. Il y a lieu, dès lors, de substituer à cette base légale erronée celle tirée des stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise, dès lors que leur application n'a pas pour effet de priver M. B d'une garantie, que l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation dans sa mise en œuvre et que les parties ont été mises à même de présenter leurs observations sur ce point.
10. D'une part, il résulte de ce qui vient d'être dit que M. B ne peut utilement se prévaloir, à l'appui de ses conclusions à fin d'annulation du refus de lui délivrer un titre de séjour portant la mention "étudiant", du moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. D'autre part, la circonstance que l'intéressé a validé sa première année de BTS en management commercial et opérationnel en formation à distance en 2024 après avoir obtenu une moyenne générale de 11,77/20 ne permet pas de le regarder comme justifiant du caractère réel et sérieux de ses études alors que l'intéressé n'a obtenu aucun diplôme en six années depuis son entrée en France en 2018. Si le requérant se prévaut de disposer de moyens d'existence suffisants en étant pris en charge financièrement par son père dans la maison duquel il réside, il n'apporte toutefois aucun élément de nature à l'établir. Enfin, l'intéressé est dépourvu de visa de long séjour en cours de validité. Dans ces conditions, le préfet de l'Aisne n'a pas commis d'erreur d'appréciation en retenant que l'intéressé ne justifie pas de la détention d'un visa de long séjour ni de moyens d'existence suffisants et que ses études ne présentent pas un caractère réel et sérieux. Par suite, le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 9 de la convention franco-congolaise précitée. En tout état de cause, pour refuser d'admettre au séjour
M. B, le préfet de l'Aisne s'est également fondé, en application des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code précité, dont le requérant n'invoque pas la méconnaissance, sur le motif, établi par les pièces du dossier, tiré du défaut d'exécution de sa précédente mesure d'éloignement prononcée le 13 décembre 2021. Dès lors, le préfet de l'Aisne a pu légalement se fonder sur les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées pour lui refuser la délivrance d'un titre de séjour. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Aisne a entaché sa décision lui refusant un titre de séjour d'une erreur d'appréciation.
Sur la légalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
12. M. B se prévaut des dispositions de l'article L. 111-1 du code de l'éducation en application desquelles le droit à l'éducation est garanti à chacun. Ces dispositions ne sauraient toutefois faire obstacle à l'application, d'une part des stipulations citées au point 4 de l'article 9 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Congo signée le 31 juillet 1993, fixant les conditions auxquelles est subordonné le droit au séjour du ressortissant congolais qui souhaite suivre un enseignement en France et, d'autre part, des dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, citées au point 5, autorisant le préfet, par une décision motivée, à refuser le séjour à un étranger n'ayant pas satisfait à une précédente obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une méconnaissance du droit à l'éducation garanti par l'article L. 111-1 du code de l'éducation est inopérant et ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. M. B n'établit pas la réalité et l'intensité de liens particuliers avec la France et fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français en 2021. Dans ces conditions, alors même qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, la décision par laquelle le préfet de l'Aisne lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans n'est pas disproportionnée ni entachée d'une erreur d'appréciation, en l'absence de circonstances humanitaires y faisant, en l'espèce, obstacle.
15. En second lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que M. B est célibataire et sans enfants. L'intéressé n'établit pas la réalité et l'intensité de liens particuliers avec la France. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant soit dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard du but poursuivi et n'a pas méconnu les stipulations l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de leur méconnaissance doit donc être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me A et à la préfète de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
M. Le Gars, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 janvier 2025.
Le rapporteur,
Signé
V. Le Gars
Le président,
Signé
B. Boutou
La greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la préfète de l'Aisne, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026