mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403656 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SIMON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 septembre 2024 et le 4 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Peteytas, demande au juge des référés :
1°) d'assortir, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, la mesure d'injonction prononcée à l'article 2 de son ordonnance n°2401397 rendue le 30 avril 2024 d'une astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- la préfète de l'Oise fait montre d'une résistance abusive pour exécuter l'ordonnance rendue le 30 avril 2024 dès lors qu'elle n'a satisfait le 27 septembre 2024 à l'injonction de délivrance d'un document provisoire de séjour prescrite par cette ordonnance qu'à la suite de l'introduction de la présente requête ;
- cette circonstance et celle que la somme de 1 000 euros mise à la charge de l'Etat sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative n'a toujours pas été versée justifient qu'il soit de nouveau fait application des dispositions de cet article.
Par un mémoire enregistré le 3 octobre 2024 la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que le 24 septembre 2024, avec un retard imputable à l'accroissement de la charge de travail des services instructeurs, elle a déféré à l'injonction qui lui a été faite en délivrant à M. B une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 23 décembre 2024 et qu'elle a accédé à la demande de délivrance du titre de séjour sollicité, qui est en cours de fabrication.
Vu :
- l'ordonnance n°2401397 du 30 avril 2024 du juge des référés ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Binand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique du 7 octobre 2024 à 14h30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, en présence de Mme Grare, greffière :
- le rapport de M. Binand, juge des référés ;
- et les observations de M. B qui reprend les moyens et arguments déjà exposés dans ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-4 du code de justice administrative : " Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ". Si l'inexécution totale ou partielle d'une décision rendue par une juridiction administrative est, en principe, régie par les procédures définies respectivement par les articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative, l'existence de telles procédures ne fait pas, par elle-même, obstacle à ce que la partie intéressée demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-4 du même code, de compléter la mesure restée sans effet par une astreinte destinée à en assurer l'exécution.
2. M. B, ressortissant de la République démocratique du Congo né le 4 juillet 1985, a demandé à la préfète de l'Oise le renouvellement de la carte pluriannuelle de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valide jusqu'au 21 janvier 2023 qui lui avait été délivrée. Par l'article 1er de l'ordonnance du 30 avril 2024 rendue sous le n°2401397, le juge des référés du tribunal a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus opposée par la préfète de l'Oise à cette demande et, par l'article 2 de cette ordonnance, a enjoint à l'autorité préfectorale de procéder au réexamen de la situation de M. B, dans un délai d'un mois et de lui délivrer sans délai un récépissé l'autorisant à travailler valable pendant la durée de ce réexamen. M. B, qui soutient ne s'être vu délivrer ni le titre de séjour sollicité ni un document provisoire de séjour, en dépit de ses démarches auprès de l'administration, a saisi le juge des référés le 17 septembre 2024 sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative afin que la mesure d'injonction prononcée soit assortie d'une astreinte en vue d'assurer son exécution.
3. Il est constant que M. B s'est vu délivrer le 27 septembre 2024, après communication de la présente requête à la préfète de l'Oise, un document provisoire de séjour valable jusqu'au 23 décembre 2024 et que l'autorité préfectorale a achevé le même jour le réexamen de la situation du requérant, puisqu'elle a décidé, comme il ressort de ses écritures et des pièces qui y sont jointes, de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 26 septembre 2026, qui est en cours de fabrication. Dans ces conditions, les conclusions de la requête présentées au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, qui, dans les circonstances de l'espèce, doit être regardé comme la partie perdante, le versement à M. B d'une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant à l'application des dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 800 euros à M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète de l'Oise.
Fait à Amiens, le 23 octobre 2024.
Le juge des référés,
: signé :
C. Binand
La République mande et ordonne à la préfète de l'Oise, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2403656
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026