mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2403805 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | NOUBLANCHE-VEYER |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal les 30 septembre et 23 octobre 2024, sous le n° 2403805, M. A B, représenté par Me Noublanche-Veyer, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) la suspension de l'exécution de la décision en date du 22 mai 2024 par laquelle la la préfète de l'Oise lui a notifié la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre la restitution de son permis de conduire dans les quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient :
- que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies dès lors qu'il a besoin de son permis de conduire résidant dans un secteur mal desservi par les transports en commun ;
- qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée en ce qu'elle n'a été prise que le 22 mai 2024 pour un accident survenu le 23 septembre 2023, qu'il n'a pas fait l'objet de poursuites et que ses observations n'ont pas été prises en compte.
Par mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle considère qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal les 3 et 23 octobre 2024, sous le n° 2403853, M. A B, représenté par Me Noublanche-Veyer, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) la suspension de l'exécution de la décision en date du 22 mai 2024 par laquelle la la préfète de l'Oise lui a notifié la suspension de son permis de conduire pour une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre la restitution de son permis de conduire dans les quinze jours de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient :
- que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies dès lors qu'il a besoin de son permis de conduire résidant dans un secteur mal desservi par les transports en commun ;
- qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée en ce qu'elle n'a été prise que le 22 mai 2024 pour un accident survenu le 23 septembre 2023, qu'il n'a pas fait l'objet de poursuites et que ses observations n'ont pas été prises en compte.
Par mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, la préfète de l'Oise conclut au rejet de la requête.
Elle considère qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu la décision attaquée.
Vu :
- la requête n° 2403811 enregistrée le 30 septembre 2024 par laquelle M. B demande l'annulation de la décision attaquée ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, dans les fonctions de juge des référés.
Les parties ayant été régulièrement convoquées à l'audience.
Après avoir présenté son rapport au cours de l'audience publique qui s'est tenue le
23 octobre 2024 à 14 heures, en présence de Mme Wrobel, greffière et entendu les observations de Me Noublanche-Veyer qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et insiste sur les circonstances l'ayant conduit à différer l'introduction de ses requêtes et ce qu'elle considère comme les irrégularités de la décision contestée ainsi que le contexte judiciaire de cette affaire.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1. Les requêtes, susvisées n°s 2403805 et 2403853 présentent à juger des questions communes et ont fait l'objet d'une même instruction. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin de suspension :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : "Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique ()." Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : "La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l 'urgence de l'affaire".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Il résulte de l'instruction que M. B a fait l'objet d'un procès-verbal le 23 septembre 2023 pour avoir causé un accident ayant entraîné la mort d'une personne ou ayant occasionné un dommage corporel. Le 7 mai 2024, la préfète de l'Oise l'informait de la mesure de suspension de permis envisagée à son encontre et, le 22 mai 2024, malgré ses observations formulées le 16 mai, prononçait à son encontre une mesure de suspension de son permis pour six mois à l'origine d'un recours gracieux le 4 juillet 2024. Si M. B soutient que la décision par laquelle la préfète de l'Oise a suspendu la validité de son permis de conduire porte une atteinte grave et immédiate à ses conditions d'existence s'agissant d'une personne ayant besoin de son permis de conduire dès lors qu'il réside dans un secteur mal desservi par les transports en commun et s'il n'est pas contredit que l'exécution de la décision litigieuse est susceptible de préjudicier à la situation de M. B, le requérant a seulement saisi le 30 septembre 2024 la juridiction d'une première requête en suspension d'une décision en date du 22 mai 2024 notifiée, selon ses propres déclarations, le 4 juin 2024. Dès lors, la condition d'urgence laquelle doit s'apprécier objectivement et globalement, n'est pas remplie. Par suite, les conclusions de la requête de M. B tendant à la suspension de la décision qu'il conteste doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquences, que celles aux fins d'injonction et bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes de M. B sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète de l'Oise.
Fait à Amiens, le 23 octobre 2024.
Le magistrat désigné, La greffière,
Signé: Signé :
G. Truy N. Wrobel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.-2403853
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026