jeudi 13 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404037 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DANDALEIX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 octobre 2024 et le 29 novembre 2024, Mme D, représentée par Me Dandaleix, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2024 par lequel le préfet de l'Aisne lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, lui a fait obligation de remettre son passeport et lui a interdit le retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Aisne, ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière, faute de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour qu'elle assortit ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entaché d'un défaut d'examen au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
En ce qui concerne la décision portant remise du passeport et de tout autre document d'identité ou de voyage :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français qu'elle assortit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2024, le préfet de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Fumagalli, conseiller ;
- et les observations de Me Nebot Illan substituant Me Dandaleix, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante gabonaise née le 15 juillet 1995 est entrée sur le territoire français 4 septembre 2008 selon ses déclarations. Sa situation au regard du droit au séjour a été régularisée le 3 juin 2015. Par la suite, Mme B a été titulaire d'une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale ", puis de deux cartes temporaires et de trois cartes de séjour pluriannuelle de deux ans. L'intéressée a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour le 25 juin 2024. Par un arrêté du 16 septembre 2024, dont Mme B demande l'annulation par la présente requête, le préfet de l'Aisne a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement, lui a fait obligation de remettre son passeport et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. Alain Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, à qui le préfet a donné délégation par un arrêté n°2024-35 du 2 juillet 2024, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture. Cet arrêté donne délégation à M. A à l'effet de signer " en toutes matières, tous arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Aisne ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, la décision litigieuse comporte l'énoncé des circonstances de droit et de fait qui la fondent. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
4. En troisième lieu, ainsi qu'il est dit au point 9, la requérante ne remplit pas les conditions tendant au renouvellement de sa carte pluriannuelle de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet de l'Aisne n'était pas dans l'obligation de saisir la commission du titre de séjour avant de prendre la décision attaquée. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
5. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Aisne n'aurait pas procédé à un examen complet et personnalisé de la situation de la requérante.
6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A l'exception de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention "salarié détaché ICT", prévue à l'article L. 421-26, et de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention "recherche d'emploi ou création d'entreprise", prévue à l'article L. 422-10, qui ne sont pas renouvelables, le renouvellement de la carte de séjour temporaire ou pluriannuelle est subordonné à la preuve par le ressortissant étranger qu'il continue de remplir les conditions requises pour la délivrance de cette carte () ". aux termes de l'article L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Est considéré comme résidant en France de manière habituelle l'étranger : 1° Qui y a transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux ; 2° Et qui y séjourne pendant au moins six mois au cours de l'année civile, durant les trois dernières années précédant le dépôt de la demande ou, si la période du titre en cours de validité est inférieure à trois ans, pendant la durée totale de validité du titre. ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que Mme B entretient une relation avec un compatriote résidant au Gabon, où elle se rend régulièrement. Il est, par ailleurs, constant que Mme B n'a pas d'enfant à charge et n'a pas d'activité professionnelle en France. Si la requérante se prévaut de la présence sur le territoire français de sa mère, de sa sœur et de son frère, en séjour régulier, elle n'établit pas l'intensité de ces liens avec ces derniers. Compte tenu de ces éléments, Mme B ne peut être regardée comme ayant transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la dernière carte de séjour pluriannuelle de Mme B lui a été délivrée le 29 juin 2022 et qu'elle était valable jusqu'au 28 juin 2024, soit pendant deux ans. Or, en se fondant sur les mentions figurant au passeport de Mme B, le préfet de l'Aisne a constaté que celle-ci avait séjourné au Gabon durant plus de six mois au cours de l'année 2023. Si la requérante relève que la décision attaquée retient, à tort, une date de retour en France le 31 mars 2023, et non le 20 février, après son premier séjour de l'année au Gabon, cette erreur matérielle n'a pas pour effet de remettre en cause le fait que la durée de résidence à l'étranger de l'intéressée a été supérieure à six mois durant l'année 2023. Dans ces conditions, Mme B doit être regardée comme ayant résidé habituellement à l'étranger au cours de la période de validité de sa dernière carte de séjour pluriannuelle, justifiant ainsi le refus opposé par le préfet. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme B se prévaut de l'ancienneté de son séjour et de ses liens familiaux en France. Toutefois, compte tenu de ce qui a été exposé au point 7, et alors, au surplus, que la requérante n'exerce pas d'activité professionnelle sur le territoire français, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de Mme B.
En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, la délégation de signature citée au point 2 s'étend aux décisions portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit, dès lors, être écarté.
11. En deuxième lieu, compte tenu de ce qui a été exposé aux points 2 à 9, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour.
12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 7, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 433-3-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En quatrième lieu, compte tenu de ce qui a été dit au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle de Mme B, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
15. En l'espèce, le préfet de l'Aisne a assorti la décision obligeant Mme B à quitter le territoire français d'une interdiction de retour. La décision attaquée vise les textes applicables, indique la date d'arrivé en France de l'intéressé et précise les motifs qui ont conduit le préfet à fixer la durée d'interdiction à un an. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant remise du passeport et de tout autre document d'identité ou de voyage :
16. En premier lieu, la délégation de signature dont bénéficiait le secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, citée au point 2, inclut la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
17. En deuxième lieu, la décision attaquée n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Ce moyen doit, en tout état de cause, être écarté.
18. En troisième lieu, compte tenu de ce qui a été exposé aux points 10 à 13, la requérante n'est pas fondée à se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
19. En dernier lieu, la décision litigieuse, qui se borne à ordonner à Mme B de remettre son passeport dans le cadre de la préparation de son éloignement, n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte, et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D et au préfet de l'Aisne.
Délibéré après l'audience du 30 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Lebdiri, président,
M. Richard, premier conseiller,
M. Fumagalli, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2025.
Le président,
signé
S. Lebdiri
Le rapporteur,
signé
E. Fumagalli La greffière,
signé
Z. Aguentil
La République mande et ordonne au préfet de l'Aisne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026