mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404056 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | HOMEHR |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 26 avril 2024, M. A B a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n° 2103713 rendu le 22 février 2024 par cette juridiction.
Par un courrier du 31 juillet 2024, l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Résidence du Parc de Nesle, représenté par Me Chalon, a indiqué que le jugement a été exécuté, trois arrêtés de placement en disponibilité d'office pour raison de santé, de placement en congé de maladie ordinaire et de refus de reconnaissance de la maladie professionnelle ayant été notifiés à M. B le 27 juillet 2024.
Par une lettre du 6 septembre 2024, la présidente du tribunal administratif a informé
M. B du classement administratif de sa demande.
Par une lettre enregistrée le 20 septembre 2024, M. B demande de prescrire par voie juridictionnelle les mesures d'exécution du jugement précité.
Par une ordonnance du 15 octobre 2024, la présidente du tribunal administratif d'Amiens a ordonné l'ouverture de la procédure juridictionnelle.
Par un mémoire enregistré le 23 octobre 2024, M. B demande au tribunal de prononcer une astreinte de 500 euros par jour à compter du 22 avril 2024 à l'EHPAD Résidence du Parc et de condamner ce dernier à lui verser une somme de 90 000 euros à titre de dommages-intérêts.
Il soutient que l'EHPAD a exécuté avec retard le jugement du 22 février 2024.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la demande de condamnation de l'EHPAD Résidence du Parc à verser des dommages-intérêts présentée par M. B était irrecevable dès lors qu'elle relève d'un litige distinct et ne relève pas de l'office du juge de l'exécution.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Boutou, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Menet, rapporteur public,
- et les observations de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par jugement n° 2103713 du 22 février 2024, le tribunal administratif d'Amiens, sur la requête de M. A B a d'une part, annulé les décisions du directeur de l'EHPAD Résidence du Parc de Nesle des 12 novembre 2020 et 1er mars 2021 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de ses maladies ainsi que les décisions des 12 novembre 2020, 5 décembre 2020, 6 janvier 2021 et 3 mars 2021 le plaçant à deux tiers de traitement et les décisions des 3 mars et 21 septembre 2021 le plaçant en disponibilité d'office ; d'autre part, le tribunal a enjoint à l'établissement de se prononcer à nouveau sur la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service des maladies de M. B et sur ses droits à congés en découlant dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Sur la demande de condamnation de l'EHPAD Résidence du Parc au versement de dommages-intérêts :
2. Il n'appartient pas au juge de l'exécution de statuer sur des demandes indemnitaires qui relèvent d'un litige distinct de celui qui lui est soumis. Par suite, les conclusions de M. B tendant à la condamnation de l'EHPAD Résidence du Parc à lui verser une indemnité de 90 000 euros sont irrecevables et doivent être rejetées.
Sur la demande d'exécution du jugement du 22 février 2024 :
3. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution./ Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
4. Il résulte de l'instruction que par une décision du 19 juillet 2024, notifiée le 27 juillet 2024, le directeur de l'EHPAD Résidence du Parc s'est à nouveau prononcé sur la demande d'imputabilité au service des maladies de M. B en opposant un refus à cette demande. Par une autre décision du même jour, notifiée le 27 juillet 2024, le directeur de l'EHPAD a statué sur les droits au congé maladie ordinaire consécutifs à ce refus. Enfin, par une troisième décision du 19 juillet 2024, notifiée le 27 juillet 2024, le directeur de l'EHPAD, en conséquence de ces autres décisions, a placé M. B en disponibilité d'office pour raison de santé. Par ces décisions, l'EHPAD doit être regardé comme ayant exécuté les mesures prescrites par le jugement du 22 février 2024. Si ces mesures ont été prises au-delà du délai de deux mois suivant la notification du jugement du 22 février 2024, qui a eu lieu le 23 février 2024, le requérant n'est toutefois pas fondé, en tout état de cause, à demander l'application d'une astreinte de 500 euros par jour de retard qui ne pourrait être fixée au plus tôt qu'à compter de la date à laquelle le tribunal statue sur la demande d'exécution et ses conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.
5. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution a perdu son objet et qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'astreinte de la requête de M. B.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B tendant au prononcé d'une astreinte de 500 euros par jour de retard.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) Résidence du Parc.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Boutou, président,
Mme Pierre, première conseillère,
Mme Sako, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 décembre 2024 .
Le président-rapporteur,
Signé
B. Boutou
L'assesseure la plus ancienne,
Signé
A-L. PierreLa greffière,
Signé
A. Ribière
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2 EXE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026