mardi 31 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404066 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET BARDON & DE FAY- Avocats Associés - BF2A |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 octobre 2024, Mme A C, représentée par Me Ledru, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution d'une part, de la décision du 20 septembre 2024, par laquelle la présidente du conseil départemental de l'Oise a retiré son agrément d'assistante maternelle et familiale, et d'autre part, de la décision du 25 septembre 2024, par laquelle la présidente du conseil départemental de l'Oise a prononcé son licenciement de ses fonctions d'assistante familiale ;
2°) d'enjoindre à la présidente du conseil départemental de l'Oise de procéder au rétablissement de cet agrément ;
Elle soutient que :
- la décision contestée crée une situation d'urgence, dès lors, d'une part, que la décision de licenciement l'empêche d'exercer son activité professionnelle, caractérisant un trouble dans ses conditions d'existence, et que, d'autre part, cette décision a pour effet de la placer dans une situation de précarité financière ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, dès lors qu'elle est entachée d'un défaut de base légale compte tenu de la mention de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et de l'absence de mention des dispositions de l'article L. 421-3 du même code ;
- la décision contestée méconnait le principe de présomption d'innocence ;
- la décision contestée méconnait les dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles et est disproportionnée dès lors que les faits reprochés ne sont pas de nature à justifier le retrait de son agrément et que son mari ne réside plus au domicile familiale le temps de l'enquête.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 octobre 2024, le département de l'Oise, représenté par Me de Faÿ, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de Mme B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n°2404087 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Thérain, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Thérain, juge des référés ;
- et celles de Me Belal-Cordebar, substituant Me de Faÿ, représentant le département de l'Oise, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués par Mme C et
ci-dessus visés n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. Il en va notamment ainsi du moyen tiré de ce que la décision méconnait les dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles ou serait disproportionnée, alors qu'il n'est notamment pas démontré que son époux, compte tenu des faits à raison desquels est intervenu la décision attaquée, ne résidait plus au domicile familial à sa date d'intervention.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions que la requérante présente sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles qu'elle présente sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du même code doivent, par conséquent, être également rejetées.
4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de faire droit aux conclusions que le département de l'Oise présente sur ce dernier fondement.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au département de l'Oise.
Fait à Amiens, le 31 décembre 2024.
Le président de la 3ème chambre,
Juge des référés,
Signé :
S. Thérain
La greffière,
Signé :
N. Wrobel
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026