mercredi 19 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2404553 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | TOURNAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Tournan, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 4 novembre 2024 par lequel la préfète de l'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé l'Égypte comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Oise de lui délivrer sans délai un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans un délai de dix jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de condamner l'État aux dépens ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnaît le principe selon lequel il doit être présumé innocent tant que sa culpabilité n'a pas été établie, dès lors qu'il est fondé sur les seules mentions contenues dans des fichiers de police ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la commission du titre du séjour n'a pas été préalablement saisie pour avis et qu'il réside sur le territoire français depuis plus de dix ans ;
- la préfète de l'Oise ne pouvait, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, se fonder sur le caractère incomplet de sa demande de titre de séjour pour la rejeter sans l'inviter préalablement à la compléter ;
- pour les mêmes raisons, l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- pour les mêmes raisons, il n'a pas été pris à l'issue d'un examen sérieux de sa situation personnelle ;
- il est insuffisamment motivé en fait, dès lors qu'il ne mentionne pas l'ensemble des éléments de sa situation personnelle et que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français n'a pas fait l'objet d'une motivation spéciale ;
- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors que son casier judiciaire est vierge et que les plaintes relatives aux faits de vol et de viol qui lui sont reprochés ont été classées sans suite par le ministère public ;
- pour les mêmes raisons, il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il dispose, en moyenne, de revenus supérieurs au montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance et que la préfète de l'Oise ne pouvait légalement faire état des revenus qu'il a perçus au cours des années antérieures aux cinq années précédant la date à laquelle il a été édicté ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors qu'il ne pourra pas bénéficier en Égypte d'un traitement adapté à sa pathologie et qu'il a vécu la majeure partie de sa vie sur le territoire français où il travaille et est propriétaire d'un logement ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée de disproportion, dès lors que son casier judiciaire est vierge.
Par une ordonnance en date du 8 janvier 2025, la clôture de l'instruction a été fixée, en dernier lieu, au 28 janvier 2025.
Un mémoire, enregistré le 29 janvier 2025, a été produit par le préfet de l'Oise postérieurement à la clôture de l'instruction et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2023-1216 du 20 décembre 2023 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Harang, rapporteur,
- les observations de Me Tournan, assistant M. A.
Une note en délibéré, présentée par M. A, a été enregistrée le 5 février 2025.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant égyptien né le 28 mars 1991, déclare être entré en France au cours de l'année 2007. Il a obtenu la délivrance d'une carte de séjour temporaire pour raisons de santé valable du 12 juin 2015 au 12 juin 2016, qui a été renouvelée à cinq reprises. Le 4 juillet 2023, il a sollicité la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ", cette demande valant également, en application des dispositions de l'article R. 426-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, demande de renouvellement du titre de séjour précédemment acquis. Par un arrêté du 4 novembre 2024, dont M. A demande l'annulation, la préfète de l'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé l'Égypte comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE " :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 2° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer la carte de résident prévue aux articles L. 423-11, L. 423-12, L. 424-1, L. 424-3, L. 424-13, L. 424-21, L. 425-3, L. 426-1, L. 426-2, L. 426-3, L. 426-6, L. 426-7 ou L. 426-10 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; / 3° Lorsqu'elle envisage de retirer le titre de séjour dans le cas prévu à l'article L. 423-19 ; / 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 ; / 5° Lorsqu'elle envisage de refuser le renouvellement ou de retirer une carte de séjour pluriannuelle ou une carte de résident dans le cas prévu à l'article L. 412-10 ".
3. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que M. A a présenté une demande de carte de résident sur le seul fondement des dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, d'autre part, que la préfète de l'Oise n'a pas examiné d'office s'il pouvait prétendre à une telle carte de résident sur le fondement d'une autre disposition de ce code, de sorte que l'intéressé ne saurait utilement soutenir que l'arrêté attaqué, en tant qu'il lui refuse cette délivrance, aurait été pris à l'issue d'une procédure irrégulière en raison de l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour.
4. En deuxième lieu, si M. A soutient qu'il aurait dû être invité par les services de la préfecture à produire des pièces complémentaires conformément à l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, il ne ressort toutefois pas de l'arrêté attaqué que sa demande de carte de résident aurait été rejetée au motif que son dossier était incomplet.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". En vertu de leurs termes même, ces dispositions ne peuvent pas être utilement invoquées à l'encontre d'une décision de refus de titre de séjour, qui est prise en réponse à une demande formulée par l'intéressé.
6. La décision portant refus de délivrance d'une carte de résident a été prise sur une demande de M. A formée auprès de la préfecture de l'Oise le 4 juillet 2023, de sorte qu'il n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance de la procédure prévue par les dispositions précitées, qui ne lui étaient pas applicables.
7. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. A.
8. En cinquième lieu, la décision attaquée, qui n'avait pas à mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. A, énonce avec une précision suffisante les circonstances de fait sur lesquelles elle se fonde, de sorte que l'intéressé, à sa seule lecture, a été mis à même d'en connaître les motifs et, le cas échéant, de les contester utilement.
9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui justifie d'une résidence régulière ininterrompue d'au moins cinq ans en France au titre d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident, de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins et d'une assurance maladie se voit délivrer () une carte de résident portant la mention "résident de longue durée-UE" d'une durée de dix ans. / () Les ressources mentionnées au premier alinéa doivent atteindre un montant au moins égal au salaire minimum de croissance. Sont prises en compte toutes les ressources propres du demandeur, indépendamment des prestations familiales et des allocations prévues à l'article L. 262-1 du code de l'action sociale et des familles ainsi qu'aux articles L. 5423-1, L. 5423-2 et L. 5423-3 du code du travail. / () ". Aux termes de l'article R. 431-11 de ce code : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Selon l'annexe 10 au code précité, les pièces à joindre à une demande de carte de résident présentée sur le fondement de l'article L. 426-17 du même code comportent, notamment, les " justificatifs de vos ressources ou de celles de votre couple si vous êtes mariés (à l'exclusion des prestations sociales ou allocations), qui doivent être suffisantes, stables et régulières sur les 5 dernières années (bulletins de paie, avis d'imposition, attestation de versement de pension, contrat de travail, attestation bancaire, revenus fonciers, etc.) ".
10. Si M. A justifie de ressources stables, régulières et suffisantes pour subvenir à ses besoins au titre des années 2020 à 2023, il ne ressort pas des pièces du dossier que tel serait également le cas s'agissant de l'année 2024 pour laquelle le montant de ses revenus, qui varie au demeurant de manière significative d'un mois à l'autre, se situe nettement en-deçà du montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance tel que fixé par les dispositions du décret susvisé du 20 décembre 2023. Ce motif justifie, à lui seul, la décision de la préfète de l'Oise de refuser à M. A la délivrance de la carte de résident mentionnée aux dispositions précitées de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Si M. A se prévaut de sa présence continue sur le territoire français depuis son entrée irrégulière au cours de l'année 2007, il ne l'établit pas par les pièces qu'il produit. Par ailleurs, la décision portant refus de délivrance d'une carte de résident n'a pas, par elle-même, pour effet de faire obstacle à la poursuite du suivi médical dont l'intéressé bénéficie en France. En outre, le requérant, qui ne conteste pas ne pas être dépourvu de toute attache familiale en Égypte où il a vécu à tout le moins jusqu'à l'âge de seize ans, n'établit ni même n'allègue avoir de telles attaches sur le territoire français. Dans ces conditions, nonobstant la circonstance qu'il justifie de ses efforts d'intégration professionnelle et qu'il soit propriétaire de son logement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, M. A n'est pas fondé à soutenir que la préfète de l'Oise aurait commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation, dont la mise en œuvre n'implique au demeurant pas la délivrance d'une carte de résident.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ".
En ce qui concerne les décisions portant refus de délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
15. Aux termes de l'article R. 426-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La demande de délivrance de la carte de résident portant la mention "résident de longue durée-UE" prévue à l'article L. 426-17 vaut demande de renouvellement du titre de séjour précédemment acquis ". Aux termes de l'article L. 425-9 de ce code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. () ". Aux termes de l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire () peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".
16. Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l'Oise a refusé le renouvellement de la carte de séjour temporaire pour raisons de santé précédemment acquise par M. A au seul motif que le comportement de l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public. Toutefois, d'une part, si le requérant a été convoqué, le 10 juin 2024, au commissariat de police d'Asnières-sur-Seine afin d'être entendu, dans le cadre d'une audition libre, pour des faits de viol commis entre le 24 juillet et le 2 septembre 2020 par une personne étant ou ayant été conjoint ou concubin de la victime ou partenaire lié à celle-ci par un pacte civil de solidarité, il ressort des pièces du dossier que cette procédure a été classée sans suite le 26 juin 2024 au motif qu'aucune infraction n'était caractérisée. D'autre part, il n'est pas établi que M. A aurait commis, le 3 février 2024, les faits de vol pour lesquels il a ensuite été interpellé, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que cette procédure a également été classée sans suite et que l'intéressé conteste la matérialité des faits qui lui sont reprochés. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que la préfète de l'Oise a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision portant refus de délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", ainsi que, par voie de conséquence, des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
18. L'exécution du présent jugement implique seulement, mais nécessairement, que le préfet de l'Oise, d'une part, réexamine la demande de renouvellement du titre de séjour pour raisons de santé que M. A doit être regardé, en application des dispositions de l'article R. 426-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, comme ayant présentée concomitamment à sa demande de délivrance d'une carte de résident et, d'autre part, délivre sans délai à l'intéressé, dans cette attente et en application des dispositions de l'article L. 614-16 du même code, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Il y a lieu, dès lors, de lui enjoindre d'y procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. D'une part, la présente instance n'ayant donné lieu à aucuns dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées par M. A à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.
20. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté de la préfète de l'Oise du 4 novembre 2024 est annulé, sauf en ce qu'il a refusé à M. A la délivrance d'une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ".
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Oise de réexaminer, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, la demande de renouvellement de titre de séjour pour raisons de santé présentée par M. A et de lui délivrer, sans délai, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'État versera à M. A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de l'Oise.
Délibéré après l'audience du 5 février 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Thérain, président,
- M. Truy, premier conseiller honoraire,
- M. Harang, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2025.
Le rapporteur,
signé
J. HarangLe président,
signé
S. Thérain
La greffière,
signé
S. Chatellain
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026