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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2404901

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2404901

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2404901
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMILEO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 décembre 2024 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le Mali comme pays de destination, prononçant une interdiction de retour d’un an et l’assignant à résidence. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance de motivation, du défaut d’examen particulier, de l’erreur de fait concernant le passeport et la demande d’asile, ainsi que de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a jugé que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), notamment les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4. En conséquence, le tribunal a également refusé d’admettre M. A au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a rejeté ses demandes d’injonction et de frais

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 et 30 décembre 2024 sous le n° 2404902, M. B A, représenté par Me Mileo, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'ordonner la communication du dossier en vertu de l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

3°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Mali comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

4°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Méru (60110) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure ;

5°) d'enjoindre au préfet territorialement, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

6°) d'enjoindre au préfet de l'Oise de procéder à l'effacement de ses données du système d'information Schengen ;

7°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision a été prise par une autorité incompétente faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- la décision ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son signataire, et sa signature est illisible, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision n'a pas été notifiée de manière régulière ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation en vérifiant notamment son droit au séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité, alors qu'il dispose d'un passeport ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il n'est pas demandeur d'asile ;

- la décision méconnait les dispositions des articles L. 521-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation en ce qu'il a considéré qu'il n'était pas en possession d'un document d'identité ou de voyage et ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité, alors qu'il dispose d'un passeport ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il ne présente pas de garanties de représentation et qu'il ne justifie pas d'un domicile stable alors qu'il réside de longue date chez M. C A au 25 rue des Ruffins à Montreuil, qu'il justifie de son identité par un passeport en cours de validité, ne représente aucune menace pour l'ordre public et n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour au Mali, qu'il a quitté en raison de persécutions et alors qu'il a déposé une demande d'asile ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est présent en France depuis cinq ans, qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public, qu'il a exprimé sa volonté de retourner en Espagne et n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision a été prise par une autorité incompétente faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- la décision ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son signataire, et sa signature est illisible, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il ne s'est pas vu remettre le formulaire prévu par l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision est insuffisamment motivée s'agissant du lieu de son domicile ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation dès lors que le préfet ne caractérise aucune perspective raisonnable d'éloignement et n'a pas tenu compte du lieu de son domicile effectif à Montreuil, qu'il ne pouvait ignorer ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a été assigné dans un département autre que celui dans lequel il a son domicile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la fixation des conditions d'exécution de la mesure d'assignation à résidence lesquelles sont matériellement impossibles à respecter compte tenu de son lieu d'habitation et eu égard par ailleurs au coût des transports en commun.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 décembre 2024, le préfet de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est pas motivée, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

II. Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 et 30 décembre 2024 sous le n° 2404901, M. B A, représenté par Me Mileo, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'ordonner la communication du dossier en vertu de l'article L. 613-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

3°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Mali comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

4°) d'annuler l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Méru (60110) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure ;

5°) d'enjoindre au préfet territorialement, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;

6°) d'enjoindre au préfet de l'Oise de procéder à l'effacement de ses données du système d'information Schengen ;

7°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- la décision a été prise par une autorité incompétente faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- la décision ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son signataire, et sa signature est illisible, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision n'a pas été notifiée de manière régulière ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation en vérifiant notamment son droit au séjour, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité, alors qu'il dispose d'un passeport ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il n'est pas demandeur d'asile ;

- la décision méconnait les dispositions des articles L. 521-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- le préfet a commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité, alors qu'il dispose d'un passeport ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant qu'il ne présente pas de garanties de représentation et qu'il ne justifie pas d'un domicile stable alors qu'il réside de longue date chez M. C A au 25 rue des Ruffins à Montreuil, qu'il justifie de son identité par un passeport en cours de validité, ne représente aucune menace pour l'ordre public et n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour au Mali, qu'il a quitté en raison de persécutions et alors qu'il a déposé une demande d'asile ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il est présent en France depuis cinq ans, qu'il ne représente aucune menace pour l'ordre public, qu'il a exprimé sa volonté de retourner en Espagne et n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement.

Sur la décision portant assignation à résidence :

- la décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision a été prise par une autorité incompétente faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- la décision ne comporte pas les nom, prénom et qualité de son signataire, et sa signature est illisible, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- la décision a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors qu'il ne s'est pas vu remettre le formulaire prévu par l'article R. 732-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision est insuffisamment motivée s'agissant du lieu de son domicile ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation dès lors que le préfet ne caractérise aucune perspective raisonnable d'éloignement et n'a pas tenu compte du lieu de son domicile effectif à Montreuil, qu'il ne pouvait ignorer ;

- la décision méconnait les dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a été assigné dans un département autre que celui dans lequel il a son domicile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans la fixation des conditions d'exécution de la mesure d'assignation à résidence lesquelles sont matériellement impossibles à respecter compte tenu de son lieu d'habitation et eu égard par ailleurs au coût des transports en commun.

Par un mémoire en défense enregistré le 26 décembre 2024, le préfet de l'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'est pas motivée, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par une décision du 8 janvier 2025 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, dans le cadre de l'instance n° 2404902, pour les procédures relatives à la contestations des deux arrêtés attaqués du 10 décembre 2024 du préfet de l'Oise.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les requêtes relevant des procédures mentionnées aux articles L. 352-4, L. 352-5, L. 352-6, L. 352-8, L. 352-9, L. 614-1 et suivants, L. 732-8, L. 743-20, L. 754-4, L. 754-5, L. 753-7 et suivants, L. 572-4, L. 572-5, L. 572-6, L. 752-5, L. 752-6, L. 752-11 et L. 752-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Wavelet, magistrat désigné.

La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel des affaires à l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien né le 2 février 1994, déclare être entré sur le territoire français le 5 août 2019. A la suite de son interpellation et de son placement en retenue administrative pour vérification de son droit de séjour, le préfet de l'Oise, par un arrêté du 10 décembre 2024, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Mali comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un second arrêté du même jour, le préfet du même département l'a assigné à résidence sur le territoire de la commune de Méru (60110) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure. Par les requêtes n° 2404901 et 2404902 qu'il y a lieu de joindre pour qu'il y soit statué par un même jugement, M. A demande l'annulation des deux arrêtés du préfet de l'Oise du 10 décembre 2024.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence () / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".

3. M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 8 janvier 2025 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire d'Amiens. Dans ces conditions, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin de communication du dossier :

4. Les affaires sont en état d'être jugées, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'ensemble des pièces sur lesquelles s'est fondé le préfet de l'Oise pour prendre les décisions contestées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

5. Les requêtes comportent des conclusions et moyens, lesquels peuvent au demeurant être présentés jusqu'à la clôture de l'instruction à l'audience. Elles sont ainsi motivées de sorte que la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative doit, en tout état de cause, être écartée.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, l'arrêté contesté a été signé par M. Frédéric Bovet, secrétaire général de la préfecture de l'Oise, sous-préfet de Beauvais, lequel disposait pour ce faire d'une délégation de signature du préfet de l'Oise en date du 25 novembre 2024 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci ".

8. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort de l'arrêté attaqué que celui-ci comporte les nom, prénom et qualité de son signataire ainsi que sa signature lisible, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées manque en fait et doit être écarté.

9. En troisième lieu, M. A ne peut utilement soutenir que l'arrêté attaqué n'a pas été notifié de manière régulière dès lors que les conditions de notification d'une décision administrative n'ont aucune incidence sur sa légalité.

10. En quatrième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, la décision attaquée cite le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application, ainsi que la circonstance que l'intéressé ne peut justifier des conditions de son entrée régulière alléguée en France et qu'il n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité, de sorte que l'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée.

11. En cinquième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort ni de l'arrêté attaqué, qui fait notamment état de ce que l'intéressé ne justifie pas d'un plein droit au séjour en France, ni des autres pièces du dossier, que le préfet de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision attaquée.

12. En sixième lieu, dès lors que l'autorité administrative ne s'est pas fondée sur ces motifs pour décider de la mesure d'éloignement attaquée, le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet de l'Oise aurait commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité et qu'il n'est pas demandeur d'asile.

13. En septième lieu, aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. () ".

14. Il ressort des pièces du dossier que le requérant a présenté une première demande d'asile le 15 octobre 2019, qui a été renouvelée le 17 février 2020. Par ailleurs il ne ressort pas des pièces du dossier et n'est pas même allégué que le requérant aurait renouvelé récemment sa demande, notamment lors de son audition par les services de police, et qui serait encore en cours d'examen. Aussi en se bornant à soutenir qu'il a sollicité l'asile à son arrivée en France en 2019, qu'il a fait l'objet d'une procédure dite " Dublin " et qu'il incombait à l'administration soit d'enregistrer sa demande d'asile si le délai imparti pour le transférer était expiré, soit de le transférer à destination de l'Etat responsable de sa demande d'asile, M. A n'établit en tout état de cause pas que le préfet de l'Oise aurait méconnu les dispositions précitées en décidant de l'obliger à quitter le territoire français.

15. En huitième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

16. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui déclare être entré en France le 5 août 2019, à l'âge de 25 ans, est célibataire sans enfant à charge et qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En outre, l'intéressé a déclaré lors de son audition par les services de police que sa mère réside toujours au Mali et n'établit ni ses allégations selon lesquelles son père est décédé, ni qu'il entretient des relations régulières avec sa tante qui résiderait en France. Par ailleurs, l'intéressé est sans emploi et ressources légales et ne justifie pas d'une intégration particulière en France. Dans ces conditions, eu égard notamment à la situation personnelle et familiale du requérant, le préfet de l'Oise ne peut être regardé en l'espèce comme ayant porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la mesure d'éloignement a été prise, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.

18. En deuxième lieu, la décision cite les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celles de l'article L. 612-3 du même code, dont elle fait application, et fait notamment état de ce que le requérant, d'une part, ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, ce qui correspond au cas prévu au 1° de l'article L. 612-3 du code précité, d'autre part, qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes en ce qu'il ne peut justifier de la possession de documents d'identité ou de voyage en cours de validité et que l'effectivité et la stabilité de son logement ne sont pas avérés, motifs prévus au 8° du même article, et qu'ainsi le risque de soustraction à la mesure d'éloignement peut être regardé comme établi. Par suite la décision est suffisamment motivée et le moyen tiré de l'insuffisante motivation du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire doit être écarté.

19. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort ni de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision attaquée, la circonstance qu'il a considéré qu'il n'était pas en possession d'un document d'identité ou de voyage et ne justifiait pas d'une résidence effective et permanente n'étant pas en l'espèce de nature à révéler un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.

20. En quatrième lieu, dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que le préfet aurait pris légalement la même décision en se fondant uniquement sur la circonstance que le requérant ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour, ce qui correspond au cas prévu au 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la circonstance que l'autorité administrative aurait commis une erreur de fait en considérant qu'il ne dispose pas d'un document d'identité ou de voyage en cours de validité est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

21. En cinquième et dernier lieu, pour le même motif que celui exposé au point précédent, la circonstance que le préfet a considéré qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes en ce qu'il ne justifie pas d'un domicile stable alors qu'il réside de longue date chez M. C A au 25 rue des Ruffins à Montreuil, qu'il justifie de son identité par un passeport en cours de validité, ne représente aucune menace pour l'ordre public et n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, de sorte que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

22. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.

23. En deuxième lieu, la décision attaquée cite les articles L. 612-12 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et mentionne que le requérant est de nationalité malienne, qu'il n'est pas demandeur d'asile et qu'il ne justifie pas de motifs sérieux et avérés de croire que sa vie ou sa liberté serait menacée dans son pays d'origine ou qu'il y serait exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.

24. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort ni de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision attaquée.

25. En quatrième et dernier lieu, en se bornant à soutenir qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour au Mali, qu'il a quitté en raison de persécutions qu'il dit avoir subies et alors qu'il a déposé une demande d'asile, sans préciser davantage ses allégations, qui ne sont pas circonstanciées et qui ne sont par ailleurs assorties d'aucune pièce de nature à les établir, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

26. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire ne sont pas entachées d'illégalité. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français doit être écarté.

27. En deuxième lieu, la décision mentionne l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle fait application et fait état, d'une part, de ce que l'intéressé ne justifie d'aucune considération humanitaire de nature à justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour, d'autre part, de ce que l'intéressé est présent en France depuis le 5 août 2019, que la durée de son séjour n'est pas particulièrement importante, qu'il est dépourvu d'attache familiale proche en France, qu'il ne justifie pas d'une intégration particulière dans la société française, que ses liens avec la France ne sont pas particulièrement anciens, intenses et stables, qu'il n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'il n'est pas défavorablement connu et que sa présence ne semble pas présenter de menace particulière pour l'ordre public. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision attaquée doit ainsi être écarté.

28. En troisième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort ni de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de l'Oise n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle avant de prendre la décision attaquée.

29. En quatrième et dernier lieu, s'il ressort des pièces du dossier que le requérant est certes présent en France depuis plus de cinq ans à la date de la décision attaquée, qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public et n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement, sa volonté de retourner en Espagne telle qu'il l'a exprimée lors de son audition par les services de police n'apparait pas vraisemblable dès lors qu'il a également indiqué au cours de cette même audition qu'il aimerait rester en France et régulariser sa situation. Par ailleurs, il ne justifie pas de circonstances humanitaires de nature à justifier que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Enfin, eu égard à sa situation personnelle et familiale tenant à ce qu'il est dépourvu d'attache familiale proche en France, qu'il ne justifie pas d'une intégration particulière dans la société française et que ses liens avec la France ne sont pas particulièrement anciens, intenses et stables, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français, fixée à un an, n'apparait pas disproportionnée. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Oise aurait commis une erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.

30. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposé en défense, les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise a obligé M. A à quitter le territoire français sans délai, a fixé le Mali comme pays de destination en cas d'exécution d'office de cette mesure et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions afférentes à fin d'injonction.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

31. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ". Aux termes de l'article R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / () ".

32. En l'espèce, l'arrêté attaqué a assigné l'intéressé à résidence sur la commune de Méru dans l'Oise, lieu de son interpellation, pour une durée de quarante-cinq jours, l'a obligé à se présenter trois fois par semaine à la gendarmerie de Méru et lui a fait interdiction de sortir du département de l'Oise sans autorisation. Il ressort cependant des pièces du dossier, en particulier d'une attestation établie le 12 décembre 2024 par laquelle M. C A indique héberger le requérant à titre gratuit à son domicile situé au 25 rue des Ruffins à Montreuil dans le département de la Seine-Saint-Denis depuis le 1er janvier 2021, laquelle est corroborée notamment par un relevé de livret d'épargne du 17 octobre 2024 indiquant le nom du requérant et son adresse " chez M. A C, étage 1, 25 rue des Ruffins 93100 Montreuil ", que le requérant réside dans le département de la Seine-Saint-Denis. Il s'ensuit que M. A est fondé à soutenir que l'arrêté l'assignant à résidence à Méru et fixant les modalités d'exécution de cette mesure dans le département de l'Oise est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions précitées.

33. Il résulte ainsi de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête n° 2404901, que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise l'a assigné à résidence sur la commune de Méru pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure.

Sur les frais liés au litige :

34. M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et sous réserve que Me Mileo, avocate de M. A, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Mileo de la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. A tendant à être admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du 10 décembre 2024 par lequel le préfet de l'Oise a assigné à résidence

M. A sur la commune de Méru pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure est annulé.

Article 3 : L'Etat versera à Me Mileo la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Article 4 : Le surplus des conclusions des requêtes n°s 2404901 et 2404902 présentées par M. A est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de l'Oise et à Me Mileo.

Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

Signé

F. Wavelet

La greffière,

Signé

V. Martinval

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

2 et 240490

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