vendredi 13 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2500093 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PELGRIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 15 janvier 2025, la première vice-présidente du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a transmis au tribunal administratif d'Amiens la requête et le mémoire de M. B A, initialement enregistrés les 18 novembre et 27 novembre 2024.
Par cette requête et ce mémoire, enregistrés au greffe du tribunal le 15 janvier 2025 et un mémoire enregistré 5 juin 2025, qui n'a pas été communiqué, M. B A, représenté par Me Pelgrin demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 septembre 2024 par laquelle le ministre des armées a rejeté son recours préalable obligatoire contre la décision implicite de rejet née le
4 mars 2024 qui a été opposée à la demande de démission à effet du mois d'octobre 2024 présentée par courrier du 4 janvier 2024 ;
2°) d'enjoindre au ministre des armées de procéder au réexamen de sa situation à compter de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- ce refus est entaché d'un vice de procédure et est insuffisamment motivé ;
- il n'est pas fondé sur des considérations tenant à l'intérêt du service, dès lors qu'il n'est plus affecté effectivement à des fonctions répondant aux besoins opérationnels et assurés par un effectif restreint ;
- il méconnaît l'article L. 4139-13 du code de la défense et de l'article 37 du décret du 12 septembre 2008 applicable à sa situation statutaire, en l'absence de dépassement, au 4 janvier 2024, date de sa demande, du quota de 5% au-delà duquel l'acceptation de la démission n'est pas de droit ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 mai 2025 le ministre des armées conclut à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.
Il fait valoir que, par un arrêté du 9 mai 2025, la demande de démission de M. A a été acceptée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête / ()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; ".
2. Il est constant que le ministre des armées a accepté par un arrêté du 9 mai 2025, la démission de M. A, qui doit ainsi être regardé comme ayant obtenu la satisfaction de ses demandes devant le juge de l'excès de pouvoir tendant à l'annulation du refus qui lui avait été initialement opposé et au réexamen de sa situation par l'administration. Par suite, les conclusions de la requête de M. A présentées à ce titre ont perdu leur objet en cours d'instance et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, qui doit être regardé comme la partie perdante dans la mesure de la satisfaction obtenue par le requérant, le versement d'une somme de 1 000 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A à fin d'annulation et d'injonction.
Article 2 : L'Etat versera à M. A une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre des armées.
Fait à Amiens, le 13 juin 2025.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
C. Binand
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026