lundi 3 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2500140 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | HOMEHR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 janvier 2025 et 24 janvier 2025, M. A C, alors détenu au centre pénitentiaire de Laon, représenté par Me Homehr, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel le préfète de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision d'obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- cette décision est entachée d'un vice de procédure, faute pour la préfète de l'Aisne de justifier du respect de la procédure préalable prévue au I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- elle est entachée d'erreur de qualification juridique en ce qu'il ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- cette décision est entachée d'erreur de qualification juridique des faits en ce qu'il n'existe aucun risque de soustraction ;
- la préfète de l'Aisne s'est crue à tort en situation de compétence liée en ce qu'elle n'a pas pris en compte les circonstances particulières qui auraient pu justifier un délai de départ volontaire ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire ;
- la préfète de l'Aisne n'a pas pris en compte les quatre critères évoqués à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision porte atteinte à sa vie privée et familiale, est disproportionnée et entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle porte atteinte aux intérêts supérieurs de ses enfants.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 janvier 2025, la préfète de l'Aisne conclut au rejet de la requête. Elle soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Parisi, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues à l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 janvier 2025 :
- le rapport de Mme Parisi, magistrate désignée,
- les observations de Me Porcher, substituant Me Homehr, avocat désigné d'office représentant M. C qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant du Monténégro né le 1er avril 1989, demande l'annulation de l'arrêté du 14 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Aisne lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination en cas d'exécution d'office de la mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de trois ans.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. L'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique dispose : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence () / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. Alain Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, qui a reçu à cet effet une délégation de signature de la préfète de l'Aisne par arrêté du 25 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il résulte des termes de l'arrêté attaqué, confirmés par les écritures en défense de la préfète de l'Aisne, que, pour prendre la décision attaquée, la préfète s'est appuyée sur les condamnations figurant au bulletin n° 2 du casier judiciaire de l'intéressé, d'ailleurs versé au dossier, et non, comme M. C le soutient, sur le fichier de traitement des antécédents judiciaires ou un autre fichier pour la consultation duquel le requérant aurait dû être informé au préalable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, qui ne concerne pas la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire, doit être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, pour obliger M. C à quitter le territoire français, la préfète de l'Aisne s'est fondée sur la circonstance qu'entre 2007 et 2023, l'intéressé a fait l'objet de trois condamnations ayant toutes donné lieu à des peines d'emprisonnement pour des faits de faux et usage de faux document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, de conduite d'un véhicule sans permis en récidive, et d'homicide involontaire par conducteur d'un véhicule terrestre à moteur commis avec au moins deux circonstances aggravantes. Compte tenu de la persistance des condamnations prononcées à l'encontre de M. C et du caractère récent et particulièrement grave de la dernière d'entre elle, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète a commis une erreur de qualification juridique en retenant que son comportement constitue une menace à l'ordre public. Un tel moyen doit donc être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
8. M. C soutient qu'il réside sur le territoire français depuis 2004, et se prévaut de sa situation familiale, en concubinage et père de cinq enfants, sans toutefois l'établir à défaut de production de toute pièce à l'appui de ses allégations. S'il ressort des termes de l'arrêté attaqué que l'intéressé a été titulaire d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " valable du 31 mai 2022 au 30 mai 2023, ces seuls éléments ne suffisent pas à caractériser une intégration particulière sur le territoire français alors qu'il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que le comportement de M. C constitue une menace à l'ordre public et alors au demeurant qu'il n'apporte aucune pièce à l'appui de ses allégations et qu'il ne justifie ni se prévaut d'aucune insertion professionnelle particulière en France et ce malgré l'ancienneté de séjour dont il se prévaut. Dans ces conditions, M. C ne justifie pas, en dépit de la durée de son séjour sur le territoire français, d'une intégration ancienne, stable et intense sur le territoire français. Par suite, c'est sans méconnaitre l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni entacher sa décision d'erreur manifeste d'appréciation que la préfète de l'Aisne a pu lui faire obligation de quitter le territoire français. De tels moyens doivent donc être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement que M. C ne justifie pas d'une intégration ancienne, stable et intense sur le territoire français. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Un tel moyen doit donc être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
11. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement que le comportement de M. C constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, et alors qu'il résulte de l'instruction que la préfète aurait pris la même décision si elle ne s'était fondée que sur les dispositions du 1° de l'article L. 612-2 précitées, M. C n'est pas fondé à soutenir qu'il n'existe aucun risque qu'il se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, ni que la préfète de l'Aisne s'est crue en situation de compétence liée pour refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. De tels moyens doivent donc être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
13. En deuxième lieu, en vertu de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision d'interdiction de retour, distincte de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être motivée. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Il ressort des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
15. Pour prononcer à l'encontre de M. C une mesure d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, la préfète de l'Aisne a indiqué, en se référant explicitement à chacun des quatre critères mentionnés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'elle a citées, la date à laquelle l'intéressé a déclaré être arrivé sur le territoire français, l'absence de justification d'une intégration notable et de liens effectifs personnels en France et la circonstance que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne tient pas compte des quatre critères fixés par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Un tel moyen doit donc être écarté.
16. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement que M. C ne justifie pas de son intégration ancienne, stable et intense sur le territoire français. Dans ces conditions, la préfète de l'Aisne n'a pas, en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni entaché sa décision d'erreur d'appréciation. Un tel moyen doit donc être écarté.
17. En dernier lieu, si M. C soutient que la décision attaquée porte atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants, il n'apporte aucune justification ou pièce quant à la présence de ses enfants sur le territoire français. Par suite, un tel moyen doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète de l'Aisne du 14 janvier 2025 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à la préfète de l'Aisne et à Me Homehr.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 février 2025.
La magistrate désignée,
signé
J. PARISI
La greffière,
signé
M. B
La République mande et ordonne à la préfète de l'Aisne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026