mardi 11 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2500372 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | PORCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 janvier et le 6 février 2025, M. B, représenté par Me Porcher, avocat commis d'office, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 27 janvier 2025 par lequel la préfète de l'Aisne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Aisne de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat, au bénéfice de son conseil, la somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
- il est entaché d'un vice de procédure, faute pour la préfète de l'Aisne de justifier du respect de la procédure préalable prévue au I de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est cru lié par les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 20 du traité sur fonctionnement de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 février 2025, la préfète de l'Aisne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, signé le 13 décembre 2007 ;
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Fass, conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux articles L. 922-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fass,
- et les observations de Me Porcher, représentant M. B, également présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La préfète de l'Aisne a produit le 10 février 2025 une note en délibéré.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant vénézuélien né le 8 août 1998 à Saint-Martin (France), est actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Laon. Par un arrêté du 27 janvier 2025, la préfète de l'Aisne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par M. Alain Ngouoto, secrétaire général de la préfecture de l'Aisne, qui a reçu à cet effet une délégation de signature de la préfète de l'Aisne par arrêté du 25 novembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il résulte des termes de l'arrêté attaqué, confirmés par les écritures en défense de la préfète de l'Aisne, que, pour prendre la décision attaquée, la préfète s'est appuyée sur les condamnations figurant au bulletin n° 2 du casier judiciaire de l'intéressé, et non, comme M. B le soutient, sur le fichier de traitement des antécédents judiciaires ou un autre fichier pour la consultation duquel le requérant aurait dû être informé au préalable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, qui ne concerne pas la délivrance du bulletin n° 2 du casier judiciaire, doit être écarté comme inopérant.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
5. M. B soutient qu'il réside sur le territoire français depuis vingt-sept ans et se prévaut de sa situation familiale, en concubinage avec une ressortissante française, père d'un enfant français participant à son entretien et à son éducation et ayant l'ensemble des membres de sa famille sur le territoire français. Si M. B établit être né sur le territoire français et produit un titre d'identité républicain pour étranger mineur né en France délivré le 26 mars 2015 et valable jusqu'au 8 août 2016, il n'établit toutefois pas résider en France de manière continue depuis sa naissance. En outre, s'il se prévaut de la présence, en France, de l'ensemble des membres de sa famille, notamment de son père, de son frère et de ses neveux, il ne l'établit par aucune pièce et ne justifie pas de l'intensité et de la stabilité de leurs liens. Enfin, s'il produit l'acte de naissance de sa fille, française, née le 16 septembre 2021, il ne justifie toutefois par aucune pièce contribuer à son entretien et à son éducation ni même entretenir un lien avec cette dernière. Il n'établit pas davantage ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine.
6. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que M. B est incarcéré depuis le 28 février 2023 pour des faits d'outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, rébellion et menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens à l'encontre d'un dépositaire de l'autorité publique ayant donné lieu à une condamnation de trente-et-un mois. En outre, il ressort de ces mêmes pièces que M. B a été préalablement condamné, par un jugement du 25 octobre 2021, à une peine de trois mois d'emprisonnement pour usage illicite de stupéfiants, récidive, réitération à plus de trois reprises dans un délai de trente jours de la violation d'une interdiction ou obligation édictée en cas d'état d'urgence sanitaire grave ou de lutte contre le COVID-19, par un jugement du 31 mai 2022 à une peine de six mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, par un jugement du 31 mai 2022 à une peine de trois mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, récidive et menace de crime ou délit contre les personnes ou les biens d'un dépositaire de l'autorité publique, récidive, par un jugement du 3 octobre 2022 à une peine de huit mois d'emprisonnement pour violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un PACS, par un jugement du 2 mars 2023 à une peine de six mois d'emprisonnement pour outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique et par un jugement du 11 avril 2023, à une peine de cinq mois d'emprisonnement pour recel provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement. Dans ces conditions, et notamment eu égard aux nombreuses et récentes condamnations dont il a fait l'objet, le requérant ne démontre pas que la décision l'obligeant à quitter le territoire français porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. La préfète de l'Aisne n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant cette décision. Pour les mêmes motifs, la préfète de l'Aisne n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent dès lors être écartés.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Par ailleurs, l'article L. 612-3 du même code prévoit que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 1 ° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ressort des termes de la décision en litige que la préfète a examiné sa situation personnelle avant de refuser de lui octroyer un délai de départ volontaire. La seule circonstance qu'il ait fait application des critères ci-dessus énoncés ne permet pas de conclure qu'elle se serait irrégulièrement crus en situation de compétence liée. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de droit commise par la préfète doit être écarté.
9. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 5 et 6, la préfète de l'Aisne n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire sur la situation personnelle de
M. B.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire pour une durée de trois ans :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français est illégale en raison de l'illégalité de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire.
11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 6 du présent jugement que M. B ne justifie pas d'une intégration ancienne, stable et intense sur le territoire français. Dans ces conditions, la préfète de l'Aisne n'a pas, en lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni entaché sa décision d'erreur d'appréciation. Un tel moyen doit donc être écarté.
12. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 20 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne : " 1. Il est institué une citoyenneté de l'Union. Est citoyen de l'Union toute personne ayant la nationalité d'un État membre. La citoyenneté de l'Union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas. / 2. Les citoyens de l'Union jouissent des droits et sont soumis aux devoirs prévus par les traités. Ils ont, entre autres : a) le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres ; () Ces droits s'exercent dans les conditions et limites définies par les traités et par les mesures adoptées en application de ceux-ci. ".
13. La directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 du Parlement européen et du Conseil relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des Etats membres ayant été intégralement transposée en droit français aux articles L. 121-1 et suivants et R. 121-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par l'article 23 de la loi n° 2006-911 du 24 juillet 2006 relative à l'immigration et à l'intégration et par le décret n° 2007-371 du 21 mars 2007, M. B ne peut utilement invoquer les dispositions de ladite directive.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pris pour la transposition de l'article 7 de la directive précitée : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, tout citoyen de l'Union européenne, tout ressortissant d'un autre Etat partie à l'accord sur l'espace économique européen ou de la confédération suisse a le droit de séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois s'il satisfait à l'une des conditions suivantes : / 1° S'il exerce une activité professionnelle en France ; / 2° S'il dispose pour lui et pour les membres de sa famille tels que visés au 4° de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale, ainsi que d'une assurance maladie ; () / 4° S'il est un descendant direct âgé de moins de vingt et un ans ou à charge, ascendant direct à charge, conjoint, ascendant ou descendant direct à charge du conjoint, accompagnant ou rejoignant un ressortissant qui satisfait aux conditions énoncées aux 1° ou 2 ".
15. Ces dispositions combinées, telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne, notamment dans les arrêts visés ci-dessus, confèrent au ressortissant mineur d'un Etat membre, en sa qualité de citoyen de l'Union, ainsi que, par voie de conséquence, au ressortissant d'un Etat tiers, parent de ce mineur et qui en assume la charge, un droit de séjour dans l'Etat membre d'accueil à la double condition que cet enfant soit couvert par une assurance maladie appropriée et que le parent qui en assume la charge dispose de ressources suffisantes. L'Etat membre d'accueil, qui doit assurer aux citoyens de l'Union la jouissance effective des droits que leur confère ce statut, ne peut refuser à l'enfant mineur, citoyen de l'Union, et à son parent, le droit de séjourner sur son territoire que si l'une au moins de ces deux conditions, dont le respect permet d'éviter que les intéressés ne deviennent une charge déraisonnable pour ses finances publiques, n'est pas remplie. Dans pareille hypothèse, l'éloignement forcé du ressortissant de l'Etat tiers et de son enfant mineur ne pourrait, le cas échéant, être ordonné qu'à destination de l'Etat membre dont ce dernier possède la nationalité ou de tout Etat membre dans lequel ils seraient légalement admissibles.
16. Si M. B se prévaut de sa qualité de père d'un enfant français, il ne ressort, en tout état de cause, d'aucune pièce du dossier qu'il disposerait de ressources suffisantes ou d'une assurance maladie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées, doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Porcher et à la préfète de l'Aisne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 février 2025.
La magistrate désignée,
signé
L. FASSLa greffière,
signé
S. CHATELLAIN
La République mande et ordonne à la préfète de l'Aisne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026