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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2500716

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2500716

jeudi 17 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2500716
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantVERDIER

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A C, qui demandait l'annulation d'un titre exécutoire émis par le CROUS Amiens-Picardie pour un montant de 2 469,33 euros. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Faute de régularisation dans le délai imparti, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2025, M. B A C, représenté par Me Verdier, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire par lequel le directeur du centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) Amiens-Picardie à mis à sa charge la somme de

2 469,33 euros ;

3°) de mettre à la charge du CROUS Amiens-Picardie la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le signataire du bordereau du titre diffère du signataire de l'ampliation du titre ;

- le signataire du titre contesté n'est pas compétent ;

- l'acte attaqué ne contient pas les bases de liquidation et les modalités de calcul de la créance ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il n'est pas démontré que le requérant est redevable de l'indu.

Par un courrier du 27 février 2025, le requérant a été invité, en application de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, à régulariser la présentation de sa requête en produisant, dans un délai quinze jours, la copie de la décision attaquée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ".

3. Enfin, selon l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".

4. A l'appui de sa demande tendant à l'annulation un titre exécutoire par lequel le directeur du CROUS Amiens Picardie a mis à sa charge la somme de 2 469,33 euros, M. A C n'a pas produit la décision attaquée. Par un courrier du 27 février 2025, ayant fait l'objet d'un accusé de réception délivré le même jour par l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-2 du code de justice administrative, le requérant a été invité, à peine d'irrecevabilité, à régulariser la présentation de sa requête en produisant, dans un délai de quinze jours, la copie du titre qu'il conteste. Toutefois, M. A C, qui n'a ultérieurement produit aucune pièce ni justifié de l'impossibilité de le faire, n'a pas régularisé la présentation de sa requête à l'expiration du délai qui lui avait été imparti à cette fin. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable et ne peut être que rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A C.

Fait à Amiens, le 17 avril 2025.

Le président de la 3ème chambre,

signé

S. Thérain

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

N°2500716

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