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AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2500878

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2500878

jeudi 10 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2500878
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant par ordonnance, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B, qui demandait l’annulation de la décision du préfet de l’Oise classant sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet ayant accepté, après l’introduction du recours, de rouvrir l’instruction du dossier, cette décision a implicitement retiré l’acte attaqué, rendant le litige sans objet. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce non-lieu à statuer.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 6 février 2025 par laquelle le préfet de l'Oise a classé sans suite sa demande de naturalisation.

Il soutient qu'il a effectué l'ensemble de sa scolarité en France, qu'il a obtenu le brevet des collèges ainsi qu'un CAP pour lesquels il a envoyé une attestation de réussite, et qu'il est propriétaire de son logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 avril 2025, le préfet de l'Oise conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que la requête est devenue sans objet, dès lors que l'instruction du dossier de M. B sera rouverte dès la réception de l'attestation linguistique de niveau B1 du requérant.

Par un courrier du 5 mai 2025, M. B a été invité, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois.

Par un mémoire, enregistré le 22 mai 2025, M. B déclare maintenir sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. Il résulte du mémoire en défense du préfet de l'Oise que ce dernier accepte de procéder, postérieurement à l'introduction de la requête de M. B, à la réouverture d'instruction de sa demande de naturalisation. Cette décision procède implicitement mais nécessairement au retrait de la décision attaquée de classement sans suite de la demande de naturalisation de l'intéressé. Il s'ensuit que les conclusions présentées par M. B aux fins d'annulation de la décision du 6 février 2025 sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de l'Oise.

Fait à Amiens, le 10 juillet 2025.

Le président de la 3ème chambre,

signé

S. Thérain

La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

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