lundi 12 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2501685 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SANGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 24 et 29 avril 2025,
M. B A E, représenté par Me Sangue, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 avril 2025 par lequel la préfète de l'Aisne l'a assigné à résidence au n° 12 avenue de Reims à Soissons (02200) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent, dans un délai de huit jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de réexaminer sa situation et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, à verser à son conseil, une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente, faute de délégation de signature régulièrement publiée ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité préfectorale territorialement incompétente ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'il n'a pas été informé préalablement, au cours de sa retenue administrative, de la possibilité de présenter une demande d'asile ;
- son droit d'être entendu, fondé sur l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, a été méconnu, alors qu'il disposait d'éléments pertinents à faire valoir tenant à ce qu'il ne réside pas dans le département de l'Aisne ;
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- la préfète de l'Aisne n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- la préfète de l'Aisne a commis une erreur manifeste d'appréciation, méconnu l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'assignant à résidence dans le département de l'Aisne alors qu'il réside dans le département du Val d'Oise.
La préfète de l'Aisne a produit des pièces, enregistrées le 25 avril 2025.
M. A E a présenté une demande d'aide juridictionnelle le 25 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la directive 2013/32/CE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Wavelet pour statuer sur les requêtes relevant des procédures mentionnées aux articles L. 352-4, L. 352-5, L. 352-6, L. 352-8, L. 352-9, L. 614-1 et suivants, L. 732-8, L. 743-20, L. 754-4, L. 754-5, L. 753-7 et suivants, L. 572-4, L. 572-5, L. 572-6, L. 752-5, L. 752-6, L. 752-11 et L. 752-7 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Wavelet, magistrat désigné.
La clôture de l'instruction a été prononcée après l'appel de l'affaire à l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A E, ressortissant tunisien né le 11 novembre 1994, fait l'objet d'un arrêté du préfet du Val d'Oise du 30 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Il a été interpellé et placé en retenue administrative le 23 avril 2025 pour vérification de son droit de séjour. Par un arrêté du 24 avril 2025 dont il demande l'annulation, la préfète de l'Aisne l'a assigné à résidence au n° 12 avenue de Reims à Soissons (02200) pour une durée de quarante-cinq jours et a fixé les modalités d'exécution de cette mesure.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence () / L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. M. A E a sollicité l'aide juridictionnelle. Il y a lieu, en application des dispositions précitées, d'admettre M. A E au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, par un arrêté n° 2024-64 du 25 novembre 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de l'Aisne le même jour, la préfète de l'Aisne a donné délégation à Mme D F, directrice de la citoyenneté et de la légalité, à l'effet de signer notamment l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté vise notamment les dispositions l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, et fait état de ce que M. A E fait l'objet d'un arrêté du 30 juin 2023 portant obligation de quitter le territoire français pris depuis moins de trois ans et pour lequel un délai de part volontaire a été accordé et non respecté, que l'intéressé ne peut quitter immédiatement le territoire mais que l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet demeure une perspective raisonnable. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète de l'Aisne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A E avant d'édicter l'arrêté attaqué.
7. En quatrième lieu, si M. A E soutient que la préfète de l'Aisne était territorialement incompétente pour l'assigner à résidence à Soissons dans le département de l'Aisne, il ressort notamment du procès-verbal d'audition du 24 avril 2025 que l'intéressé, qui a d'ailleurs déclaré au cours de cette audition être domicilié à Soissons, a été interpellé le
23 avril 2025 et placé en retenue administrative aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour dans le département de l'Aisne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence territoriale de la préfète de l'Aisne doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes des deuxième et troisième alinéas du paragraphe 1 de l'article 6 de la directive 2013/32/CE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale : " Lorsqu'une personne présente une demande de protection internationale à une autorité compétente en vertu du droit national pour enregistrer de telles demandes, l'enregistrement a lieu au plus tard trois jours ouvrables après la présentation de la demande. / Si la demande de protection internationale est présentée à d'autres autorités qui sont susceptibles de recevoir de telles demandes, mais qui ne sont pas, en vertu du droit national, compétentes pour les enregistrer, les États membres veillent à ce que l'enregistrement ait lieu au plus tard six jours ouvrables après la présentation de la demande ". Par son arrêt du 25 juin 2020, la Cour de justice de l'Union européenne a dit pour droit qu'il ressort des deuxième et troisième alinéas du paragraphe 1 de l'article 6 de la directive 2013/32/CE que les " autres autorités " au sens de cette directive, au nombre desquelles figurent les services de police, sont tenues, d'une part, d'informer les ressortissants de pays tiers en situation irrégulière des modalités d'introduction d'une demande de protection internationale et, d'autre part, lorsqu'un ressortissant a manifesté sa volonté de présenter une telle demande, de transmettre le dossier à l'autorité compétente aux fins de l'enregistrement de la demande. Aux termes des dispositions combinées des articles L. 741-1 et R. 741-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui assurent la transposition de la directive 2013/32/CE, les services de police sont tenus de transmettre au préfet, et ce dernier d'enregistrer, la demande d'asile formulée par un étranger au cours de son audition par ces services.
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A E ait tenté en vain de présenter une demande d'asile devant les services de police. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure en raison de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si les dispositions de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement faire valoir que le principe général du droit de l'Union européenne, relatif au respect des droits de la défense, imposait qu'il soit préalablement entendu et mis à même de présenter toute observation utile sur la mesure d'éloignement envisagée. Toutefois, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision défavorable est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
11. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de son interpellation le 23 avril 2025,
M. A E a été auditionné par les services de police le lendemain et qu'il a ainsi été mis en mesure de faire valoir tous les éléments relatifs à sa situation personnelle. Il ne ressort nullement des pièces du dossier que M. A E, contrairement à ce qu'il soutient, aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision litigieuse et tenant à ce qu'il réside dans le département du Val-d'Oise, alors au demeurant qu'il a indiqué à deux reprises au cours de son audition que son domicile est situé au n° 12 avenue de Reims à Soissons, adresse qu'il a d'ailleurs indiquée dans sa requête. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué aurait été adopté en méconnaissance du droit d'être entendu.
12. En septième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article
R. 733-1 du même code : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence. / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
13. Si M. A E soutient être domicilié à Garges-lès-Gonesse, où il serait hébergé par M. G C, et produit à l'instance, outre une attestation de ce dernier, des relevés bancaires, de l'assurance maladie ou des factures de téléphonie mentionnant une adresse du requérant chez M. C à Garges-lès-Gonesse, il ressort toutefois du procès-verbal d'audition du 24 avril 2025 qu'il a déclaré aux services de police à deux reprises être domicilié depuis environ deux années au n° 12 avenue de Reims à Soissons, où il est locataire d'un logement pour lequel il s'acquitte d'un loyer d'un montant de 300 euros. Dans ces conditions,
M. A E ne peut être regardé en l'espèce comme établissant de manière suffisamment probante résider à une adresse située dans le Val-d'Oise. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissance des dispositions de l'article
R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent qu'être écartés.
14. En huitième et dernier lieu, si le requérant soutient que la préfète de l'Aisne aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il ne produit ni pièces ni observations permettant d'en apprécier le bien-fondé. Au demeurant, M. A E a déclaré lui-même aux services de police être célibataire et sans enfant à charge, que ses parents vivent en Tunisie et qu'il a un frère résidant en France, avec lequel en tout état de cause il n'établit pas ni même n'allègue être en relation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A E doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles relatives aux frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. A E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A E est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A E, à la préfète de l'Aisne et à Me Sangue.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle d'Amiens.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mai 2025.
Le magistrat désigné,
Signé
F. Wavelet
La greffière,
Signé
F. Joly
La République mande et ordonne à la préfète de l'Aisne en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies d'exécution de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026