jeudi 22 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Amiens |
| Section | Tribunal Administratif d'Amiens |
| N° Dossier | TA80-2501786 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 avril 2025, M. B A demande au tribunal de vérifier la conformité des travaux de construction d'un bâtiment situé au 2 rue du Château à Saint Aubin Montenoy tant à la teneur du permis de construire qui a été délivré à M. C par le maire de cette commune qu'aux droits qu'il tire de la mitoyenneté de son habitation vis-à-vis de cette construction.
Il soutient que :
- il a intérêt à agir au regard des troubles dans la jouissance de son habitation que lui cause cette construction dont il est le voisin immédiat ;
- le bâtiment en cours de construction ne correspond pas aux indications du plan de masse figurant au dossier de l'autorisation de construire qui a été accordée et n'est pas implanté en limite séparative de propriété ;
- il n'est pas établi que ce bâtiment soit conforme à la hauteur autorisée en raison de la vue directe qu'il procure sur son habitation ni que l'emprise au sol du projet, de 119 m2 sur un terrain de 890 m2 comprenant une maison et un autre bâtiment, satisferait aux règles d'urbanisme applicables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. M. A demande au tribunal de vérifier ou de faire vérifier par l'administration, si les travaux de construction d'un bâtiment situé au 2 rue du Château à Saint Aubin de Montenoy sont conformes à la teneur du permis de construire qui a été délivré par le maire de cette commune à M. C et à la règlementation d'urbanisme applicable, eu égard à la proximité immédiate de cette construction par rapport à sa propre habitation, ce " afin d'éclaircir le dossier avant tout nouveau redémarrage des travaux ".
3. Telle qu'elle est exprimée, la demande de M. A, qui ne tend ni à l'annulation de l'autorisation de construire délivrée à M. C, ni à l'annulation d'un refus, exprès ou implicite, du maire de Saint Aubin Montenoy d'ordonner l'interruption des travaux en cause, ni à rechercher la responsabilité d'une personne publique, ni à interpréter un acte ou une décision juridictionnelle, ni même à l'organisation d'une mission de médiation, et qui ne se rapporte à aucune question préjudicielle en appréciation de légalité soulevée par le juge judiciaire, n'est pas au nombre de celles susceptibles d'être soumises au juge administratif à qui il n'appartient pas de faire œuvre d'administrateur ni de prononcer à titre principal des injonctions à l'administration.
4. Par suite, la requête de M. A est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il appartiendra à M. A de saisir de nouveau le tribunal, s'il s'y croit fondé, d'une requête présentant des conclusions de la nature de celles rappelées au point 3, en joignant copie de la ou des décisions dont il entendrait demander l'annulation le cas échéant ou en justifiant, dans le cas d'une décision implicite de rejet, la date de dépôt de sa réclamation auprès de l'administration.
ORDONNE :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Amiens, le 22 mai 2025.
Le président de la 4ème chambre,
Signé
C. Binand
La République mande et ordonne au préfet de l'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026