LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA80-2503128

Tribunal Administratif d'Amiens — Décision N° TA80-2503128

mardi 19 août 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Amiens
SectionTribunal Administratif d'Amiens
N° DossierTA80-2503128
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGRISOLLE

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur une demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Somme concernant la demande de titre de séjour de M. et Mme C A, a rejeté leur requête. Les requérants, entrés en France munis d'un visa de long séjour pour réunification familiale, soutenaient que la décision était entachée d'un défaut d'examen et méconnaissait l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut d'examen n'était pas suffisamment précis et que les requérants, âgés de plus de 18 ans au moment de leur demande, ne pouvaient se prévaloir des dispositions de l'article L. 424-3. En conséquence, la condition de doute sérieux sur la légalité de la décision n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2025, Mme D C A et M. B C A, représentés par Me Grisolle, demandent au juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) de suspendre l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de la Somme a rejeté leur demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer leur situation dans un délai de 5 jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de leur délivrer des attestations de prolongation d'instruction de leurs demandes ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- il y a urgence à suspendre les décisions dès lors qu'ils sont dépourvus de documents permettant de justifier de la régularité de leur séjour et sont ainsi exposés à une mesure d'éloignement, que cette situation met en péril leurs perspectives d'insertion professionnelle ;

- il existe un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées dès lors que :

- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de leur situation ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire enregistré le 1er août 2025, le préfet de la Somme conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que la condition d'urgence n'est pas remplie et que les moyens invoqués sont infondés.

Vu :

- la requête enregistrée sous le n° 2503123 tendant à l'annulation des décisions implicites de refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Liénard, premier conseiller, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties de l'audience publique du 14 août 2025 à 11h30.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, en présence de Mme Boignard, greffière :

- le rapport de M. Liénard, juge des référés,

- les observations de Me Abdul, substituant Me Grisolle, représentant M. et

Mme C A ;

- et les observations de Mme D C A.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D C A et M. B C A, nés respectivement les 27 octobre 2003 et 13 septembre 2004 selon les mentions des actes de naissance qu'ils versent au dossier, sont entrés en France le 20 décembre 2024 munis chacun d'un visa de long séjour délivré au titre de la réunification familiale. Ils ont déposé, chacun, une demande de titre de séjour en qualité de membre de famille de réfugié auprès de la préfecture de la Somme le 9 janvier 2025. Leurs demandes ont fait l'objet d'une décision de prolongation d'instruction jusqu'au 13 avril 2025. A l'expiration de ce délai, leurs demandes ont été implicitement rejetées. M. et Mme C A demandent la suspension de ces décisions implicites de rejet.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire de M. et Mme C A à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

5. En premier lieu, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation des requérants n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et n'est pas, par conséquent, de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La carte de résident prévue à l'article L. 424-1, délivrée à l'étranger reconnu réfugié, est également délivrée à : () 3° Ses enfants dans l'année qui suit leur dix-huitième anniversaire ou qui entrent dans les prévisions de l'article L. 421-35 () ".

7. En l'espèce, M. et Mme C A ont déposé leur demande de titre de séjour le 9 janvier 2025 alors qu'ils étaient âgés respectivement de 20 et 21 ans. Par suite, les requérants, ne peuvent, en tout état de cause, se prévaloir utilement des dispositions de l'article

L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, n'est pas propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

8. En troisième lieu, M. et Mme C A, qui sont frères et sœurs, sont entrés en France récemment, le 20 décembre 2024, sous couvert d'un visa long séjour. Ils sont célibataires et sans charge de famille. Si leur mère a obtenu le statut de réfugié en France en 2018, ils n'établissent pas la nécessité de rester auprès d'elle. Ils n'établissent pas non plus être dépourvus d'attaches dans leur pays d'origine, ni au Soudan où ils sont nés, ni en Ouganda où ils ont vécu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, n'est pas propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

9. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions à fin de suspension présentées par M. et Mme C A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles relatives aux frais liés au litige doivent également être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : M. et Mme C A sont admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. et Mme C A est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C A, à

M. B C A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Somme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 août 2025.

Le juge des référés,

signé

Q. Liénard La greffière,

signé

M-A. Boignard

La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions