LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2000472

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2000472

mardi 6 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2000472
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCHEVALIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 11 février 2020 et le 4 décembre 2020, M. H D, représenté par Me Chevalier, demande au Tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2019 par lequel le maire de la commune de Gonfaron a refusé de lui délivrer un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de dix lots à bâtir situé lieu-dit Les Près Neufs sur le territoire communal ;

2°) de prononcer l'illégalité de l'avis conforme défavorable du préfet du Var du 6 décembre 2019 ;

3°) d'enjoindre à la commune de Gonfaron de lui délivrer le permis d'aménager ;

4°) de condamner solidairement l'Etat et la commune de Gonfaron à lui verser la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il est soutenu que :

-l'avis conforme défavorable du préfet du Var du 6 décembre 2019 est illégal ; premièrement, cet acte a été pris par une autorité incompétente en l'absence de preuve d'une délégation de fonctions, de l'empêchement du préfet et de la validité de la subdélégation ; deuxièmement, le préfet a statué sur la base d'un dossier de permis de construire incomplet, ce qui a été de nature à fausser son appréciation et a eu une incidence sur le sens de la décision finale ; troisièmement, l'avis conforme est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation à l'aune de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette est situé dans les parties actuellement urbanisées de la commune ; quatrièmement, le préfet a fait une mauvaise application de l'article R. 111-14 du code de l'urbanisme ; cinquièmement, l'avis conforme est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation à l'aune de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en l'absence de risque pour la sécurité publique.

Par un mémoire enregistré le 5 octobre 2020, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 octobre 2020, la commune de Gonfaron, représentée par Me Reghin, s'en remet à l'appréciation du Tribunal.

Elle fait valoir qu'elle a été contrainte de suivre l'avis conforme défavorable du préfet du Var dès lors que les dispositions du règlement national d'urbanisme sont applicables sur le territoire communal.

Par une ordonnance du 8 juillet 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 août 2022 à 12h00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 22 novembre 2022 :

- le rapport de M. F ;

- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;

- les observations de Me Reghin représentant la commune de Toulon ;

- et les observations de Mme C pour la Préfecture du Var.

Considérant ce qui suit :

1. Le 7 novembre 2019, M. D a déposé une demande de permis d'aménager, complétée le 25 novembre 2019, visant à la création d'un lotissement de dix lots à bâtir, pour une surface de plancher maximale de 2 000 m², et d'espaces communs sur une unité foncière composée des parcelles cadastrées section C n° 2001 et n° 2002 de 9 989 m² situées au lieu-dit Les Près Neufs, sur le territoire de la commune de Gonfaron où le règlement national d'urbanisme était applicable en l'absence d'approbation d'un plan local d'urbanisme (PLU) avant le 26 novembre 2017. Après avoir recueilli le 6 décembre 2019, l'avis conforme défavorable du préfet du Var qu'il avait saisi le 12 novembre précédent, le maire de Gonfaron a, par un arrêté du 16 décembre 2019 refusé la délivrance du permis d'aménager pour les mêmes motifs que ceux exposés par le préfet et tirés de ce que le terrain d'assiette de l'opération n'est pas situé dans les parties urbanisées de la commune, de ce que le projet est de nature à compromettre les activités agricoles et de ce que les occupants du lotissement seraient exposés à un risque d'incendie. M. D demande principalement au Tribunal d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2019 portant refus d'aménager en excipant de l'illégalité de l'avis conforme défavorable émis par le préfet du Var.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes, d'une part, de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis () d'aménager () est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu (). Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif () ". Selon l'article L. 422-5 du même code : " Lorsque le maire () est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu () ".

3. Aux termes, d'autre part, de l'article L. 174-1 du code de l'urbanisme : " Les plans d'occupation des sols qui n'ont pas été mis en forme de plan local d'urbanisme, en application du titre V du présent livre, au plus tard le 31 décembre 2015 sont caducs à compter de cette date, sous réserve des dispositions des articles L. 174-2 à L. 174-5. / La caducité du plan d'occupation des sols ne remet pas en vigueur le document d'urbanisme antérieur. / A compter du 1er janvier 2016, le règlement national d'urbanisme mentionné aux articles L. 111-1 et L. 422-6 s'applique sur le territoire communal dont le plan d'occupation des sols est caduc ". Aux termes de l'article L. 174-3 de ce code : " Lorsqu'une procédure de révision du plan d'occupation des sols a été engagée avant le 31 décembre 2015, cette procédure peut être menée à terme en application des articles L. 123-1 et suivants, dans leur rédaction issue de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, sous réserve d'être achevée au plus tard le 26 mars 2017 (). Les dispositions du plan d'occupation des sols restent en vigueur jusqu'à l'approbation du plan local d'urbanisme et au plus tard jusqu'à cette dernière date ".

4. Si lorsque la délivrance d'une autorisation administrative est subordonnée à l'accord préalable d'une autre autorité, le refus d'un tel accord, qui s'impose à l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, ne constitue pas une décision susceptible de recours, des moyens tirés de sa régularité et de son bien-fondé peuvent, quel que soit le sens de la décision prise par l'autorité compétente pour statuer sur la demande d'autorisation, être invoqués devant le juge saisi de cette décision.

5. En l'espèce, il est constant que plan d'occupation des sols de la commune de Gonfaron est devenu caduc au 26 mars 2017, de sorte que, d'une part, le règlement national d'urbanisme était applicable sur le territoire communal à compter du 27 mars 2017 et donc à la date de l'arrêté attaqué le 16 décembre 2019 et que, d'autre part, le maire de Gonfaron était tenu de suivre l'avis conforme défavorable émis par le préfet du Var le 6 décembre 2019. Toutefois, M. D excipe de l'illégalité de cet avis conforme défavorable.

En ce qui concerne la légalité externe :

6. En premier lieu, l'avis conforme du 6 décembre 2019 a été signé, pour le préfet du Var, par M. E G, en qualité de chef du service aménagement réglementaire et fiscalité de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) du Var. Par un arrêté de délégation n° 2016/136/PJI du 31 décembre 2016, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Var n° 84 spécial du 2 janvier 2017, le préfet du Var avait donné délégation de signature à M. A B, directeur départemental des territoires et de la mer du Var, afin de signer " tous actes, documents administratifs, rapports, conventions, certificats, correspondances dans les limites des missions et attributions relevant de cette direction ", à l'exception de certains actes parmi lesquels ne figurent pas les avis conformes rendus sur les demandes de permis de construire en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. Ces avis conformes qui ne sont pas susceptibles en tant que tels de faire l'objet d'un recours contentieux direct et qui sont requis lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, n'entrent pas dans les exclusions énumérées à l'article 2 de l'arrêté du 31 décembre 2016 qui ne concernent que, d'une part, les " actes défavorables faisant grief à des tiers, notamment les sanctions administratives, suspensions, annulations, retraits d'agrément ou d'autorisation ainsi que les décisions de refus lorsqu'ils relèvent d'une appréciation discrétionnaire " et " les décisions en matière de permis de construire de compétence Etat lorsque l'instruction révèle des avis divergents ".

7. En outre, par un arrêté de subdélégation du 27 juin 2017, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Var n° 45 spécial du 30 juin suivant, le directeur départemental des territoires et de la mer du Var a subdélégué la délégation de signature précitée à M. G afin de signer, en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, les " avis conformes du représentant de l'Etat lorsque l'opération projetée est située sur une partie du territoire communal non couverte par un PLU, une carte communale ou un document d'urbanisme en tenant lieu ", selon les termes de l'article 2 et du tableau H annexé à cet arrêté de subdélégation. Il s'ensuit que M. G était compétent pour signer l'avis conforme du 6 décembre 2019 au nom du préfet du Var, sans avoir à justifier d'une absence ou d'un empêchement à cette date du préfet ou du directeur départemental des territoires et de la mer. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'avis conforme doit être écarté.

8. En second lieu, aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords et indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () ". Lorsque la délivrance du permis intervient après une consultation subordonnée à la production d'éléments ou de documents précis, leur caractère incomplet, lorsqu'il n'est pas d'une ampleur telle qu'il permettrait de les regarder comme n'ayant pas été produits, ne constitue une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'autorisation délivrée que si ce caractère incomplet a fait obstacle à ce que l'autorité saisie dispose des éléments nécessaires pour se prononcer en toute connaissance de cause.

9. Il ressort des pièces du dossier que, si le service instructeur a bien transmis le dossier de demande de permis d'aménager aux services préfectoraux le 12 novembre 2019, il a parallèlement sollicité des précisions sur le contenu de la notice auprès du pétitionnaire le 13 novembre 2019, sur la question de la défense du terrain contre le risque d'incendie. M. D a communiqué la pièce complétée ainsi demandée le 25 novembre 2019, soit antérieurement à l'avis du préfet. A supposer que cette autorité n'ait pas eu connaissance des précisions apportées par le pétitionnaire, le dossier de demande initial faisait état, d'une part, de la création d'un poteau incendie sur le terrain dans le programme des travaux du lotissement et dans le plan des réseaux secs et, d'autre part, de la réalisation d'une aire de retournement de 18 mètres de diamètre, également dans le programme des travaux d'aménagement. Le préfet du Var a donc pu porter son appréciation sur le projet de M. D en toute connaissance de cause. Dès lors, le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis conforme défavorable émis par le préfet du Var en raison du caractère incomplet du dossier qui lui aurait été transmis doit être écarté.

En ce qui concerne la légalité interne :

10. Aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ".

11. Ces dispositions interdisent en principe, en l'absence de PLU ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors du cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues par l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est tenu compte de sa proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune ainsi que du nombre et de la densité des constructions projetées.

12. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'une surface aménageable d'environ 10 000 m² est situé au nord-est du centre du village, à l'extrémité de l'agglomération et à proximité de la route départementale n° 97 dite route du Luc qui le dessert, sur d'anciennes friches agricoles et qu'il est dépourvu de toute construction. Il s'ouvre au nord vers la plaine agricole, borde à l'est un groupe d'habitat diffus composé de quelques pavillons regroupés dans le quartier des Près-Neufs et également desservis par la route du Luc et, au sud, de vastes parcelles non urbanisées s'interposent avec les quartiers de la Rochelle et de Saint-Roch, proches du centre du village. Le terrain n'est pas situé à l'intérieur du secteur plus densément bâti situé au sud-est, regroupant de part et d'autre de la route de Repenti les secteurs de la Prairie, de Carrassan et des Moulins. La réalisation de 10 lots et de 2000 m² de surface de plancher contribuerait à étendre les parties actuellement urbanisées de la commune, comme cela ressort du document graphique PA 9 " projet architectural, paysager et environnemental " annexé à l'arrêté du 6 décembre 2019. La circonstance que le terrain serait desservi par les réseaux publics est sans incidence sur la légalité de l'avis du préfet. Par suite, c'est à bon droit que le préfet du Var a considéré que le projet n'était pas situé dans les parties urbanisées de la commune, au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.

13. Il résulte de l'instruction que le préfet du Var aurait pris le même avis conforme défavorable s'il ne s'était fondé que sur le seul motif tiré de ce que le terrain n'est pas situé dans les parties urbanisées de la commune, en méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Par suite, les moyens dirigés contre les autres motifs de l'avis du préfet du Var sont inopérants.

14. Il s'ensuit que l'avis conforme défavorable rendu le 6 décembre 2019 par le préfet du Var n'est pas illégal. Ainsi, le maire de Gonfaron était tenu de refuser le permis d'aménager sollicité par M. D.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 décembre 2019 doivent être rejetées, de même que les conclusions tendant à déclarer illégal par voie d'exception l'avis conforme du préfet du Var.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. D, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par conséquent, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le préfet du Var et la commune de Gonfaron, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, supportent la charge des frais exposés en cours d'instance par M. D et non compris dans les dépens.

DECIDE

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. H D, à la commune de Gonfaron et au préfet du Var.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Riffard, premier conseiller,

M. Bailleux, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition du greffe le 6 décembre 2022.

Le rapporteur,

Signé :

D. F

Le président,

Signé :

J-M. PRIVAT La greffière,

Signé :

K. BAILET

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation, La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions