mardi 2 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2003305 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 25 novembre 2020, 3 juin 2021, 7 février 2022 et 2 mai 2022, Mme B A, représentée par Me Salquain, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) si besoin, avant dire droit, d'ordonner au ministre de l'éducation nationale de produire au débat la moyenne des rémunérations sur l'académie de référence et en France, des professeurs des écoles de la première promotion issue de la " réforme Jospin " ainsi que la moyenne des salaires 2021 des " requérants assistés de la Société Atlantique Avocats " et de formuler des observations sur les écarts de rémunération qui pourraient être constatés entre les deux catégories d'agent A et B tout en indiquant s'ils exercent la même profession de maître d'école dans les mêmes conditions et les motifs intérêt général justifiant une différence de traitement ;
2°) d'annuler la décision implicite, née le 18 septembre 2020, par laquelle le ministre de l'éducation nationale a rejeté sa demande en date du 9 juillet 2020 tendant à l'indemnisation de ses préjudices ;
3°) d'enjoindre au ministre de l'éducation nationale de reconstituer sa carrière sur des critères objectifs en catégorie A avec classification acquise au 1er août 1990 en appliquant les critères les plus favorables pour s'assurer qu'elle dispose d'une rémunération au moins égale à la grille la plus élevée de la catégorie A depuis 1990, et les droits à la retraite qui s'y rattachent, puis de verser les rappels de rémunération correspondants ;
4°) de condamner l'Etat à lui verser une somme totale de 467 000 euros en réparation des préjudices subis ;
5°) à titre subsidiaire, avant dire droit, de saisir la Cour de justice de l'Union européenne des questions suivantes :
- Les distinctions opérées, notamment en matière salariale, par le décret n°90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles, entre les professeurs des écoles et les instituteurs, constituent-elles des atteintes au principe de l'égalité de rémunération consacré à l'article 119 du traité de Rome '
- En cas de réponse positive à la question précédente, cette règlementation peut-elle être justifiée par un intérêt légitime '
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la décision de rejet de son recours indemnitaire préalable n'est pas motivée ;
- le ministre de l'éducation nationale a commis une faute en appliquant des dispositions illégales du décret du 1er août 1990 ; en effet, ce décret intervient dans le domaine de la loi ; il méconnaît le principe de l'égalité salariale en plaçant les promotions sous le contrôle des syndicats, ce qui autorise des manœuvres avantageant les personnels syndiqués et en créant des quotas départementaux permettant de façon discrétionnaire et différente d'un département à un autre de promouvoir les anciens instituteurs comme professeurs des écoles hors classe en passant par le filtre des commission administratives paritaires qui établissent les listes de " choix ", " grand choix " et " classe exceptionnelle " ; il organise une discrimination salariale entre quatre catégories d'instituteurs qui font un travail identique ; il avantage les personnels exerçant des fonctions syndicales au détriment de ceux exerçant leurs fonctions éducatives ; " la circulaire " en ce qu'elle prévoit de promouvoir prioritairement par la liste d'aptitude les enseignants des " REP ", les directeurs d'école, les référents handicap, les enseignants ayant accepté différentes missions extérieures à leur fonction d'instituteur, est également discriminatoire en ce qu'elle limite la promotion des anciens instituteurs sur un nombre déterminé de promotions ; les anciens instituteurs intégrant le corps des professeurs des écoles sont pénalisés par une reprise d'ancienneté incomplète ; le décret susmentionné méconnaît l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la charte pour la promotion de l'égalité et la lutte contre les discriminations dans la fonction publique du 17 décembre 2013 et la circulaire du 3 avril 2017 ; il méconnaît la Constitution en ce qu'il dépossède le ministre de son pouvoir de nomination au profit des commission administratives paritaires ; il méconnaît l'article 119 du traité de Rome, la directive européenne 75/117/CEE, le principe d'égalité garanti par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ainsi que le principe " à travail égal, salaire égal " consacré par la décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 15 avril 2021 n°C-511/19, AB contre Olympiako Athlitiko Kentro Athinon - Spyros Louis ;
- ses préjudices sont composés d'une perte de revenus d'un montant de 247 000 euros, d'un préjudice d'établissement d'un montant de 50 000 euros, d'un préjudice moral d'un montant de 20 000 euros et d'une perte de droits à la retraite d'un montant de 150 000 euros, à parfaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2021, le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le recours indemnitaire préalable du 9 juillet 2020 a été introduit par le " Collectif des oubliés ", qui ne peut justifier d'un mandat lui donnant qualité pour présenter une demande pour le compte de la requérante ; dès lors, la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté pour le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, enregistré le 3 juin 2022, n'a pas été communiqué en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Une ordonnance du 16 mai 2022 a fixé la clôture de l'instruction au 8 juin 2022.
Des mémoires présentés pour Mme A, ont été enregistrés le 5 décembre 2022 et le 3 mai 2023, postérieurement à la clôture de l'instruction, et n'ont pas été communiqués.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution, notamment son Préambule ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et son premier protocole additionnel ;
- le traité instituant la Communauté économique européenne, devenu le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la directive 75/117/CEE du Conseil du 10 février 1975 ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 51-1423 du 5 décembre 1951 ;
- le décret n° 90-680 du 1er août 1990 ;
- la décision n° 472661 du 22 décembre 2023 du Conseil d'Etat ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bernabeu,
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier en date du 9 juillet 2020, Mme A, professeure des écoles et ancienne institutrice, a demandé au ministre de l'éducation nationale de l'indemniser à hauteur de 467 000 euros des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de l'inégalité salariale existant entre les professeurs des écoles issus du corps des instituteurs et les professeurs des écoles nommés à partir de l'année 1990. Cette demande a été implicitement rejetée. Par un courrier en date du 21 septembre 2020, l'intéressée a demandé au ministre de l'éducation nationale les motifs de cette décision implicite. Par la présente requête, Mme A demande notamment au tribunal de condamner le ministre de l'éducation nationale à lui verser la somme de 467 000 euros en réparation de ses préjudices.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du 18 septembre 2020 :
2. Au regard de l'objet de la demande formée par la requérante, qui conduit le juge à se prononcer sur ses droits à indemnisation, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision par laquelle le ministre de l'éducation nationale s'est prononcé sur sa réclamation préalable et par laquelle le contentieux a été lié sont sans incidence sur la solution du litige. Il en résulte que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 18 septembre 2020 présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. Aux termes des dispositions de l'article 30 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, devenu l'article L. 411-6 du code général de la fonction publique : " La hiérarchie des grades dans chaque corps, le nombre d'échelons dans chaque grade, les règles d'avancement d'échelon et de promotion au grade supérieur sont fixées par les statuts particuliers ". L'article 8 de la même loi alors applicable disposait que : " des décrets en Conseil d'Etat portant statuts particuliers précisent pour les corps de fonctionnaires les modalités d'application de la présente loi ". Le décret du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles est au nombre des décrets en Conseil d'Etat prévus par la loi du 11 janvier 1984. En l'absence de disposition qui toucherait aux garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires de l'Etat, ce décret relevait de la compétence du pouvoir réglementaire et non du domaine de la loi.
4. Aux termes de l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984, dans sa rédaction alors en vigueur : " L 'avancement de grade a lieu de façon continue d'un grade au grade immédiatement supérieur. Il peut être dérogé à cette règle dans les cas où l'avancement est subordonné à une sélection professionnelle. () l'avancement de grade a lieu, selon les proportions définies par les statuts particuliers, suivant l'une ou plusieurs des modalités ci-après : 1° () au choix, par voie d'inscription à un tableau annuel d'avancement, établi après avis de la commission administrative paritaire, par appréciation de la valeur professionnelle des agents et des acquis de l'expérience professionnelle des agents () ". Selon les articles 24 et 25 du décret du 1er août 1990 dans leur version en vigueur jusqu'au 1er janvier 2020, " le tableau d'avancement est arrêté chaque année, dans chaque département, par le recteur, après avis de la commission administrative paritaire compétente, selon des orientations définies par le ministre chargé de l'éducation nationale ".
5. En premier lieu, il résulte des dispositions précitées au point 4 que l'administration pouvait légalement arrêter chaque année un tableau d'avancement pour organiser l'avancement de grade et d'échelon des professeurs des écoles après avis de la commission administrative paritaire compétente. La requérante soutient qu'en confiant aux commissions administratives paritaires la compétence d'établir les listes académiques dont dépend l'avancement d'un professeur des écoles, le ministre de l'éducation a méconnu le principe d'égalité de traitement et d'avancement basé sur la seule compétence professionnelle. Toutefois, d'une part, il résulte des articles 24 et 25 du décret du 1er août 1990 que la compétence d'arrêter le tableau d'avancement appartient au seul recteur qui jusqu'au 1er janvier 2020, conformément à l'article 58 de la loi du 11 janvier 1984, demandait son avis à la commission administrative paritaire. D'autre part, il ne résulte pas de l'instruction que la consultation des commissions administratives paritaires départementales ait donné lieu à des différences de traitements illégales ou constitutives de discriminations entre les professeurs de écoles issus du corps des instituteurs et les professeurs des écoles nommés à partir de 1990. Par conséquent, la requérante n'est pas fondée à invoquer la méconnaissance du principe d'égalité entre professeurs des écoles en raison de l'avis donné au recteur par la commission administrative paritaire avant le 1er janvier 2020.
6. En deuxième lieu, s'agissant des règles régissant les fonctionnaires, le principe d'égalité n'est en principe susceptible de s'appliquer qu'entre les agents appartenant à un même corps, sauf à ce que la norme en cause ne soit, en raison de son contenu, pas limitée à un même corps ou à un même cadre d'emplois de fonctionnaires. Il en découle que la requérante ne peut utilement invoquer le principe d'égalité pour contester la différence de traitement dont les instituteurs et les professeurs des écoles feraient l'objet dans le déroulement de leur carrière à raison de l'appartenance de leur corps respectif à des catégories différentes. En outre, le décret du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles a pu, sans méconnaître le principe d'égalité, prévoir des règles différentes pour le classement des agents intégrant le corps des professeurs des écoles par la voie de concours externes, d'une part, et le reclassement avec reprise d'ancienneté des fonctionnaires qui appartenaient au corps des instituteurs intégrant ce corps par la voie de concours internes ou d'inscription sur des listes d'aptitude, d'autre part, dès lors que ces règles ne s'appliquent qu'à l'entrée dans le corps et que la carrière des agents recrutés par les différentes voies est ensuite régie par les mêmes dispositions. A cet égard, la circonstance que l'application des dispositions du décret du 1er août 1990 et du décret du 5 décembre 1951 portant règlement d'administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l'ancienneté du personnel nommé dans l'un des corps de fonctionnaires de l'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale, qui prennent en compte, pour les agents nommés professeurs des écoles ayant antérieurement la qualité de fonctionnaire, l'échelon détenu dans leur ancien corps, entraîne pour eux, dans certains cas, un classement moins favorable que celui des agents non titulaires nommés dans ce même corps, ne méconnaît pas le principe de l'égalité de traitement entre fonctionnaires d'un même corps, dès lors que les dispositions ne s'appliquent qu'à l'entrée dans le corps et que la carrière des agents est ensuite régie par les mêmes dispositions, quel qu'ait été leur statut avant leur entrée dans le corps. Enfin, en tout état de cause, le principe d'égalité n'étant pas méconnu, le principe " à travail égal, salaire égal " ne peut être utilement invoqué.
7. En troisième lieu, il n'est pas établi que la requérante aurait fait l'objet, dans le cadre de l'organisation de l'un de ces tableaux d'avancement, d'une discrimination quelconque au bénéfice d'agents syndiqués, ou même d'autres agents. En outre, le moyen tiré de l'inégalité de traitement des professeurs des écoles en fonction de quotas départementaux définis par le ministre, est dépourvu des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. En toute hypothèse, l'instauration de quotas selon le lieu d'affectation des agents ne méconnait pas le principe d'égalité entre agents d'un même corps dès lors que, comme en l'espèce, il se fonde sur l'intérêt général qui s'attache à ce que les agents publics soient répartis sur le territoire en fonction des besoins de la population et des nécessités du service.
8. En quatrième lieu, si la requérante invoque une méconnaissance de l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, elle ne se prévaut d'aucun droit ou liberté reconnu par la convention à la jouissance desquels le décret du 1er août 1990 porterait atteinte de manière discriminatoire. Ce moyen ne peut, dès lors et en tout état de cause, qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, la requérante doit être regardée comme invoquant la méconnaissance du principe de non-discrimination garanti par le droit européen, notamment par l'article 157 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, anciennement article 119 et la directive 75/117/CEE du 10 février 1975 concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives à l'application du principe de l'égalité des rémunérations entre les travailleurs masculins et les travailleurs féminins, et mise en œuvre notamment dans un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 15 avril 2021, AB contre Olympiako Athlitiko Kentro Athinon - Spyros Louis (C-511/19). Toutefois, comme il a été dit plus haut, les instituteurs et les professeurs des écoles, recrutés au regard d'un niveau de qualification distinct dont le caractère objectif n'est pas contestable, n'étaient pas dans des situations similaires. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance du droit de l'Union européenne doit être écarté.
10. En dernier lieu, les moyens tirés de l'atteinte à la charte pour la promotion de l'égalité et la lutte contre les discriminations dans la fonction publique et à la circulaire du 3 avril 2017 relative à la mise en œuvre de la politique d'égalité, de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité dans la fonction publique, doivent être écartés comme dépourvus des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
11. Ainsi, et sans qu'il soit besoin de saisir la Cour de justice de l'Union européenne d'une question préjudicielle ou de demander au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse de produire des pièces et explications complémentaires, Mme A n'établit ni que les dispositions du décret du 1er août 1990 seraient illégales, ni que le ministre de l'éducation nationale aurait commis une faute en les appliquant. Par conséquent, ses conclusions indemnitaires et tendant à la reconstitution de sa carrière doivent être rejetées.
12. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, la requête de Mme A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Cros, premier conseiller,
M. Martin, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 avril 2024.
La présidente-rapporteure,
Signé
M. BERNABEUL'assesseur le plus ancien,
Signé
F. CROS
La greffière,
Signé
E. PERROUDON
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026