mardi 26 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2003334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | ROSENFELD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 novembre 2020, la SARL Elementerre, représentée par Me Rosenfeld, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 4 juin 2020 par lequel le maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la construction d'une maison à usage d'habitation de plain-pied d'une emprise au sol de 103 mètres carrés, avec un garage et une place de stationnement non couverte et non close, ensemble la décision portant rejet de son recours gracieux du 22 juillet 2020 ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, de procéder au réexamen de sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 500 euros par jour de retard passé ce délai ;
4°) en toute hypothèse, de mettre à la charge de la commune de Seillons-Source-d'Argens une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- son recours est recevable car elle a introduit sa requête dans le délai de recours contentieux, après avoir effectué un recours gracieux à l'encontre de la décision initiale du 4 juin 2020 ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ; le motif tiré de la méconnaissance des dispositions des articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme est insuffisamment motivé en fait ;
- contrairement à ce qu'indique l'arrêté attaqué, elle était titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable en date du 2 mai 2019 ; l'arrêté est ainsi entaché d'une erreur de fait ; la seconde décision d'opposition à déclaration préalable n'a pas eu pour effet de retirer la première décision obtenue tacitement ; en outre, cette décision d'opposition à déclaration préalable de la demande déposée le 24 septembre 2019 n'a pas été correctement notifiée dans les délais requis ni au pétitionnaire, ni à son mandataire ; elle était donc titulaire au moins d'une décision de non-opposition à déclaration préalable et le premier motif de la décision litigieuse manque en fait et est de ce fait illégal ;
- le motif tiré de la méconnaissance des dispositions des articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme est entaché d'une erreur d'appréciation ; l'article Ub 3 du règlement du plan local d'urbanisme ne s'applique pas aux voies internes du projet ; en outre, l'accès sur le chemin du Gascon, qui ne dessert qu'une dizaine d'habitations et ne présente pas un trafic important, ne présente pas de danger particulier ; le chemin du Gascon est d'une largeur supérieure à 4 mètres sur toute la longueur qui le sépare du chemin de la Carraire des Clos, qui présente lui-aussi une largeur supérieure à 4 mètres.
Par un courrier en date du 26 septembre 2022, le maire de la commune de Seillons-Source- d'Argens a été mis en demeure de produire un mémoire en défense, en application des dispositions de l'article R. 612-3 du code de justice administrative, dans un délai de 30 jours.
Par ordonnance du 6 février 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 21 mars 2023 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 octobre 2023 :
- le rapport de M. Bailleux,
- et les conclusions de M. Riffard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL Elementerre a déposé, le 2 avril 2019, sur le terrain cadastré section E 225, situé chemin des Esclavéoux, dont elle est propriétaire, une première demande de déclaration préalable afin de diviser son terrain. S'estimant titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, du fait de l'absence de réponse du maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens pendant le délai d'instruction, elle a demandé, le 8 octobre 2019, auprès de la commune, un certificat de non-opposition à déclaration préalable. Le 24 septembre 2019, la société pétitionnaire a déposé une nouvelle demande de division, identique à la première. Le maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens s'est opposé à cette nouvelle demande, par une décision du 18 octobre 2019. Le 4 juin 2020, le maire de ladite commune a refusé de faire droit à la demande de la société pétitionnaire déposée le 24 avril 2020, en vue de construire une maison d'habitation avec garage et une place de stationnement non close et non couverte, d'une emprise au sol de 103 mètres carrés, en fondant son arrêté de refus, d'une part sur la méconnaissance des dispositions des articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme, d'autre part sur le motif tiré de l'absence de division du terrain antérieurement au permis de construire. La société requérante demande, dans la présente instance, d'une part l'annulation de la décision du 4 juin 2020, d'autre part l'annulation de la décision de rejet de son recours gracieux effectué le 22 juillet 2020, et reçu le 28 juillet 2020 par la commune de Seillons-Source-d'Argens.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. Aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ". En outre, selon les dispositions de l'article R. 424-5 du même code : " En cas d'autorisation ou de non-opposition à déclaration préalable, la décision mentionne la date d'affichage en mairie ou la date de publication par voie électronique de l'avis de dépôt prévu à l'article R. * 423-6. Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. Il en est de même lorsqu'une dérogation ou une adaptation mineure est accordée ".
3. L'article 2 de l'arrêté attaqué, correspondant au premier motif de cette décision, est fondé sur la méconnaissance des dispositions des articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme. Toutefois, cet article indique seulement, sans donner aucune explication en fait, ainsi que le soutient la société requérante, que le projet méconnaît ces articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme. Il n'est ainsi pas possible, à la simple lecture de cet arrêté, de connaître les raisons pour lesquelles le projet méconnaît ces articles. Dès lors, la société requérante est fondée à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée en fait en ce qui concerne ce premier motif.
4. Il ressort donc des pièces du dossier que la société requérante est fondée à soutenir que l'arrêté litigieux est insuffisamment motivé, vu l'insuffisance de motivation de ce premier motif, quelle que puisse être la motivation du second motif de ladite décision, qui n'est quant à elle pas contestée. La société requérante est donc fondée à soutenir que l'arrêté litigieux est entaché d'une insuffisance de motivation, en méconnaissance des dispositions des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme. Il y a lieu par suite d'accueillir le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué.
En ce qui concerne la légalité interne :
5. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ". La mise en demeure de la commune de Seillons-Source-d'Argens par le tribunal étant restée sans effet, dans ces conditions, la commune de Seillons-Source-d'Argens doit, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 612-6 du code de justice administrative, être réputée avoir admis l'exactitude matérielle des faits allégués par la société requérante, dont l'inexactitude ne ressort d'aucune des pièces du dossier.
6. En outre, aux termes de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : a) Un mois pour les déclarations préalables () ". En outre, selon les dispositions de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : Décision de non-opposition à la déclaration préalable () ". Par ailleurs, selon les dispositions de l'article R. 423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet ". L'article R. 423-22 du code de l'urbanisme dispose quant à lui que : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ". Enfin, l'article R. 423-38 du même code, dans sa version applicable à l'espèce, dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou, dans le cas prévu par l'article R. 423-48, un échange électronique, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ".
7. Il est constant que la société requérante a fait une première demande de déclaration préalable pour division de son terrain le 2 avril 2019. La société requérante soutient, sans être contredite par les pièces du dossier, que concernant cette première demande, elle n'a reçu aucune demande de la mairie, que ce soit pour lui demander de compléter son dossier, ou pour l'informer d'un éventuel allongement du délai d'instruction de cette demande, qui était donc d'un mois, conformément aux dispositions précitées de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme. La société requérante soutient donc, sans être contredite par les pièces du dossier, qu'elle était en possession d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, à compter du 3 mai 2019, décision tacite qui a été affichée sur le terrain d'assiette, ainsi qu'il ressort du constat d'huissier de justice produit à l'instance. Si l'arrêté attaqué mentionne que la première demande de déclaration préalable du 2 avril 2019 aurait fait l'objet d'une décision de refus en date du 30 avril 2019, il n'est ni établi, ni même allégué, la commune de Seillons-Source-d'Argens n'ayant, en dépit d'une mise en demeure, pas produit de mémoire en défense, que cette décision d'opposition à déclaration préalable, telle que visée dans l'arrêté attaqué, aurait été notifiée à la société demanderesse, ni a fortiori à quelle date. La société pétitionnaire indique d'ailleurs sur ce point dans un courrier adressé au maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens, daté du 8 octobre 2019 et produit à l'instance : " Il ne m'a jamais été notifié de décision d'opposition à ma déclaration préalable avant le 3 mai 2019, ni postérieurement, elle a donc été acceptée tacitement ". Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que la société requérante doit être regardée comme étant titulaire d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable, à compter du 3 mai 2019.
8. En outre, il ressort des pièces du dossier que la seconde demande de déclaration préalable, déposée par la SARL Elementerre le 24 septembre 2019, dont le gérant est M. B A, et qui portait sur une demande identique à la première demande, a fait l'objet d'une opposition à déclaration préalable en date du 18 octobre 2019. Cependant, ainsi que le soutient la société requérante, cette décision d'opposition à déclaration préalable, même si elle portait sur une demande identique à la première demande, n'a ni pour objet ni pour effet, de retirer la décision de non-opposition à déclaration préalable obtenue tacitement le 3 mai 2019. Au surplus, la décision obtenue le 3 mai 2019, ne pouvait plus être retirée par le maire de la commune, au-delà d'un délai de 3 mois, en application des dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, délai qui a donc expiré le 3 août 2019. Ainsi, la décision d'opposition à déclaration préalable du 18 octobre 2019, sans même qu'il soit besoin de se prononcer sur la régularité de sa notification en date du 21 octobre 2019 à la société pétitionnaire, n'a pu avoir pour effet de retirer la décision de non-opposition tacite de déclaration préalable obtenue par la société pétitionnaire le 3 mai 2019. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier qu'à la date de la décision litigieuse du 4 juin 2020, la société Elementerre disposait d'une décision de non-opposition à déclaration préalable de division de son terrain, contrairement à ce qu'indique l'article 2 de l'arrêté litigieux. Il ressort donc des pièces du dossier que la société requérante est fondée à soutenir que le motif de la décision attaquée, tiré de l'absence de déclaration préalable autorisant la division du terrain, est illégal car entaché d'une erreur de fait. Il y a lieu, par suite, d'accueillir ce moyen tiré de l'illégalité de ce motif de la décision fondé sur l'absence de décision de non-opposition à déclaration préalable valant division.
9. Pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le dernier moyen tiré de l'erreur d'appréciation des décisions attaquées, dans l'application des dispositions des articles Ub 3-1 et Ub 3-2 du règlement du plan local d'urbanisme n'est pas fondé à annuler les décisions attaquées. En effet, en raison de l'insuffisance de motivation de ce motif de la décision, il n'est pas possible d'apprécier son bien-fondé.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la société requérante est fondée à demander l'annulation des décisions attaquées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens de procéder au réexamen de la demande de permis de construire sollicitée par la SARL Elementerre, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, en motivant la décision prise après réexamen. Il y a lieu de fixer une astreinte d'un montant de 100 euros par jour de retard passé ce délai de deux mois.
Sur les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Seillons-Source-d'Argens une somme de 2 000 euros à verser à la SARL Elementerre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE
Article 1er : L'arrêté du maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens du 4 juin 2020 de refus de permis de construire à la SARL Elementerre est annulé.
Article 2 : La décision implicite de rejet du recours gracieux en date du 22 juillet 2020 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au maire de la commune de Seillons-Source-d'Argens de procéder au réexamen de la demande de permis de construire déposée par la SARL Elementerre, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, sous astreinte de 100 (cent euros) euros par jour de retard, passé ce délai.
Article 4 : La commune de Seillons-Source-d'Argens versera une somme de 2 000 euros (deux mille euros) à la SARL Elementerre sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à la SARL Elementerre et à la commune de Seillons-Source-d'Argens.
Copie en sera faite au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Doumergue, présidente,
M. Bailleux, premier conseiller,
Mme Le Gars, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 décembre 2023.
Le rapporteur,
Signé :
F. BAILLEUX
La présidente,
Signé :
M. DOUMERGUE La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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