vendredi 22 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100131 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | LLC ET ASSOCIES - BUREAU DE TOULON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 janvier 2021 et 6 décembre 2022, Mme B A demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 novembre 2020 par laquelle le maire de la commune du Val a supprimé, à compter du 10 février 2020, l'indemnité de fonction de sujétion et d'expertise (IFSE) dont elle bénéficiait et a prononcé le rappel de la somme de 1 718,86 euros versée à ce titre entre février et novembre 2020 ;
2°) de mettre à la charge de la commune du Val la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de forme dès lors qu'il ne comprend pas les bases de calcul, en méconnaissance de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a été préalablement informée et n'a pas été mise à même de présenter des observations avant son édiction ;
- il est entaché d'un vice de procédure dès lors que n'a pas été suivi la procédure d'édiction d'un titre de perception, l'a privant de l'effet suspensif du recours contre un tel acte, prévu notamment à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales ;
- il est dépourvu de base légale à défaut pour un texte de prévoir une modification automatique ;
- il méconnaît le principe général du droit de non-rétroactivité des actes administratifs ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir dès lors que le maire a utilisé une procédure de simple rectification d'erreur et non de titre exécutoire avec l'intention de se soustraire aux règles de la comptabilité publique ;
- il méconnaît le principe de la séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable public ;
- il méconnaît les arrêtés individuels des 12 novembre 2018 et 11 avril 2019 fixant son régime indemnitaire ;
- il est illégal dès lors que les sommes retenues lui sont légalement dues, en application de l'arrêté du 11 avril 2019 ;
- il constitue une sanction individuelle illégale ;
-il est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'aucun entretien d'évaluation professionnelle n'a été mené.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 mars 2022, la commune du Val, représentée par Me Reghin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme A
la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que la décision du 18 novembre 2020 constitue un document préparatoire l'informant de son intention de procéder au rappel des sommes indument versées ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par la requérante sont infondés.
Par une ordonnance du 6 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 décembre 2022.
Un mémoire présenté par la commune du Val a été enregistré le 20 décembre 2022 et non communiqué, en application des dispositions de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 ;
- le décret n° 2020-182 du 27 février 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Martin, rapporteure,
- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,
- les observations de Mme A,
- et les observations de Me Reghin, représentant la commune du Val.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ajointe administrative principale de 2ème classe, est affectée
à la mairie de la commune du Val. Par un courrier du 18 novembre 2020, le maire
de cette commune a supprimé, à compter du 10 février 2020, l'indemnité de fonction de sujétion et d'expertise (IFSE) dont elle bénéficiait et a prononcé le rappel de la somme de 1 718,86 euros versée à ce titre entre février et novembre 2020. Par sa requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de ce courrier.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Si le recours dirigé contre un titre de perception relève par nature du plein contentieux, la lettre informant un agent public de ce que des retenues vont être effectuées sur son traitement ne peut à cet égard être assimilée à une telle décision lorsqu'elle ne comporte pas l'indication
du montant de la créance ou qu'elle émane d'un organisme employeur qui n'est pas doté
d'un comptable public. Des conclusions tendant à l'annulation de cette décision et du rejet
du recours gracieux formé contre celle-ci doivent être regardées comme présentées en excès
de pouvoir.
3. Par le courrier du 18 novembre 2020, le maire de la commune de Le Val a informé Mme A qu'en l'absence de demande de paiement étalé de sa part, la somme de 1 718,86 euros sera retenue sur son traitement dans les limites légales. Ainsi, et à défaut de mentionner qu'un titre de perception lui sera notifié, ce courrier constitue une décision susceptible de faire l'objet d'un recours. Par ailleurs, il mentionne bien le montant de la créance et émane d'un organise employeur qui est doté d'un comptable public. Ainsi, le recours par lequel Mme A entend demander l'annulation du courrier précité du 18 novembre 2020, qui est un recours de plein contentieux, est dirigé contre un acte susceptible de recours. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions principales :
4. En premier lieu, aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " Dans les conditions prévues pour chaque catégorie d'entre elles, les recettes sont liquidées avant d'être recouvrées. La liquidation a pour objet de déterminer le montant de la dette des redevables. Les recettes sont liquidées pour leur montant intégral, sans contraction avec les dépenses. / Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation. En cas d'erreur de liquidation, l'ordonnateur émet un ordre de recouvrer afin, selon les cas, d'augmenter ou de réduire le montant de la créance liquidée. Il indique les bases de la nouvelle liquidation. Pour les créances faisant l'objet d'une déclaration, une déclaration rectificative, indiquant les bases de la nouvelle liquidation, est souscrite ".
5. Il résulte de l'instruction que le courrier du 18 novembre 2020, qui doit être assimilé à un titre de perception, comporte en annexe un tableau indiquant précisément les bases de liquidation de la somme en litige. Par suite, le moyen doit être écarté.
6. En deuxième lieu, si Mme A soutient ne pas avoir été préalablement informée ou n'avoir pas pu présenter ses observations préalablement à l'édiction de la décision, aucune disposition législatif ou réglementaire n'impose une telle procédure. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 117 du décret du 7 novembre 2012 :
" Les titres de perception émis en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales peuvent faire l'objet de la part des redevables : / 1° Soit d'une contestation portant sur l'existence de la créance, son montant ou son exigibilité ; / 2° Soit d'une contestation portant sur la régularité du titre de perception. / Les contestations du titre de perception ont pour effet de suspendre le recouvrement de la créance ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " () / 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre ".
8. Si l'intéressée soutient que la décision est illégale à défaut d'avoir suivi la procédure applicable aux contentieux des titres exécutoires, tenant à l'effet suspensif qui résulte à la fois de l'article 11 du décret du 7 novembre 2012 et de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, la décision attaquée n'est pas un titre de perception, mais une décision de répétition de l'indu qui n'entre pas dans le champ d'application des dispositions précitées et que la commune avait la faculté de préférer à l'émission d'un titre de perception. Par suite, le moyen doit être écarté.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article 4 de la délibération n° 2017/118 du 27 juin 2017 du conseil municipal de Le Val : " Le réexamen du montant de l'IFSE : / Le montant annuel attribué à l'agent fera l'objet d'un réexamen : / - en cas de changement de fonctions / - au moins tous les quatre ans, en l'absence de changement de fonctions et au vu de l'expérience acquise par l'agent / - en cas de changement de grade à la suite d'une promotion ". Aux termes de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 : " Les créances résultant de paiements indus effectués par les personnes publiques en matière de rémunération de leurs agents peuvent être répétées dans un délai de deux années à compter du premier jour du mois suivant celui de la date de mise en paiement du versement erroné, y compris lorsque ces créances ont pour origine une décision créatrice de droits irrégulière devenue définitive ".
10. Il résulte de l'instruction que pour modifier le régime indemnitaire au titre de l'IFSE attribuée à Mme A, le maire de la commune de Le Val a procédé à un réexamen de sa situation, fondée sur le changement d'affectation de l'intéressée à compter du 10 février 2020. Ainsi, et alors que le caractère automatique ou non, obligatoire ou facultatif de ce réexamen, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, cette dernière trouve sa base légale dans les dispositions combinées de l'article 4 de la délibération précitée et de l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000. Par suite, le moyen doit être écarté.
11. En cinquième lieu, une décision administrative explicite accordant un avantage financier crée des droits au profit de son bénéficiaire alors même que l'administration avait l'obligation de refuser cet avantage. En conséquence, sous réserve de dispositions législatives ou réglementaires contraires et hors le cas où il est satisfait à une demande du bénéficiaire, l'administration ne peut retirer une décision individuelle créatrice de droits, si elle est illégale,
que dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. En revanche, n'ont pas cet effet les mesures qui se bornent à procéder à la liquidation de la créance née d'une décision prise antérieurement. Le maintien indu du versement d'un avantage financier à un agent public,
alors même que le bénéficiaire a informé l'ordonnateur qu'il ne remplit plus les conditions de l'octroi de cet avantage, n'a pas le caractère d'une décision accordant un avantage financier et constitue une simple erreur de liquidation. Dans ce cas, il appartient à l'administration de corriger cette erreur et de réclamer le reversement des sommes payées à tort, sans que l'agent intéressé puisse se prévaloir de droits acquis à l'encontre d'une telle demande de reversement.
12. La décision du 18 novembre 2020 par lequel le maire de la commune du Val a supprimé, à compter du 10 février 2020, l'IFSE dont Mme A bénéficiait et a prononcé le rappel de la somme de 1 718,86 euros est fondée sur le motif tiré de ce que l'intéressée a, à compter de cette date, fait l'objet d'une mobilité interne, dont il n'est contesté ni la réalité ni les conséquences, modifiant ses fonctions et responsabilités. Ainsi, en mettant fin rétroactivement, à compter du 10 février 2020 au versement de l'IFSE dont Mme A bénéficiait, lequel est consécutif à cette décision de changement d'affectation, le maire de la commune du Val n'a pas méconnu le principe général du droit tiré de la non-rétroactivité des actes administratifs. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. En sixième lieu, la circonstance que le maire de la commune du Val ait procédé
à la répétition de l'indu par une retenue sur salaire, plutôt que par l'émission d'un titre
de perception, est insuffisant à caractériser un détournement de pouvoir alors que le maire pouvait légalement procéder de la sorte. Par suite, le moyen tiré du détournement de pouvoir doit être écarté.
14. En septième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 13 du présent jugement,
que le maire de la commune du Val a pu, légalement, choisir de procéder à la répétition de l'indu de l'IFSE de Mme A pour la période allant de février à novembre 2022 par l'édiction
d'une décision de répétition de l'indu et non par l'émission d'un titre de perception. Sa décision permet de faire opérer au comptable public une compensation entre le montant des sommes dues par Mme A et son traitement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe
de la séparation des ordonnateurs et des comptes doit être écarté.
15. En huitième lieu, si Mme A soutient que la décision méconnaît les arrêtés individuels des 12 novembre 2018 lui accordant respectivement la somme de 377,98 euros et
la somme de 441 euros par mois, dès lors que ces derniers ne mentionnent aucune condition liée aux fonctions exercées, il résulte de l'instruction que lesdits arrêtés visent la délibération de l'assemblée délibérant n° 2017-118 du 27 juin 2017 et mentionnent la revalorisation du montant de l'IFSE en raison des missions et responsabilités supplémentaires qui lui ont été successivement confiées. Par suite, le moyen tiré de leur violation doit être écarté.
16. En neuvième lieu, et alors que Mme A n'en conteste pas le montant, il résulte de ce qui a été dit aux points 13 et 14 du présent jugement que les sommes dont la répétition est demandée par la décision attaquée sont bien dues par Mme A. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'indu doit être écarté.
17. En dixième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 13 et 14 du présent jugement que le maire de la commune du Val pouvait légalement édicter une décision de répétition de l'indu des sommes versées à Mme A au titre de l'IFSE durant la période allant de février à novembre 2020. Par suite, le moyen tiré de l'impossibilité pour une personne de se prévaloir de sa propre turpide doit être écarté.
18. En onzième lieu, la seule circonstance que le maire de la commune du Val réexamine le montant de l'IFSE de Mme A dix mois après son changement de poste est insuffisante à caractériser une sanction individuelle prise à l'encontre de Mme A. Si l'intéressée soutient que la commune avait l'intention de lui cacher les conséquences financières de sa mobilité interne de février 2020 dans le but d'éviter qu'elle n'en conteste la légalité, elle ne l'établit pas, alors qu'il ressort des précédents arrêtés fixant le montant de son IFSE, que celui-ci était déterminé en fonction des missions qu'elle exerçait. Par suite, le moyen doit être écarté.
19. En dernier, lieu, si la décision attaquée mentionne la fin d'une " séquence d'évaluation professionnelle " dont Mme A soutient qu'elle n'a pas eu lieu, ce qui n'est pas contredit en défense, cette inexactitude n'a pas exercé une influence sur la légalité de cette décision, celle-ci étant fondée sur le changement d'affectation de l'intéressée à compter
du 10 février 2020. Par suite, le moyen doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions principales présentées par Mme A doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par Mme A au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune du Val qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A la somme demandée par la commune du Val au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune du Val présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié Mme B A et à la commune du Val.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
J.-F. Sauton, président,
B. Quaglierini, premier conseiller,
K. Martin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 2023.
La rapporteure,
signé
K. Martin
Le président,
signé
J.-F. Sauton
Le greffier,
signé
P. Bérenger
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ la greffière en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026