mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100277 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | LLC ET ASSOCIES - BUREAU DE TOULON |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête N° 2100277 enregistrée le 4 février 2021 et un mémoire enregistré le 2 novembre 2021, Mme A B et M. D B, représentés par Me Avril, demandent au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 29 décembre 2020 de la demande d'abrogation de la délibération du 26 janvier 2011, prise par le conseil municipal de la commune de Carcès, approuvant le plan local d'urbanisme en tant qu'elle classe la partie sud de la parcelle cadastrée section D 2640 leur appartenant en zone naturelle ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Carcès de convoquer le conseil municipal de la commune, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente décision, afin d'examiner le zonage de la partie sud de leur parcelle cadastrée section D 2640, en application des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Carcès une somme de 2 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision litigieuse est illégale car la parcelle D 2640 ne remplit pas les caractéristiques d'une zone naturelle ; le classement en zone N de la partie sud de la parcelle D 2640 contredit le rapport de présentation ;
- le classement en zone N de cette parcelle D 2640 méconnaît les dispositions de l'article L. 151-8 du code de l'urbanisme et n'est pas cohérent avec les dispositions du Plan d'aménagement et de développement durables (PADD).
Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2021, la commune de Carcès, représentée par Me Reghin, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par les époux B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 8 juin 2022, les requérants déclarent se désister de l'instance et de leur action.
II- Par une requête N° 2101253 enregistrée le 4 mai 2021, Mme A B et M. D B, représentés par Me Avril, demandent au Tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet née le 25 avril 2021 de la demande d'abrogation de la délibération du 26 janvier 2011, prise par le conseil municipal de la commune Carcès, approuvant le plan local d'urbanisme en tant qu'elle a institué les emplacements réservés n° 31, 13 et 44 sur leur parcelle cadastrée section D 2640 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Carcès de convoquer le conseil municipal de la commune, afin de procéder à l'abrogation de ladite délibération en ce qu'elle a institué des emplacements réservés n° 31, 13 et 44 sur la parcelle cadastrée section D 2640, sur le fondement des dispositions des articles L. 911-1 et L. 911-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Carcès une somme de 2 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les emplacements réservés n° 13 et 31 ont été institués par le plan d'occupation des sols et repris par le plan local d'urbanisme ; la parcelle D 2640 est donc grevée de ces emplacements réservés depuis plus de 27 ans alors qu'il n'est pas prévu de réaliser des travaux d'envergure sur ces parcelles ; le maire de la commune a indiqué dans un courrier daté du 3 octobre 2000 qu'il n'était prévu aucun aménagement sur l'emplacement réservé n° 31, à l'exception d'un débroussaillage régulier ; le délai d'inaction de la commune pendant 27 ans constitue un délai anormalement long ;
- l'emplacement réservé n° 44 n'apparaît pas précisément sur la parcelle D 2640 ; cet emplacement réservé n'a jamais reçu le moindre commencement d'exécution alors que le projet de création d'un chemin n'implique pas la mise en œuvre de travaux d'envergure ; cet emplacement réservé est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la commune a commis un détournement de procédure pour tenter d'acquérir la parcelle des requérants cadastrée section D 2640.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 février 2022, la commune de Carcès, représentée par Me Reghin, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'il soit mis à la charge des requérants une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les moyens soulevés par les époux B ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 8 juin 2022, les requérants déclarent se désister de l'instance et de leur action.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 21 juin 2022 :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de M. Cros, rapporteur public ;
- et les observations de Me Reghin, représentant la commune de Carcès.
Considérant ce qui suit :
1. Dans chacune des deux requêtes n° 2100277 et 2101253, les requérants ont indiqué qu'un accord était intervenu entre les parties de nature à mettre fin au litige. Ils ont donc déclaré, dans chacune des requêtes, se désister de leur instance et de leur action à l'encontre de la commune de Carcès.
2. Ces désistements d'instance et d'action sont purs et simples, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ces frais.
DECIDE
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action des requérants dans les requêtes n° 2100277 et n° 2101253.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Carcès sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme A B, à M. D B et à la commune de Carcès.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Privat, président,
M. Riffard, premier conseiller,
M. Bailleux, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 19 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé :
F. C
Le président,
Signé :
J-M. PRIVAT La greffière,
Signé :
G. RICCI
La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Et par délégation,
La greffière.
2, 2101253
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026