lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2100309 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | PALOUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 9 février 2021, 24 mars 2021 et 28 juin 2022, M. B A, représenté par Me Paloux, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 11 décembre 2020, par laquelle l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande d'attribution de la carte du combattant, et la décision du 29 janvier 2021 rejetant le recours gracieux dirigé contre cette première décision ;
2°) d'enjoindre à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre de lui délivrer la carte du combattant à compter du 10 septembre 2020 ;
3°) de mettre à la charge de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il ne résulte pas de la décision en litige que le bureau des cartes et titres aurait instruit la demande d'attribution de la carte du combattant avant transmission pour avis à la commission nationale de la carte du combattant, en méconnaissance de l'article 14 de l'arrêté du 18 décembre 2019 fixant l'organisation de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, ce qui l'a privé d'une garantie substantielle ;
- il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission nationale de la carte du combattant, réunie le 9 décembre 2020, aurait rendu son avis dans la composition prévue à l'article R. 311-27 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ;
- il ne ressort pas des pièces du dossier que cette commission se serait réunie dans un délai minimum de cinq jours après avoir été convoquée par son président, conformément aux dispositions des articles R. 133-5 et R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il satisfaisait aux conditions tenant à l'accomplissement de quatre moins de service, à l'évacuation sur blessure et à la participation à une unité combattante pendant au moins 90 jours ; par suite, la décision lui refusant la carte du combattant méconnaît les articles L. 311-2 et R. 311-14 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il a obtenu le titre de reconnaissance de la nation qui implique notamment d'avoir participé pendant au moins 90 jours consécutifs ou non à un conflit ou à plusieurs conflits et est attribué de plein droit aux titulaires de la carte du combattant et aux personnes évacuées pour blessures ou maladies ;
- par un jugement n° 2001301 du 8 mars 2022, le tribunal administratif de Nîmes a enjoint au ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie faisant suite à l'accident du 7 février 2019 lors d'une mission opérationnelle au Mali.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 mai 2022 et 12 août 2022, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que le requérant satisfait désormais aux conditions fixées aux 2° et au 4° de l'article R. 311-4 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre et que l'attribution de la carte du combattant sera proposée à la commission nationale de la carte du combattant.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 18 décembre 2019 fixant l'organisation de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les conclusions de Mme Duran-Gottschalk, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 17 septembre 2020, M. A, caporal au sein du 503ème régiment du train de Nîmes-Garons, a demandé l'attribution de la carte du combattant et du titre de reconnaissance de la nation au service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre du Var. Par une décision du 11 décembre 2020, la directrice générale de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande après avoir recueilli l'avis de la commission nationale de la carte du combattant réunie le 9 décembre 2020. Le 4 janvier 2021, M. A a formé un recours gracieux contre cette décision, qui a été rejeté par une décision du 29 janvier 2021. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 14 de l'arrêté du 18 décembre 2019 fixant l'organisation de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre : " Le bureau des cartes et titres : - instruit, contrôle et valide les demandes de cartes du combattant avant leur présentation pour avis à la commission nationale de la carte () ".
3. Ces dispositions qui visent seulement à régir l'organisation interne de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, et notamment à définir les missions de chaque bureau, n'ont pas vocation à instituer des garanties, notamment procédurales, au profit des administrés. Par suite, le requérant ne peut utilement alléguer que le bureau des cartes et titres n'a pas instruit la demande d'attribution de la carte du combattant avant transmission pour avis à la commission nationale de la carte du combattant. En tout état de cause, il résulte de la décision en litige, et notamment des mentions " vu la vérification des services par les autorités compétentes " et " vu l'avis du service départemental de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre " que les services compétents de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre ont instruit la demande d'attribution de la carte du combattant avant transmission pour avis à la commission nationale de la carte du combattant.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 311-22 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre : " La carte du combattant prévue à l'article L. 311-1 est délivrée, sur demande de l'intéressé présentée auprès du service mentionné à l'article R. 347-4, par le directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, après avoir recueilli l'avis de la commission mentionnée aux articles R. 311-27 et R. 311-28 et dans les conditions prévues à ces articles () ". Aux termes de l'article R. 311-27 du même code : " I. - La Commission nationale de la carte du combattant est chargée d'examiner les demandes de carte du combattant ou de retrait de carte entrant dans le champ d'application des articles R. 311-1 à R. 311-20. II. - La commission comprend vingt-sept membres nommés, pour une durée de cinq ans renouvelable, par un arrêté du ministre chargé des anciens combattants et victimes de guerre : 1° Vingt et un représentants des anciens combattants titulaires de la carte appartenant aux associations représentatives des anciens combattants ; 2° Deux représentants de chacune des armées, désignés par le ministre chargé de la défense. La commission élit en son sein un président et deux vice-présidents, choisis parmi les représentants des anciens combattants mentionnés au 1°. III. - La commission se réunit sous la présidence de son président ou d'un vice-président, soit en formation plénière, soit en formation restreinte. Lorsqu'elle siège en formation restreinte, la commission comprend, outre son président, cinq représentants associatifs désignés, au sein de leur groupe, par les membres mentionnés au 1° du II. La commission se réunit sur la demande soit de son président, soit du directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. IV. - Les fonctions de secrétaire et de rapporteur sont assurées par des agents de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre ". Aux termes de l'article R. 311-28 de ce code : " Dans sa formation restreinte, la Commission nationale de la carte du combattant délivre un avis sur les demandes de carte du combattant ou de retraits de carte dont elle est saisie par le président de la Commission nationale après accord du directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. La formation restreinte peut renvoyer l'examen de la demande à la formation plénière. Les avis rendus par la Commission nationale de la carte du combattant dans sa formation restreinte ou plénière sont transmis au directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre. La décision rendue par le directeur général de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre est notifiée à l'intéressé ".
5. S'agissant de composition de la commission nationale de la carte du combattant qui s'est réunie le 9 décembre 2020, le requérant se borne à une affirmation qui n'est assortie d'aucun élément permettant de déterminer en quoi la composition de cet organisme serait entachée d'irrégularité. A ce titre, s'il se prévaut de la garantie que constituerait pour lui la présence au sein de la commission d'un représentant de l'armée à laquelle il appartient, cette présence n'est toutefois pas requise lorsque la commission se réunit en formation restreinte, ce qui est en principe le cas lorsque la commission délivre un avis sur les demandes de carte du combattant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 133-8 du code des relations entre le public et l'administration : " Sauf urgence, les membres de la commission reçoivent, cinq jours au moins avant la date de la réunion, une convocation comportant l'ordre du jour et, le cas échéant, les documents nécessaires à l'examen des affaires qui y sont inscrites ". Aux termes de l'article R. 133-1 du même code : " Les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux commissions administratives à caractère consultatif, quelle que soit leur dénomination, placées auprès des autorités de l'Etat et des établissements publics administratifs de l'Etat, à l'exception des autorités administratives indépendantes et des commissions créées pour l'application de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature, de l'article 9 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et des articles L. 4124-1 et R. 4124-1 à R. 4124-25 du code de la défense. Constituent des commissions administratives à caractère consultatif au sens du présent chapitre toutes les commissions ayant vocation à rendre des avis sur des projets de texte ou de décision même si elles disposent d'autres attributions. Les dispositions du présent chapitre ne s'appliquent ni aux commissions administratives à caractère consultatif composées exclusivement d'agents de l'Etat, ni aux instances d'étude ou d'expertise, ni aux organes créés au sein des établissements publics administratifs de l'Etat ou des services à compétence nationale pour assister leurs autorités compétentes dans l'exercice de leurs missions ".
7. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de cette décision ou s'il a privé les intéressés d'une garantie.
8. Si le requérant soutient qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la commission nationale de la carte du combattant se serait réunie dans un délai minimum de cinq jours après avoir été convoquée par son président, toutefois, en l'absence de toute précision utile à ce sujet concernant notamment les documents qui auraient été transmis tardivement, aucun élément ne permet d'indiquer que cette circonstance, à la supposer même établie, aurait été de nature à exercer une influence sur le sens de l'avis de cette commission ou à priver M. A d'une garantie. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
9. Aux termes de l'article L. 311-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre : " Ont également vocation à la qualité de combattant les militaires des forces armées françaises qui ont participé à des actions de feu et de combat ainsi que les personnes civiles qui, en vertu des décisions des autorités françaises, ont participé au sein d'unités françaises ou alliées ou de forces internationales, soit à des conflits armés, soit à des opérations ou missions menées conformément aux obligations et engagements internationaux de la France. Une durée d'au moins quatre mois de service effectuée au titre des conflits, opérations ou missions mentionnés au premier alinéa est reconnue équivalente à la participation aux actions de feu ou de combat mentionnées à cet alinéa. Un arrêté conjoint du ministre de la défense et du ministre chargé du budget fixe notamment les périodes à prendre en considération pour chacun de ces conflits, opérations ou missions. Il fixe également les bonifications attachées le cas échéant à ces périodes ". Aux termes de l'article R. 311-14 du même code : " Pour les opérations ou missions, définies à l'article L. 311-2 et sous réserve des dispositions du deuxième alinéa de cet article, sont considérés comme combattants les militaires des forces armées françaises ainsi que les personnes civiles qui : 1° Soit ont appartenu pendant trois mois, consécutifs ou non, à une unité combattante ; pour le calcul de la durée d'appartenance, les services accomplis au titre d'opérations antérieures se cumulent entre eux et avec ceux des opérations et missions mentionnées au présent article ; 2° Soit ont appartenu à une unité ayant connu, pendant leur temps de présence, neuf actions de feu ou de combat ; 3° Soit ont pris part à cinq actions de feu ou de combat ; 4° Soit ont été évacués pour blessure reçue ou maladie contractée en service, alors qu'ils appartenaient à une unité combattante sans condition de durée de séjour dans cette unité ; 5° Soit ont reçu une blessure assimilée à une blessure de guerre quelle que soit l'unité à laquelle ils ont appartenu, sans condition de durée de séjour dans cette unité ; 6° Soit ont été détenus par l'adversaire pendant quatre-vingt-dix jours au moins, sous réserve d'avoir appartenu antérieurement à leur capture ou postérieurement à leur détention, sans condition de durée de séjour, à une unité combattante pendant la période où celle-ci avait cette qualité ; toutefois, aucune condition de durée de captivité n'est opposable aux personnes détenues par l'adversaire et qui auraient été privées de la protection des conventions de Genève ". L'article R. 311-15 de ce code prévoit que : " Les listes des unités combattantes des forces armées pour les opérations extérieures sont établies par arrêté du ministre de la défense dans les conditions suivantes : 1° Sont classées, pour une durée d'un mois, comme unités combattantes, les unités ayant connu au moins trois actions de feu ou de combat distinctes au cours d'une période de trente jours consécutifs ; 2° Les éléments détachés auprès d'une unité reconnue combattante suivent le sort de cette unité ".
10. En premier lieu, il ne résulte pas des pièces du dossier que M. A, qui se borne à ce titre à se prévaloir de son affectation au sein du 503ème régiment du train, escadron de transport blindé, basé dans le Gard du 2 février 2006 au 22 février 2021, justifierait d'une durée d'au moins quatre mois de service effectuée au titre des conflits, opérations ou missions mentionnés au premier alinéa de l'article L. 311-2 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.
11. En deuxième lieu, il résulte des pièces du dossier que M. A a été engagé en opération extérieure au Mali, dans le cadre de l'opération Barkhane, pour une durée de quatre mois, à compter du 7 février 2019. Lors du vol entre Niamey, au Niger, et Gao, au Mali, le 7 février 2019, M. A a ressenti une vive douleur à l'oreille droite au moment de l'atterrissage. La douleur ne cessant pas, il a consulté pour ce motif le 19 février 2022. Une perforation du tympan droit a été constatée et, le 27 février 2019, il a été évacué. Ainsi, M. A a été évacué pour blessure reçue ou maladie contractée en service. Toutefois, il ne se prévaut d'aucun arrêté du ministre des armées qui aurait eu pour objet de reconnaître son unité comme combattante au titre de la période au cours de laquelle il y a été affecté dans les conditions prévues à l'article R. 311-15 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre. A ce titre, l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre indique en défense que ce n'est que par un arrêté du 7 juillet 2022, publié le 29 juillet 2022 au bulletin officiel des armées, soit postérieurement à l'édiction de la décision en litige, que les formations et détachements de l'armée de terre et de la gendarmerie nationale de l'opération Barkhane ont été reconnus comme unités combattantes au titre de la période en litige.
12. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que M. A n'a été en opération au Mali que pendant 21 jours, dans une unité qui n'avait pas encore été reconnue comme combattante dans les conditions prévues à l'article R. 311-15 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre à la date d'édiction de la décision en litige. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'il a appartenu pendant trois mois à une unité combattante.
13. En quatrième et dernier lieu, si le requérant fait valoir qu'il a obtenu le titre de reconnaissance de la nation et que par un jugement n° 2001301 du 8 mars 2022, le tribunal administratif de Nîmes a enjoint au ministre des armées de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie faisant suite à l'accident du 7 février 2019 survenu lors d'une mission opérationnelle au Mali, ces circonstances sont toutefois sans influence sur la légalité de la décision en litige, qui concerne l'attribution de la carte du combattant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 11 décembre 2020, par laquelle l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre a rejeté sa demande d'attribution de la carte du combattant, et la décision du 29 janvier 2021 par laquelle le même organisme a rejeté le recours gracieux dirigé contre la décision du 11 décembre 2020.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, ne nécessite aucune mesure d'exécution. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Il y a lieu, dès lors, de rejeter les conclusions présentées à ce titre par M. A.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.
Délibéré après l'audience du 6 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bernabeu, présidente,
M. Bailleux, premier conseiller,
M. Sportelli, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 février 2023.
Le rapporteur,
signé
T. D
La présidente,
signé
M. C
La greffière,
signé
F. OUJABER
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le greffier en chef,
Et par délégation,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026