LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2100361

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2100361

vendredi 24 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2100361
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre - Juge Unique
Avocat requérantVARRON CHARRIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête et des mémoires, enregistrés le 15 février 2021, le 11 octobre 2021,

le 10 novembre 2021 et le 25 octobre 2023, sous le n°2100361, Mme B A, représentée par Me Varron Charrier, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler la décision du directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) du 11 décembre 2020 portant brevet de pension et décompte définitif de sa pension en ce qu'elle lui refuse le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité ;

2°) - à titre principal, d'enjoindre à la CNRACL de reconnaître rétroactivement l'imputabilité au service de sa retraite pour invalidité, de lui reconnaître le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité à hauteur de 30% outre la majoration pour enfant, de rectifier son brevet de pension et de lui régler les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai d'un mois courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;

- à titre subsidiaire, d'enjoindre à la CNRACL de réexaminer sa situation, de rectifier son brevet de pension et de lui régler les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai d'un mois courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- Préalablement à la réunion de la commission de réforme, elle n'a aucunement été invitée à prendre connaissance de son dossier ni des conclusions du rapport établi par le médecin agréé ; de même, l'absence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée était nécessaire pour éclairer l'examen de son cas et a privé l'intéressée d'une garantie, en méconnaissance de l'article 1er de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, des article L. 31 et R. 49 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- l'impossibilité permanente d'exercer ses fonctions pour le fonctionnaire a pour cause directe des faits survenus dans le cadre du service, ce qui justifie le versement d'une rente viagère d'invalidité en application des articles 36 et 37 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales ;

- ses deux enfants lui ouvrent droit à la majoration prévue par l'article 15 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ;

- la demande de sursis à statuer doit être écartée.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 septembre 2021 et le 10 octobre 2023, le directeur de la Caisse des dépôts et consignations conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la pathologie de Mme A la rendant inapte à ses fonctions n'est pas imputable au service ;

- les autres moyens soulevés par Mme A quant à la majoration pour enfant ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 11 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 octobre 2023.

Par ordonnance du 26 octobre 2023, l'instruction a été rouverte.

Un mémoire présenté par le directeur de la Caisse des dépôts et consignations a été enregistré le 8 novembre 2023, et n'a pas été communiqué en application de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.

II- Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er avril 2022 et le 25 octobre 2023, sous le n° 2200897, Mme B A, représentée par Me Varron Charrier, demande

au tribunal :

1°) d'annuler la décision du directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales du 3 février 2022 portant brevet de pension et décompte définitif de sa pension en ce qu'elle lui refuse le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité ;

2°) - à titre principal, d'enjoindre à la CNRACL de lui reconnaître le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité à hauteur de 30 %, de rectifier son brevet de pension et de lui régler les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai d'un mois courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;

- à titre subsidiaire, d'enjoindre à la CNRACL de réexaminer sa situation, de rectifier son brevet de pension et de lui régler les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé le délai d'un mois courant à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations une somme de 3 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme A soutient que :

- la commission de réforme n'a aucunement été réunie, elle n'a aucunement été informée de la réunion de cette commission et n'a pas été invitée à prendre connaissance de son dossier ni des conclusions du rapport établi par le médecin agréé ; de même, l'absence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée était nécessaire pour éclairer l'examen de son cas et l'a privée d'une garantie en méconnaissance de l'article 1er de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière, des article L. 31 et R. 49 du code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article

L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- ses infirmités sont imputables à un fait précis de service, ce qui justifie le versement d'une rente viagère d'invalidité en application des articles 36 et 37 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales et de l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2022, le directeur de la Caisse des dépôts et consignations conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- il n'était pas nécessaire de saisir à nouveau la commission de réforme puisqu'aucun élément nouveau n'a été apporté lors du réexamen de la demande de la requérante ;

- la décision contestée est suffisamment motivée au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- l'altercation du 12 décembre 2012 étant détachable du service, la requérante ne peut bénéficier d'une rente d'invalidité.

Par ordonnance du 11 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 26 octobre 2023.

Vu :

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code des pensions civiles et militaires de retraite ;

- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Sauton, vice-président, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Sauton, rapporteur,

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique,

- et les observations de Me Varron Charrier, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, aide-soignante principale affectée au centre hospitalier Henri Guérin, a été radiée des cadres et admise à la retraite pour invalidité à compter du 1er avril 2020. L'intéressée a demandé au tribunal d'annuler la décision du directeur de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales du 11 décembre 2020 portant brevet de pension et décompte définitif de sa pension en ce qu'elle lui refuse le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité et la majoration pour enfants. Par un mémoire en défense du 8 septembre 2021, la CNRACL a informé le tribunal qu'elle entendait réexaminer la demande d'attribution d'une rente d'invalidité de Mme A. Après réexamen de son dossier, le directeur de la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales a maintenu sa position dans une décision du 3 février 2022.

Mme A demande au tribunal d'annuler ces deux décisions du 11 décembre 2020 et

du 3 février 2022 par les présentes requêtes.

Sur la jonction des requêtes :

2. Les requêtes n° 2100361 et 2200897 présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de joindre ces deux requêtes, qui ont fait l'objet d'une instruction commune, pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 11 décembre 2020 :

En ce qui concerne la rente viagère d'invalidité :

3. Aux termes de l'article 36 du décret du 26 décembre 2003 relatif au régime de retraite des fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales :

" Le fonctionnaire qui a été mis dans l'impossibilité permanente de continuer ses fonctions en raison d'infirmités résultant de blessures ou de maladies contractées ou aggravées, soit en service, soit en accomplissant un acte de dévouement dans un intérêt public, soit en exposant ses jours pour sauver la vie d'une ou plusieurs personnes, peut être mis à la retraite par anticipation soit sur sa demande, soit d'office, à l'expiration des délais prévus au troisième alinéa de l'article 30 et a droit à la pension rémunérant les services prévue au 2° de l'article 7 et au 2° du I de l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite() ". Aux termes de l'article 37 du même décret : " I.- Les fonctionnaires qui ont été mis à la retraite dans les conditions prévues à l'article 36 ci-dessus bénéficient d'une rente viagère d'invalidité cumulable, selon les modalités définies au troisième alinéa du I de l'article 34, avec la pension rémunérant les services prévus à l'article précédent./Le bénéfice de cette rente viagère d'invalidité est attribuable si la radiation des cadres ou le décès en activité interviennent avant que le fonctionnaire ait atteint la limite d'âge sous réserve de l'application des articles 1er-1 à 1er-3 de la loi du 13 septembre 1984 susvisée et sont imputables à des blessures ou des maladies survenues dans l'exercice des fonctions ou à l'occasion de l'exercice des fonctions, ou résultant de l'une des autres circonstances énumérées à l'article 36 ci-dessus () ".

4. Constitue un accident de service, tout évènement, quelle qu'en soit la nature, survenu à une date certaine, par le fait ou à l'occasion du service, dont il en est résulté une lésion, quelle que soit la date d'apparition de celle-ci, sauf si des circonstances particulières ou une faute personnelle du fonctionnaire titulaire ou stagiaire détachent cet événement du service.

5. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a été victime le 12 décembre 2012 d'un accident reconnu imputable au service. Il résulte en particulier des expertises des médecins psychiatres C et Garry des 24 janvier 2014, 19 décembre 2017, 6 avril 2021 et 23 juin 2021 que la pathologie ayant conduit à la radiation des cadres de Mme A pour inaptitude définitive à toutes fonctions est directement liée à l'accident de service du 12 décembre 2012. L'expertise du docteur C du 2 décembre 2015, opposée par la CNRACL, n'écarte pas l'imputabilité au service de la pathologie de Mme A. Dans ces conditions et alors qu'elle n'avait manifesté jusque-là aucun trouble d'ordre psychique, la pathologie de Mme A doit être regardée comme imputable au service. Par suite et sans qu'il y ait lieu de surseoir à statuer, ni de statuer sur l'autre moyen opérant seulement à l'égard des prétentions de la requérante au titre d'une rente viagère d'invalidité et tiré du vice de procédure, il y a lieu d'annuler le brevet de pension délivré à Mme A en tant que celui-ci ne prévoit le versement d'aucune rente viagère d'invalidité.

En ce qui concerne la majoration pour enfants :

6. Aux termes de l'article 15 du décret susvisé du 26 décembre 2003 : " I.- Aux services effectifs s'ajoutent, dans les conditions prévues pour les fonctionnaires civils de l'Etat, les bonifications suivantes : () 2° Une bonification fixée à quatre trimestres, à condition que les fonctionnaires aient interrompu ou réduit leur activité dans les conditions fixées par l'article R. 13 du code des pensions civiles et militaires de retraite, pour chacun de leurs enfants légitimes et de leurs enfants naturels nés avant le 1er janvier 2004, pour chacun de leurs enfants dont l'adoption est antérieure au 1er janvier 2004 et, sous réserve qu'ils aient été élevés pendant neuf ans au moins avant leur vingt et unième anniversaire, pour chacun des autres enfants énumérés au paragraphe II de l'article 24 dont la prise en charge a débuté avant le 1er janvier 2004. () ".

7. Si Mme A invoque le bénéfice des dispositions précitées au soutien de ses conclusions tendant au bénéfice d'une majoration de pension pour enfants, lesdites dispositions ont trait à une bonification de durée de cotisations et non à une majoration de montant de pension. En toute hypothèse, la CNRACL fait valoir sans être contredite qu'une bonification de 8 trimestres a été accordée à Mme A à ce titre. Le moyen dont il s'agit doit dès lors être écarté.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 3 février 2022 :

8. Il ressort des pièces du dossier que le 12 décembre 2012, les agents de la banque de patients ont insulté et menacé Mme A au sein du centre de loisir du centre hospitalier Henri-Guérin. Ainsi qu'il a été précédemment exposé, suite à ces agissements, elle a été déclaré définitivement et totalement inapte à toute fonction et n'a plus réoccupé son emploi. Des expertises des médecins psychiatres C et Garry des 24 janvier 2014, 19 décembre 2017, 6 avril 2021 et 23 juin 2021 indiquent que la pathologie ayant conduit à la radiation des cadres de Mme A pour inaptitude définitive à toutes fonctions est directement liée à cette altercation du 12 décembre 2012. Dans ces conditions et alors qu'elle n'avait manifesté jusque-là aucun trouble d'ordre psychique, l'invalidité permanente de Mme A, due à sa pathologie, doit être regardée comme résultant d'un accident de service. Par suite et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les autres moyens tirés du vice de procédure et du défaut de motivation, il convient d'annuler le brevet de pension délivré à Mme A en tant que celui-ci ne prévoit le versement d'aucune rente viagère d'invalidité.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Le présent jugement implique nécessairement mais seulement que le directeur de la CNRACL accorde à Mme A le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité à hauteur de 30%, rectifie son brevet de pension et le décompte définitif dans cette mesure et lui règle les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu de prononcer une astreinte.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation, que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ".

11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre la somme de 3 000 euros à la charge de la Caisse des dépôts et consignations au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales du 11 décembre 2020 portant brevet de pension et décompte définitif de la pension

de Mme A est annulée en tant qu'elle lui refuse le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité.

Article 2 : La décision du directeur de la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales du 3 février 2022 portant brevet de pension et décompte définitif de la pension de Mme A est annulée en tant qu'elle lui refuse le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité.

Article 3 : Il est enjoint au directeur de la Caisse des dépôts et consignations d'accorder à Mme A le bénéfice d'une rente viagère d'invalidité à hauteur de 30%, de rectifier son brevet de pension et le décompte définitif dans cette mesure et de lui régler les arrérages qui lui sont dus à titre rétroactif, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 4 : La Caisse des dépôts et consignations versera à Mme A la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des requêtes est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au directeur de la Caisse des dépôts et consignations.

Copie en sera adressée pour information au centre hospitalier Henri Guérin.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2023.

Le magistrat désigné,

signé

J.-F. Sauton

Le greffier,

signé

P. Bérenger

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

P/ la greffière en chef,

Le greffier,

N°2100361

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions