LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2100796

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2100796

vendredi 29 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2100796
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantLAWTECH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 25 mars 2021, la SCI Cocooning, représentée par

Me Zago, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la construction d'une villa d'une surface de plancher de 98 mètres carrés sur un terrain situé au site La Font de Labey et cadastré section 117 B 128 sur le territoire communal ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt de procéder à une nouvelle instruction de la demande de permis de construire, en se fondant sur les dispositions existantes à la date du 3 février 2021 ;

3°) de mettre à la charge de ladite commune une somme de 3 000 euros à lui verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

4°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Paul-en-Forêt les entiers dépens, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle dispose d'un intérêt à agir en ce que la décision refusant la délivrance d'un permis de construire lui fait grief ;

- sa requête, enregistrée dans le délai de deux mois du recours contentieux, est recevable ;

- la décision de refus de permis de construire est illégale en raison de l'illégalité de l'avis du préfet du Var qui s'est fondé sur la méconnaissance des dispositions de l'article

L. 111-3 du code de l'urbanisme ; le projet est situé au sein des parties urbanisées de la commune de Saint-Paul-en-Forêt ; l'urbanisation de ce secteur correspond à celle existant sur l'ensemble du territoire de la commune ; en outre, le plan d'occupation des sols classait cette parcelle en zone constructible ; il ressort de la concertation publique du 7 avril 2016 ayant conduit à l'approbation du SCOT du pays de Fayence en 2019 que la parcelle est classée dans la zone urbaine de la commune ;

- en outre, le terrain en litige est situé à moins de 500 mètres du centre de la commune ; en outre, le terrain est entouré d'une trentaine de constructions, ce qui montre qu'il s'agit bien d'une partie urbanisée de la commune ; la parcelle est majoritairement entourée de constructions ; le terrain d'assiette est desservi par l'ancienne route de Fayence et le terrain est desservi par les réseaux, à l'exception du réseau électrique, pour lequel un raccordement est nécessaire ;

- à supposer même qu'il soit considéré que le terrain en litige ne soit pas situé au sein des parties urbanisées de la commune, mais en bordure de celles-ci, il doit être considéré comme intégré à elles, étant donné la proximité avec celles-ci ainsi que la nature du projet ; le terrain d'assiette appartient au même compartiment que la partie urbanisée ; l'urbanisation s'est développée de part et d'autre de l'ancienne route de Fayence ; en outre, une construction a d'ailleurs été autorisée sur la parcelle limitrophe située au nord et cadastrée section 127.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 avril 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés dans la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 21 avril 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 23 juin 2023 à

12 heures.

Par une lettre du 30 janvier 2024, les parties ont été informées qu'en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, la décision à intervenir était susceptible d'être fondée sur le moyen relevé d'office, tiré de ce que le Tribunal était susceptible de prononcer d'office une injonction de délivrance du permis de construire sollicité par la SCI Cocooning dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision, dans l'hypothèse où le tribunal annulerait la décision attaquée du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt a refusé de délivrer un permis de construire à la SCI Cocooning.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 février 2024 :

- le rapport de M. Bailleux ;

- les conclusions de M. Riffard, rapporteur public ;

- et les observations de Mme A, pour le préfet du Var.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fin d'annulation :

1. L'article L. 422-5 a) du code de l'urbanisme dispose que : " Lorsque le maire () est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu (). " Ces dispositions doivent être interprétées comme imposant au maire, lorsque le plan d'occupation des sols de la commune est devenu caduc, de consulter pour avis conforme le préfet en application de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme ". En outre, selon les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Ces dernières dispositions interdisent en principe les constructions implantées en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune, c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors des cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est notamment tenu compte pour l'application de ces dispositions de la géographie des lieux, de la desserte par des voies d'accès, de la proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune, du nombre et de la densité des constructions projetées, du sens du développement de l'urbanisation, ainsi que de l'existence de coupures d'urbanisation, qu'elles soient naturelles ou artificielles.

2. En l'espèce, il est constant que le plan d'occupation des sols de la commune de Saint-Paul-en-Forêt a été annulé par un arrêt de la Cour Administrative d'appel de Marseille du

7 juillet 2008 et que le plan local d'urbanisme n'a pas encore été approuvé à la date à laquelle la décision a été prise. Ainsi, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 422-5 a) du code de l'urbanisme, le maire devait recueillir l'avis conforme du préfet avant de délivrer le permis de construire. Le préfet a effectivement, à la demande du maire de la commune, émis un avis défavorable conforme en date du 15 juillet 2020 sur la demande de permis de construire déposée par la SCI Cocooning le 12 juin 2020, en fondant cet avis sur la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.

3. Le préfet du Var, dans cet avis défavorable, fait valoir que " le terrain se situe dans un secteur caractérisé par un habitat diffus, que l'implantation des constructions a été faite de manière éparse et sans cohérence, et qu'ainsi le projet ne peut être considéré comme intégré dans les parties urbanisées de la commune ". Toutefois, il ressort du site Geoportail, accessible tant au juge qu'aux parties, que 8 à 9 constructions, avec chacune une piscine, sont situées dans un rayon de 100 mètres autour de la parcelle d'implantation du projet et environ une trentaine dans un rayon de 200 mètres, ainsi que le soutient d'ailleurs la société requérante, qui poursuit en soutenant que l'urbanisation existant autour du terrain d'assiette du projet est conforme à celle qui existe sur le territoire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt.

4. La requérante indique également qu'au cours d'une concertation publique ayant eu lieu en 2016, dans le cadre de l'approbation du PADD du plan local d'urbanisme de 2019, que la parcelle en litige serait incluse dans une zone UC du futur plan local d'urbanisme de la commune. Il ressort en outre des plans de cette concertation publique, qui ne sont pas utilement contestés par le préfet du Var, bien que n'étant que des documents de travail, que cette parcelle était incluse dans la partie urbanisée de la commune, ainsi qu'elle y était délimitée.

5. En outre, si le préfet du Var fait valoir dans son avis contesté que l'ancienne route de Fayence constitue une barrière artificielle entre d'une part une zone naturelle à laquelle se rattacherait le projet en litige et d'autre part la zone urbanisée, il ressort toutefois du site Internet Googlemaps, ainsi que du site Geoportail, que cette ancienne route de Fayence est un chemin étroit, et que des constructions ont été édifiées de part et d'autre de ce chemin. Ainsi, contrairement à ce que fait valoir le préfet du Var sur ce point, l'ancienne route de Fayence ne crée pas une barrière artificielle. Enfin, ainsi que le soutient la requérante sans être utilement contestée sur ce point, un permis de construire a été délivré en 2014 sur la parcelle voisine cadastrée section B 127, qui est située immédiatement au nord de la parcelle en litige.

6. Il ressort donc des pièces du dossier que la requérante est fondée, contrairement à ce que fait valoir le préfet du Var, à soutenir que le terrain d'assiette du projet est situé à proximité immédiate et en bordure d'une partie urbanisée de la commune, caractérisée par un nombre et une densité significatifs de constructions, au nord et au nord-ouest de la parcelle en litige.

7. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le projet consiste à édifier une unique villa d'une surface de plancher de 98 mètres carrés sur la parcelle litigieuse, et la requérante est ainsi fondée à soutenir que le projet ne contribue donc pas à étendre l'urbanisation de cette partie urbanisée de la commune. En outre, il ressort des différentes pièces jointes au dossier, que la partie située à l'est de la parcelle litigieuse est boisée et ne sera pas constructible, en raison de la déclivité de cette zone. Ainsi, la constructibilité de la zone, en raison de la configuration du terrain, ne sera de toute façon possible qu'à proximité immédiate de l'ancienne route de Fayence, ce qui limite ainsi le risque d'une extension sans limite de l'urbanisation. Il ressort donc de l'ensemble des pièces du dossier que la requérante est fondée à soutenir que le préfet du Var dans son avis du 15 juillet 2020 a commis une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'avis défavorable conforme du préfet du Var du 15 juillet 2020 doit être accueilli.

8. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'avis défavorable conforme du préfet du Var doit être accueilli. En outre, le maire de la commune de Saint-Paul en Forêt ayant fondé son arrêté, comme l'avis du préfet du Var, sur un unique motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme et ce motif ayant été jugé illégal, il y a lieu d'annuler la décision du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt a refusé de délivrer un permis de construire à la SCI Cocooning une maison à usage d'habitation sur la parcelle cadastrée section B n°128.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

9. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du même codedemeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle. L'autorisation d'occuper ou utiliser le sol délivrée dans ces conditions peut être contestée par les tiers sans qu'ils puissent se voir opposer les termes du jugement ou de l'arrêt.

10. La décision attaquée, comme l'avis défavorable conforme du préfet du Var du

15 juillet 2020, étaient fondés sur un unique motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Ce motif ayant été jugé illégal par la présente décision, il y a lieu, par application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative précitées, d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt, de délivrer le permis de construire sollicité par la SCI Cocooning, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Paul-en-Forêt, une somme de 1 500 euros à verser à la SCI Cocooning sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

12. En outre, la requérante demande que soient mis à la charge de la commune de Saint-Paul-en-Forêt les entiers dépens. Toutefois, elle n'établit pas l'existence même de tels dépens qui seraient intervenus dans la présente instance. Par suite, il y a lieu de rejeter ces conclusions tendant à mettre à la charge de la commune de Saint-Paul-en-Forêt les entiers dépens.

DECIDE

Article 1er : La décision susvisée du 3 février 2021 par laquelle le maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt a refusé de délivrer un permis de construire à la SCI Cocooning est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Saint-Paul-en-Forêt de délivrer le permis de construire sollicité par la SCI Cocooning, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente décision.

Article 3 : La commune de Saint-Paul-en-Forêt versera une somme de 1 500 euros (mille cinq cents euros) à la SCI Cocooning sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente décision sera notifiée à la SCI Cocooning, à la commune de Saint-Paul-en-Forêt et au préfet du Var.

Délibéré après l'audience du 6 février 2024, à laquelle siégeaient :

M. Privat, président,

M. Bailleux, premier conseiller,

Mme Le Gars, conseillère.

Rendu public par mise à disposition le 29 mars 2024.

Le rapporteur,

Signé :

F. BAILLEUX

Le président,

Signé :

J-M. PRIVATLa greffière,

Signé :

F. POUPLY

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Et par délégation,

La greffière.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions