jeudi 2 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101486 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | MAUDUIT LOPASSO GOIRAND ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 mai 2021 et le 23 février 2022, la société civile immobilière (SCI) La Tarente, représentée par Me Lopasso, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 19 avril 2021 du préfet du Var portant traitement de l'insalubrité concernant le local occupé par Mme B, situé 873 chemin de Piedardant, parcelle cadastrée section BC n° 65, à Ollioules ;
2°) à titre subsidiaire, de désigner, avant-dire droit, un expert ayant essentiellement pour mission de se rendre sur les lieux et de décrire avec précision l'état du logement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en fait ;
- le logement n'est pas impropre à l'habitation ; l'éclairage naturel est suffisant ; l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait quant à la superficie de la chambre ; la présence de moisissures n'est pas établie ; le renouvellement d'air dans la salle bain est suffisant ; l'insuffisance de l'isolation thermique des murs n'est pas établie ; l'installation électrique est suffisante et adaptée au logement ; les désordres liés à un dégât des eaux ont été réparés ; il a été remédié aux nuisances olfactives provenant du système d'évacuation des eaux usés ;
- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation dès lors que, à supposer que le renouvellement d'air et l'installation électrique soient insuffisants, il appartenait au préfet de prescrire les travaux nécessaires pour y remédier dès lors que ceux-ci sont possibles ;
- le préfet a méconnu le principe d'indépendance des législations en se fondant sur l'impossibilité d'obtenir une autorisation d'urbanisme pour estimer qu'il n'existait aucun moyen technique permettant de remédier à l'insuffisance d'éclairement naturel ;
- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation des caractéristiques du logement.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 août 2021 et le 20 juillet 2023, le préfet du Var conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Montalieu, rapporteure,
- les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public,
- et les observations de Me Lopasso, avocat de la société requérante,
- le préfet du Var n'étant ni présent, ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI La Tarente est propriétaire de la parcelle cadastrée section BC n° 65 sise 873 chemin de Piedardant à Ollioules, classée en zone agricole au plan local d'urbanisme de la commune, sur laquelle se trouve un ancien bâtiment agricole divisé en plusieurs logements. Le directeur général de l'ARS Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) a procédé à l'évaluation de l'état d'insalubrité et de sécurité du local occupé Mme A B et a établi un rapport le 9 mars 2021. Par un courrier du 11 mars 2021, le préfet du Var a informé la SCI La Tarente et ses représentants qu'il était susceptible de mettre en œuvre une procédure de traitement de l'insalubrité et les a invités à présenter leurs observations. Par un arrêté du 19 avril 2021, le préfet du Var a prescrit la cessation de la mise à disposition du local à des fins d'habitation et le relogement de Mme B du fait d'une interdiction d'habiter à titre définitif.
Sur la régularité de l'arrêté en litige :
2. L'arrêté attaqué, qui vise les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la santé publique sur lesquelles il est fondé et fait état notamment du rapport du directeur général de l'ARS PACA établi le 9 mars 2021 constatant les désordres affectant le local mentionné au point 1, expose avec une précision suffisante les considérations de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
Sur l'état d'insalubrité du local :
3. Aux termes de l'article L. 1331-22 du code de la santé publique : " Tout local, installation, bien immeuble ou groupe de locaux, d'installations ou de biens immeubles, vacant ou non, qui constitue, soit par lui-même, soit par les conditions dans lesquelles il est occupé, exploité ou utilisé, un danger ou risque pour la santé ou la sécurité physique des personnes est insalubre. ( ) ". Aux termes de l'article L. 1331-23 du même code : " Ne peuvent être mis à disposition aux fins d'habitation, à titre gratuit ou onéreux, les locaux insalubres dont la définition est précisée conformément aux dispositions de l'article L. 1331-22, que constituent les caves, sous-sols, combles, pièces dont la hauteur sous plafond est insuffisante, pièces de vie dépourvues d'ouverture sur l'extérieur ou dépourvues d'éclairement naturel suffisant ou de configuration exiguë, et autres locaux par nature impropres à l'habitation, ni des locaux utilisés dans des conditions qui conduisent manifestement à leur sur-occupation. ". Aux termes de l'article R. 1331-22 du même code : " L'éclairement naturel dont sont pourvues les pièces de vie d'un local est suffisant lorsque l'éclairement au centre de celle-ci permet d'y lire par temps clair et en pleine journée sans recourir à un éclairage artificiel. ". Aux termes de l'article R. 1331-31 du même code : " L'installation électrique est sécurisée et comporte un dispositif de coupure générale de l'alimentation électrique dans le logement. ". Aux termes de l'article R. 1331-34 du même code : " Le renouvellement de l'air, qui comprend l'évacuation de l'air vicié et de l'humidité ainsi que l'apport d'air neuf, s'effectue au moyen de l'aération par les fenêtres et ouvrants ainsi que, le cas échéant, par des systèmes de ventilation naturelle ou mécanique ou tout autre dispositif. / Les courants d'air éventuellement créés par ces dispositifs et systèmes et le rejet de l'air vicié n'emportent pas d'effets négatifs sur la santé des personnes. / Les dispositifs de renouvellement de l'air sont maintenus en bon état d'usage. Les grilles et orifices de ventilation ne sont pas obturés, le détalonnage des portes intérieures est respecté. "
4. Pour contester l'état d'insalubrité, au sens des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique, du local occupé par Mme B, la société requérante soutient, d'une part, que l'arrêté est entaché d'une erreur de fait en ce qu'il se base sur une superficie de 15 m² pour la chambre, alors que le dressing est séparé de celle-ci, que, eu égard à sa superficie réelle de 9 m², la surface d'éclairement naturel est suffisante en application de l'article 40.2 du règlement départemental sanitaire du Var et que l'insuffisance d'éclairement naturel de la pièce principale n'est pas établie. Toutefois, le constat d'huissier, réalisé le 7 avril 2021 sur requête de la société requérante, qui est peu circonstancié et ne comporte aucune photographie de la chambre ni aucun plan, ne permet pas de remettre sérieusement en cause les constatations du rapport de l'ARS quant à la configuration de la chambre et à sa superficie. En tout état de cause, la société requérante n'apporte aucun élément de nature à remettre sérieusement en cause les constatations de ce rapport, corroborées par des photographies, et d'établir que l'éclairement naturel disponible au centre de cette pièce permet d'y lire par temps clair et en pleine journée sans recourir à un éclairage artificiel, ainsi que l'exige l'article R. 1331-22 cité au point précédent. Par ailleurs, il résulte tant des photographies annexées au constat d'huissier que de celles jointes au rapport de l'ARS que l'éclairement naturel disponible dans le séjour est insuffisant, la circonstance que le rapport de l'ARS ne précise pas les dimensions des fenêtres de cette pièce étant à cet égard sans incidence.
5. D'autre part, il résulte tant du rapport de visite du 21 juillet 2020 établi par une architecte pour l'association " Solidaires pour l'habitat " que du rapport de l'ARS du 9 mars 2021, que la salle de bain présente une humidité excessive entrainant un développement massif de moisissures au plafond, qui ne saurait être imputable à une simple insuffisance d'aération de la part de la locataire, d'autant plus que cette pièce ne dispose pas de fenêtre. Dès lors, la société requérante ne conteste pas de façon sérieuse et pertinente la réalité de ce désordre en faisant valoir que la pièce dispose d'une ventilation haute et basse assurant le renouvellement de l'air ainsi que d'un sèche serviette et que les moisissures ne sont plus visibles sur les photographies annexées au constat d'huissier, sans apporter la moindre précision quant aux travaux qui auraient été réalisés pour remédier de façon pérenne au problème d'humidité excessive. La circonstance que l'agent de l'ARS se soit limité à envisager les causes possibles de cette humidité excessive est à cet égard sans incidence. Par ailleurs, en se bornant à soutenir que l'ensemble des pièces sont munies de quatre prises électriques, sans apporter aucun élément à l'appui de ses allégations, et que la situation de dangerosité résulte " principalement " de l'usage fait par la locataire, la société requérante ne critique pas de façon sérieuse et pertinente le rapport de l'ARS selon lequel l'installation électrique est dangereuse, inadaptée et vétuste en raison " [du] nombre insuffisant de prises électriques () afin de permettre le fonctionnement des appareils ménagers courants ; présence de prises arrachées ou en mauvais état, branchements anarchiques [résultant du nombre insuffisant de prises] entrainant un risque d'électrisation voire d'électrocution en cas de contact direct et/ou défaut d'isolement sur un appareil électrique. L'installation électrique du logement doit être vérifiée et mise en sécurité par un homme de l'art ".
6. Enfin, la société requérante soutient que les désordres relatifs aux infiltrations d'eau et au dysfonctionnement du système d'évacuation des eaux usées ont été réparés et conteste la réalité de deux désordres, au motif qu'ils ne sont pas étayés dans le rapport de l'ARS. Toutefois, s'agissant de la réparation des deux premiers désordres, la société requérante se borne à produire une attestation de la locataire et n'apporte aucune précision quant aux travaux qui auraient été réalisés pour y remédier de façon pérenne. En revanche, il est constant que le rapport de l'ARS ne contient aucune précision technique quant à l'insuffisance du renouvellement de l'air et à la mauvaise isolation thermique. Cependant, à supposer même que ces désordres ne soient pas établis, dans les circonstances précédemment décrites, il résulte de l'instruction que le local en litige présente sept autres désordres et que ces désordres, appréciés ensembles, ont pour conséquence de rendre l'occupation de ce local dangereuse et risquée pour la santé et la sécurité physique des personnes. Par suite, le moyen selon lequel le local en litige ne présente pas un état d'insalubrité au sens des articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des caractéristiques du local doit également être écarté.
Sur les mesures nécessitées par la situation d'insalubrité du local :
7. Aux termes de l'article L. 1331-24 du code de la santé publique : " Les situations d'insalubrité indiquées aux articles L. 1331-22 et L. 1331-23 font l'objet des mesures de police définies au titre Ier du livre V du code de la construction et de l'habitation. ". Aux termes de l'article L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : / () 4° L'insalubrité, telle qu'elle est définie aux articles L. 1331-22 et L. 1331-23 du code de la santé publique. ". Aux termes de l'article L. 511-11 du même code : " L'autorité compétente prescrit, par l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, la réalisation, dans le délai qu'elle fixe, de celles des mesures suivantes nécessitées par les circonstances : / 1° La réparation ou toute autre mesure propre à remédier à la situation y compris, le cas échéant, pour préserver la solidité ou la salubrité des bâtiments contigus ; / 2° La démolition de tout ou partie de l'immeuble ou de l'installation ; / 3° La cessation de la mise à disposition du local ou de l'installation à des fins d'habitation ; / 4° L'interdiction d'habiter, d'utiliser, ou d'accéder aux lieux, à titre temporaire ou définitif. () () L'arrêté ne peut prescrire la démolition ou l'interdiction définitive d'habiter ou d'utiliser que s'il n'existe aucun moyen technique de remédier à l'insalubrité ou à l'insécurité ou lorsque les mesures et travaux nécessaires à une remise en état du bien aux normes de salubrité, de sécurité et de décence seraient plus coûteux que sa reconstruction. () ". Et aux termes de l'article L. 511-18 du même code : " () Lorsque l'interdiction d'habiter est prononcée à titre définitif ou lorsqu'est prescrite la cessation de la mise à disposition à des fins d'habitation des locaux mentionnés à l'article L. 1331-23 du code de la santé publique, le propriétaire, l'exploitant ou la personne qui a mis à disposition le bien est tenu d'assurer le relogement des occupants dans les conditions prévues au même chapitre. () ".
8. Il résulte des dispositions de l'article L. 1331-23 citées au point 2 que lorsqu'un local insalubre est occupé à des fins d'habitation par une personne qui n'en a pas la propriété, il appartient à l'autorité compétente de prescrire la cessation de sa mise à disposition sur le fondement du 3° de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation. Il incombe alors au propriétaire, en application de l'article L. 511-18 du même code, d'assurer le relogement des occupants. En revanche, il résulte du 7ème alinéa de l'article L. 511-11 précité que l'interdiction définitive d'habiter ou d'utiliser ne peut être prescrite que s'il n'existe aucun moyen technique de remédier à l'insalubrité ou à l'insécurité ou lorsque les mesures et travaux nécessaires à une remise en état du bien aux normes de salubrité, de sécurité et de décence seraient plus coûteux que sa reconstruction.
9. En l'espèce, d'une part, il est constant que le local en litige, qui présente un état d'insalubrité ainsi qu'il résulte des points 4 à 6 du présent jugement, était mis à la disposition de Mme B à des fins d'habitation par la société requérante. Dès lors, c'est à bon droit que le préfet du Var a prononcé la cessation de la mise à disposition du local à des fins d'habitation.
10. D'autre part, la société requérante soutient que le préfet du Var ne pouvait prononcer une interdiction d'habiter à titre définitif dès lors que les travaux permettant de remédier à l'insalubrité sont techniquement réalisables. Les pièces du dossier ne permettent pas au tribunal de se prononcer avec certitude sur ce point. Toutefois, compte tenu de l'utilisation faite par la société requérante du local, la mesure de cessation de la mise à disposition de tiers à des fins d'habitation est suffisante pour protéger la sécurité et la santé des personnes. Par suite, et sans qu'il soit besoin de diligenter une expertise, il y a lieu d'accueillir le moyen tiré de la méconnaissance du 7ème alinéa de l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner l'autre moyen dirigé contre la mesure portant interdiction d'habiter à titre définitif, que l'arrêté du 19 avril 2021 du préfet du Var doit être annulé en tant seulement qu'il édicte une interdiction d'habiter à titre définitif.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat une quelconque somme au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 19 avril 2021 du préfet du Var est annulé en tant seulement qu'il édicte une interdiction d'habiter à titre définitif.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI La Tarente et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Copie en sera adressée au préfet du Var.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Harang, président,
M. Zouhaïr Karbal, conseiller,
Mme Mathilde Montalieu, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.
La rapporteure,
Signé
M. MONTALIEU
Le président,
Signé
Ph. HARANG
La greffière,
Signé
F. POUPLY
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026