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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2101695

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2101695

vendredi 29 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2101695
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantPOTHET CABINET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. / Par une requête enregistrée le 22 juin 2021 sous le n°2101695, M. et Mme A et F B et Mme D B, représentés par la SELAS Pothet par Me Pothet, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le maire de Sainte-Maxime a accordé à M. G E un permis de construire modificatif en vue de la création de surface de plancher et modification d'ouvertures en façade, sur une villa d'habitation située sur la parcelle cadastrée AF272 sise 12 avenue Maurin des Maures sur le territoire de cette commune, ensemble la décision du 20 avril 2021 portant rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Maxime une somme de 3 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- propriétaires de la parcelle immédiatement voisine, l'arrêté attaqué a pour effet de les priver de la vue sur mer dont ils bénéficiaient et affecte ainsi la jouissance de leur propriété, ce qui leur confère intérêt pour agir ;

- ils n'ont pas contesté le permis initial mais ont constaté qu'il n'était pas exécuté conformément à ses prescriptions, ce que le permis modificatif en litige a pour objet de régulariser ;

- l'ampleur des modifications prévues par l'arrêté attaqué est trop importante pour justifier légalement un simple modificatif ;

- le parti architectural choisi n'est nullement qualitatif et ne répond pas aux exigences de l'article UD11 du PLU en ce qu'il concerne les couvertures ;

- aucune adaptation mineure n'était nécessaire.

Par une ordonnance du 2 janvier 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 mars 2023 à 12 heures, par application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

II. / Par une requête enregistrée le 5 décembre 2022 sous le n°2203375, M. et Mme A et F B et Mme D B, représentés par la SELAS Pothet par Me Pothet, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel le maire de Sainte-Maxime a accordé à M. G E un permis de construire modificatif en vue de la suppression d'une ramade, d'un changement de jardinière en terrasse et de la création d'un enrochement sur une villa d'habitation située sur la parcelle cadastrée AF272 sise 12 avenue Maurin des Maures sur le territoire de cette commune, ensemble la décision du 23 septembre 2022 portant rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Sainte-Maxime une somme de 3 000 euros à leur verser sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- leur requête est recevable tant du point de vue des délais que de leur intérêt pour agir ;

- la décision émane d'une autorité incompétente faute de justification de la délégation donnée par le maire à son signataire ;

- le dossier de demande est incomplet et contient de nombreuses incohérences quant à la consistance même des travaux ; aucune structure de type " ramade " n'est portée sur les plans alors que la décision autorise sa suppression ; la notice descriptive prévoit un changement de jardinière mais ne contient aucune indication quant au type de jardinière prévu en remplacement, ni ses dimensions et autres caractéristiques ;

- de précédents travaux effectués sans autorisation n'ont pas été régularisés ; aucune des structures métalliques ajoutées par le pétitionnaire sans autorisation et qui existent depuis au moins 2021 ne figure sur la demande en vue de leur régularisation ;

- aucun plan de coupe ni aucun document graphique ne permet d'apprécier l'insertion et l'impact visuel de l'enrochement prévu ;

- M. E qui a cédé sa propriété à la SCI Buena Vista n'avait aucune qualité pour solliciter le permis de construire ;

- il n'était légalement pas possible d'obtenir un permis modificatif pour des travaux déjà réalisés, il y avait lieu de demander un nouveau permis de construire ;

- l'illégalité qui entache le précédent permis du 21 décembre 2020 entache le permis attaqué lui-même, d'illégalité.

Des mises en demeure ont été adressées le 16 octobre 2023 à la commune de Toulon et à M. E, restées sans effet.

Par ordonnance du 6 février 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 février 2024 à 12 heures en application de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bonmati ;

- les conclusions de Mme Faucher, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Pothet, pour les requérants.

Considérant ce qui suit :

1. Par les présentes requêtes qui, présentant à juger des questions semblables, doivent être jointes, les consorts B demandent l'annulation d'une part, de l'arrêté du 21 décembre 2020 par lequel le maire de Sainte-Maxime a accordé à M. G E un permis de construire modificatif en vue de la création de surface de plancher et modification d'ouvertures en façade sur une villa d'habitation située sur la parcelle cadastrée AF272 sise 12 avenue Maurin des Maures sur le territoire de cette commune, d'autre part, de l'arrêté du 14 juin 2022 par lequel le maire de Sainte-Maxime a accordé à M. G E un permis de construire modificatif en vue de la suppression d'une ramade, d'un changement de jardinière en terrasse et de la création d'un enrochement portant sur le même terrain et la même villa d'habitation, ensemble es décisions

des 20 avril 2021 et 23 septembre 2022 portant rejet des recours gracieux qu'ils ont formés contre ces deux arrêtés.

Sur la légalité de l'arrêté du 21 décembre 2020 :

2. Pour contester la légalité de la décision attaquée, les requérants soutiennent en premier lieu qu'eu égard à l'ampleur du projet de modification sollicité, un nouveau permis de construire était nécessaire et pas seulement un modificatif au permis initial délivré le 18 juillet 2019, lequel autorisait simplement la création d'une terrasse de type " ramade " et d'un solarium sans création de surface de plancher supplémentaire. Ils font valoir qu'en réalité, cette décision avait vocation à régulariser une exécution des travaux non conforme au permis initial. Il ressort toutefois du dossier que le permis en litige constitue une deuxième modification du permis initial du 18 juillet 2019,

la première résultant d'un arrêté du 4 août 2020 que les requérants ne produisent pas et dont ils ne font état ni de la teneur ni de l'objet. Par ailleurs, compte tenu de la nature et du volume des travaux autorisés, les modifications demandées, même si elles créaient une surface de plancher supplémentaire de plus de 80m², n'avaient pour effet ni de bouleverser la nature et l'économie générale de la construction initiale, laquelle, édifiée en 2003, préexistait à la délivrance du permis de construire du 18 juillet 2019, ni même de la modifier substantiellement. Enfin et en admettant même que le permis modificatif en litige ait eu vocation à régulariser une exécution des travaux non conforme au permis initial et aurait dû être regardé comme un nouveau permis, cette circonstance n'aurait eu d'incidence sur sa légalité que pour autant qu'elle ait été assortie d'une argumentation propre à établir que le permis initial, comme la régularisation critiquée, auraient méconnu les règles d'urbanisme en vigueur dans la commune, qui n'est pas développée en l'espèce.

3. Aux termes de l'article UD 11 du PLU de la commune de Sainte-Maxime, dans ses dispositions relatives aux couvertures : " Les toitures doivent être à deux, trois ou quatre pentes comprises entre 25 et 35%, couvertes par des tuiles rondes "canal", vieilles ou vieillies, en gorge et en couvert. // Des parties de bâtiment, couvertes avec un toit à une pente, accolées à un mur, dites "appentis" peuvent être admises si elles ne dénaturent pas le caractère du bâtiment sur lequel elles sont adossées. // Dans le cas où un bâtiment existant est couvert par des tuiles mécaniques d'un autre type que celles indiquées ci-dessus, une réfection partielle ou une petite extension pourront être couverte du même type de tuiles pour rester en harmonie. // Les toits-terrasses peuvent être admis s'ils sont justifiés par un parti architectural qualitatif dans un ensemble harmonieux, s'ils sont végétalisés avec des modalités de mise en œuvre garantissant sa pérennité et s'ils ne représentent pas plus de 30% de la surface totale des toitures. À ce titre, les constructeurs devront établir un plan de toiture, détaillant l'état précis des surfaces. Dans ce cas, les machineries d'ascenseur devront être en sous-sol et les conduits de ventilation installés en toiture devront être cachés par un système de caisson. // Des adaptations sont possibles pour l'utilisation de techniques nouvelles destinées à économiser de l'énergie. // En revanche, les dispositifs de production d'énergie renouvelable (panneaux solaires ou similaires) doivent être encastrés dans la toiture des constructions neuves ou des toitures existantes en rénovation. Sur une toiture existante, ils peuvent ne pas être intégrés à la toiture à condition d'être positionnés parallèlement à celle-ci et d'avoir une distance de 15 centimètres maximum entre la face exposée et la toiture. Des dérogations peuvent être examinées au cas par cas pour les toits-terrasses. La surface cumulée des panneaux ne devra pas représenter plus de 20% de la surface totale de la toiture, plafonnée à 20 m² par bâtiment. ". Si les requérants soutiennent, par une appréciation qui leur est propre, que le parti architectural choisi, consistant en la création d'une nouvelle surface couverte d'une toiture terrasse non accessible entourée d'une petite toiture trois pentes en tuiles vieillies avec génoise, ne serait aucunement qualitatif et ne correspondrait pas à ce qu'autorisent les dispositions précitées, ils n'apportent aucune précision de nature à établir suffisamment le bien-fondé de leurs allégations ni, partant, que l'arrêté attaqué serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, laquelle ne ressort pas non plus des pièces du dossier.

4. Aux termes de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme : " Les règles et servitudes définies par un plan local d'urbanisme : // 1° Peuvent faire l'objet d'adaptations mineures rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes ; (). " Les requérants reprochent à la commune d'avoir illégalement estimé que les demandes de modifications étaient mineures quant à leur ampleur, alors que les adaptations mineures doivent être rendues nécessaires par la nature du sol, la configuration des parcelles ou le caractère des constructions avoisinantes et qu'aucune considération de cette nature ne figurait dans la notice descriptive du projet. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier et les requérants ne soutiennent d'ailleurs aucunement que le permis de construire modificatif en litige aurait été accordé au bénéfice d'une adaptation mineure dérogeant aux règles d'urbanisme en vigueur dans la commune au sens des dispositions précitées de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme, la circonstance que la commune ait pu qualifier de " mineures ", les modifications demandées par le pétitionnaire n'étant pas, par elle-même, constitutive d'une telle dérogation.

5. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 21 décembre 2020.

Sur la légalité de l'arrêté du 14 juin 2022 :

6. Il ressort des pièces du dossier que M. H C, premier adjoint délégué à l'aménagement du territoire, a reçu du maire de la commune de Sainte Maxime une délégation

de fonctions relative notamment à l'urbanisme, en particulier concernant " le droit des sols, documents de planification, procédures d'aménagement urbain, toute affaire régie par le code

de l'urbanisme ", l'autorisant à signer " les délivrances et refus d'autorisations d'urbanisme "

par arrêté du 11 juin 2020 régulièrement affiché, publié au recueil et transmis au contrôle

de légalité, les 12 et 30 juin 2020. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur

de l'acte doit être écarté comme manquant en fait.

7. Aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : // a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; (). ". Si les requérants soutiennent que M. E n'avait pas qualité pour solliciter le permis de construire en litige, dès lors qu'il avait, depuis 2017, cédé son bien à la SCI Buena Vista, il ressort du dossier d'une part, que M. E est le gérant de cette SCI et comme tel habilité à agir en son nom, d'autre part et en toute hypothèse, que, par un arrêté du 14 octobre 2022 que

les requérants ont eux-mêmes produit, le permis de construire attaqué a été transféré à la SCI Buena Vista.

8. Contrairement à ce qui est soutenu, un permis de construire, qui n'a pas le caractère d'un simple modificatif, peut être sollicité en vue de régulariser une construction déjà édifiée et sa délivrance peut être obtenue à la condition que la construction respecte les règles d'urbanisme en vigueur dans la commune.

9. De même, si le dossier de demande de permis de construire doit répondre aux règles énumérées par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, une omission n'a pas nécessairement pour effet d'entacher le permis délivré d'illégalité dès lors que l'ensemble des autres éléments du dossier permettent au service instructeur d'apprécier et de se prononcer sur la demande en toute connaissance de cause.

10. En l'espèce, il ressort du dossier du permis de construire en litige, en admettant même qu'il ait été qualifié à tort de modificatif, que si la ramade dont la suppression est autorisée et dont l'édification avait constitué l'unique objet du permis de construire du 18 juillet 2019, ne figure ni sur le formulaire CERFA ni sur les documents graphiques, elle apparaît sur les documents photographiques joints au dossier du permis modificatif délivré le 21 décembre 2020 que les requérants ont également produit comme, du reste, sur les photographies insérées dans le constat d'huissier qu'ils produisent également. En outre, alors que le permis délivré le 21 décembre 2020 porte l'indication M02 (second modificatif), celui qui a été délivré le 14 juin 2022 porte l'indication M05 (cinquième modificatif). Il suit de là, d'une part, qu'entre ces deux dates, d'autres permis ont pu être délivrés dont les requérants n'invoquent pas la teneur, d'autre part, qu'il ne peut être tenu pour établi que le permis de construire attaqué avait vocation à entériner une construction irrégulière. Enfin, en admettant même que la suppression de la ramade ait été réalisée antérieurement à la délivrance du permis attaqué, les requérants ne démontrent pas et n'allèguent pas davantage qu'elle l'aurait été en violation des règles d'urbanisme en vigueur dans la commune.

11. De même, si la notice descriptive prévoit un changement de jardinière sans autre indication notamment quant au type de jardinière envisagé en remplacement, ses dimensions et autres caractéristiques, ces éléments, au demeurant très mineurs, ressortent des documents graphiques, lesquels font apparaître l'édification d'une jardinière encaissée entourée d'une rambarde métallique.

12. Si, par ailleurs, comme il est également soutenu, aucune des autres structures métalliques, dont les requérants font valoir qu'elles existeraient depuis 2021, ne figure sur la demande en vue de leur régularisation, cette circonstance relève de l'exécution de travaux dont le pétitionnaire devrait éventuellement assumer la responsabilité civile et pénale mais s'avère, par elle-même, sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué, dont il n'est pas démontré que son objet spécifique serait erroné ou inexact. En outre, comme il est dit au point 10, d'autres permis étant susceptibles d'avoir été délivrés entre le permis M02 du 21 décembre 2020 et le permis M05 du 14 juin 2022, il ne peut non plus être tenu pour établi que ces éléments de construction n'auraient pas été régulièrement autorisés.

13. Enfin, si les requérants soutiennent qu'aucun plan de coupe ni aucun document graphique ne permet d'apprécier l'insertion et l'impact visuel de l'enrochement prévu, il ressort de la décision attaquée que l'édification de cet enrochement n'a pas été autorisée en raison d'un avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France et qu'ainsi, la circonstance alléguée, à la supposer exacte, n'a fait obstacle ni à une instruction complète du dossier, ni à ce que la décision attaquée ait pu être prise en toute connaissance de cause.

14. Les requérants se prévalent enfin, par la voie de l'exception, de l'illégalité du précédent permis de construire du 21 décembre 2020. Toutefois, cette dernière décision ne constitue pas la base légale de l'arrêté attaqué du 14 juin 2022, lequel n'en est pas non plus une mesure d'application, et ces deux décisions ne présentant pas entre elles un lien tel que l'annulation de l'une entraînerait nécessairement celle de l'autre. En outre, il résulte des considérations des points 2 à 5 qui précèdent que ce permis de construire, également contesté par voie d'action, n'est pas entaché d'illégalité et que les requérants n'invoquent aucun moyen nouveau, de droit ou de fait, dans le cadre de la contestation qu'ils articulent par la voie de l'exception.

15. Il résulte de tout ce qui précède que, en l'état de l'argumentation qu'ils développent, les requérants ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 14 juin 2022.

Sur les frais relatifs au litige :

16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes des consorts B sont rejetées.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme A et F B et Mme D B, à M. G E et à la commune de Sainte-Maxime.

Délibéré après l'audience du 15 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Sauton, président,

Mme Martin, conseillère,

Mme Bonmati, magistrate honoraire.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mars 2024.

La rapporteure,

signé

D. Bonmati

Le président,

signé

J.F. Sauton

Le greffier,

signé

P. Bérenger

La République mande et ordonne au préfet du Var en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

Et par délégation,

Le greffier.

N°2101695, 2203375

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