lundi 4 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101754 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ABEILLE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juin 2021, Mme C B, représentée par Me Missuc, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, en application des dispositions de l'article R.532-1 du code de justice administrative, une mesure d'expertise relative à sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et le docteur A ;
2°) de réserver les dépens.
Elle soutient que :
- le 16 janvier 2019, elle a été transportée aux urgences du centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer après avoir été victime d'une chute ; il a été diagnostiqué un œdème de la cheville droite avec impotence fonctionnelle totale et une fracture spiroïde du tires inférieur de la fibula droite ;
- à la suite de son opération du 18 janvier 2019, elle a ressenti dès son réveil des douleurs insoutenables, nécessitant qu'il lui soit administré une anesthésie locale ;
- les douleurs ont persisté dans les mois qui ont suivi malgré de nombreuses consultations et le 25 septembre 2019, elle a subi une nouvelle opération afin de faire retirer la plaque d'ostéosynthèse et sept vis qui lui avaient été posés lors de la première intervention chirurgicale ;
- désormais, elle ne peut plus porter de chaussures fermées, ressentant par ailleurs des picotements et fourmillements dans la cuisse ; elle ne peut plus également conduire et exercer sa profession de coiffeuse ;
- la mesure d'expertise sollicitée est utile dès lors qu'elle a pour objet de déterminer les causes, les responsabilités et les préjudices subis lors de sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2021, le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et le docteur A, représenté par la SELARL Abeille et Associés agissant par Me Zandotti, demandent au tribunal de mettre hors de cause le docteur A, informent la juridiction qu'ils n'entendent pas s'opposer à la mesure sollicitée tout en contestant leur responsabilité, et demandent au juge des référés de nommer un expert spécialisé en chirurgie orthopédique, de compléter la mission d'expertise selon leurs dires, et notamment de prévoir le dépôt d'un pré-rapport dans un délai de quarante jours.
Par un mémoire enregistré le 8 juillet 2021, la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme, informe le tribunal qu'elle n'entend pas intervenir dans la présente instance.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 5 octobre 2020 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal judicaire de Toulon.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Hamon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de mise hors de cause du Docteur A :
1. Si les fautes commises par les fonctionnaires ou agents publics dans l'exercice de leurs fonctions peuvent constituer des fautes de service de nature à engager la responsabilité de l'administration et si, dans cette mesure, la juridiction administrative est compétente pour apprécier la gravité de telles fautes et condamner la puissance publique, il n'appartient pas en revanche à la juridiction administrative de se prononcer sur les conclusions qui mettent en cause la responsabilité personnelle de ces agents publics ou fonctionnaires. Toutefois, la circonstance que la responsabilité propre du praticien hospitalier ne puisse être engagée que devant les instances ordinales ou les juridictions de l'ordre judiciaire ne fait pas obstacle, au stade du référé instruction, à la participation dudit praticien aux opérations d'expertise et ce, afin de permettre à l'expert de mener de manière la plus complète possible la mission qui lui a été confiée.
2. Le fond du litige soulevé par Mme B dans la présente instance en référé portant sur une éventuelle responsabilité du centre hospitalier intercommunal de Toulon - la-Seyne-sur-Mer relève de la juridiction administrative. Si la responsabilité personnelle du docteur A, praticien hospitalier au sein de l'établissement public précité, n'est pas susceptible d'être recherchée devant la juridiction administrative, le fait que l'intéressé ait participé aux soins et traitements prodigués à Mme B, justifie toutefois pleinement sa participation aux opérations de l'expertise sollicitée. Dans ces conditions, rien ne s'oppose, au stade du référé instruction, à ce que l'expertise demandée soit organisée au contradictoire du docteur A. Par suite, les conclusions du centre hospitalier intercommunal de Toulon - la-Seyne-sur-Mer et du docteur A tendant à ce que ce dernier soit mis hors de cause dans la présente instance doivent être rejetées.
Sur la mesure d'expertise :
3. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ". Le juge des référés peut, sur le fondement de ces dispositions, ordonner une mission d'expertise dès lors que la demande qui lui est présentée n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et qu'elle n'est pas dépourvue d'utilité.
4. La mesure d'expertise demandée par Mme B a pour objet de déterminer les causes, les responsabilités et les préjudices subis lors de sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne-sur-Mer suite à un œdème de la cheville droite avec impotence fonctionnelle totale et une fracture spiroïde du tires inférieur de la fibula droite. La requérante soutient qu'à la suite de l'opération chirurgicale qu'elle a subi le 18 janvier 2019, consistant en la pose d'une plaque d'ostéosynthèse, elle a ressenti de vives douleurs lesquelles ont persisté durant des mois. Elle expose qu'elle a dû être réopérée afin de lui retirer cette plaque et qu'elle ne peut plus notamment porter de chaussures fermées et exercer sa profession de coiffeuse. Cette demande, qui ne préjuge en rien des responsabilités encourues et qui est susceptible de se rattacher à une action ultérieure devant le juge du fond, présente un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par suite, il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur les protestations et réserves :
5. La présente ordonnance n'ayant ni pour objet ni pour effet de mettre en cause la responsabilité des parties précitées, la contestation formulée par le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et le docteur A, quant à leur responsabilité est dépourvue d'objet et ne peut, dès lors, qu'être rejetée.
Sur le dépôt d'un pré-rapport :
6. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Dès lors, les conclusions du centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et du docteur A tendant à ce que la mission d'expertise prévoit notamment le dépôt par l'expert d'un pré-rapport ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
7. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, il appartiendra au président du tribunal ou au magistrat délégué, lorsqu'il liquidera et taxera les frais de l'expertise, de désigner dans l'ordonnance la partie qui les supportera. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées à ce titre par Mme B.
O R D O N N E :
Article 1er : Le docteur D, expert, spécialisé en chirurgie orthopédique, demeurant centre hospitalier Louis Raffalli, BP 60108 à Manosque (04101) est désigné pour procéder, en présence de Mme C B, du centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et de la caisse primaire d'assurance maladie du Puy de Dôme, à une expertise médicale à l'effet de :
1°) prendre connaissance de l'intégralité du dossier médical de Mme B en se faisant communiquer tous les documents et pièces nécessaires à la bonne exécution de sa mission et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins, et aux diagnostics pratiqués lors de sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer et de l'opération chirurgicale du 18 janvier 2019 ;
2°) procéder à l'examen clinique de Mme B, décrire son état de santé et les soins et prescriptions antérieurs à sa prise en charge par le centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-sur-Mer ;
3°) décrire les conditions dans lesquelles Mme B a été prise en charge, les diagnostics posés et les soins qui lui ont été administrés lors de sa prise en charge ;
4°) donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis, les traitements et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science et aux règles de l'art, et s'ils étaient adaptés à l'état de Mme B ; donner son avis sur la pertinence des diagnostics des différentes équipes médicales et l'utilité des gestes médicaux pratiqués, notamment lors de l'intervention chirurgicale du 18 janvier 2019 ; l'expert précisera les références des données médicales sur lesquelles il s'appuie, en retranscrivant au besoin les passages de la littérature scientifique qui lui paraîtraient pertinents ;
5°) de manière générale, réunir tous les éléments devant permettre de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services ont été commises lors de l'hospitalisation de Mme B et de l'opération chirurgicale du 18 janvier 2019 ;
6°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté a un rapport avec l'état initial de Mme B ou l'évolution prévisible de cet état ; le cas échéant, déterminer la part du préjudice présentant un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement reproché à l'établissement, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale, son évolution ou toute autre cause extérieure ;
7°) donner son avis sur le point de savoir si le ou les éventuels manquements constatés ont fait perdre à Mme B une chance d'obtenir une amélioration de son état de santé ou d'échapper à son aggravation ;
8°) donner son avis sur l'ampleur de la chance perdue (chiffrage) et son imputabilité aux éventuels manquements constatés ;
9°) évaluer, le cas échéant, les postes de préjudices subis non imputables à l'état antérieur de la victime ni aux conséquences prévisibles de ses prises en charge médicales par le centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne-sur-Mer si celles-ci s'étaient déroulées normalement ; préciser la durée et le taux du déficit fonctionnel temporaire et si les incapacités ont été totales ou partielles ;
10°) dire si l'état de Mme B est consolidé ou s'il est susceptible d'amélioration ou de dégradation ; proposer, si possible, une date de consolidation de l'état de l'intéressé ; préciser s'il subsiste un déficit fonctionnel permanent physique ou psychique et dans l'affirmative, en fixer le taux, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard notamment aux antécédents médicaux de l'intéressé, et, dans le cas où cet état ne serait pas encore consolidé, indiquer si, dès à présent, un déficit fonctionnel permanent physique ou psychique est prévisible et en évaluer l'importance et le délai dans lequel il sera susceptible d'être établi ;
11°) indiquer si et dans quelle mesure l'assistance, constante ou occasionnelle, d'une tierce personne a été ou est nécessaire à Mme B pour accomplir les actes de la vie quotidienne ; préciser les autres frais liés au handicap dont la nécessité résulterait du dommage ;
12°) déterminer les autres dépenses liées au dommage corporel ;
13°) donner son avis sur l'existence éventuelle de préjudices annexes temporaires et permanents (souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément spécifique, préjudice psychologique, préjudice sexuel) et le cas échéant, en évaluer l'importance, en distinguant la part imputable au manquement éventuellement constaté de celle ayant pour origine toute autre cause ou pathologie, eu égard, notamment, aux antécédents médicaux de l'intéressée ;
14°) donner son avis sur la répercussion de l'incapacité médicalement constatée sur la vie personnelle et professionnelle de Mme B, en précisant notamment la durée des arrêts de travail, l'incapacité éventuelle d'exercer totalement, voire définitivement, son activité professionnelle et dans le cas d'une incapacité de travail partielle, indiquer la durée et le taux ;
15°) donner son avis sur les dépenses de santé de l'intéressée, la nécessité de soins médicaux, paramédicaux, d'appareillage ou de prothèse ainsi que d'aides techniques compensatoires au handicap de la victime, après consolidation, pour éviter une aggravation de l'état séquellaire, justifier l'imputabilité des soins à l'acte dommageable, indépendamment de ceux liés à la pathologie initiale, en précisant s'il s'agit de frais occasionnels c'est-à-dire limités dans le temps ou de frais viagers, c'est-à-dire engagés la vie durant, en précisant la fréquence de leur renouvellement ;
16°) de manière générale, fournir au tribunal tous éléments de nature à lui permettre de se prononcer sur les éventuelles responsabilités encourues ;
L'expert pourra, si faire se peut, concilier les parties à l'issue des opérations d'expertise. Il disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative.
Article 3 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du Tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 4 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par ordonnance du président du Tribunal qui désignera la ou les parties qui en assumeront la charge conformément à l'article R. 621-11 du code susvisé.
Article 5 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au centre hospitalier intercommunal de Toulon - La Seyne-sur-Mer, à M. le docteur A et à la Caisse primaire d'assurance maladie du puy de dôme.
Copie en sera adressée l'expert désigné.
Fait à Toulon, le 4 mars 2024.
Le juge des référés,
signé
L. HAMON
La République mande et ordonne au ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026