jeudi 14 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2101869 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ABRAN DURBAN ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante : Par une requête enregistrée le 8 juillet 2021, Mme A B, représentée par Me Abran, doit être regardée comme demandant au tribunal : 1°) de condamner le Centre hospitalier (CH) de la Dracénie à lui verser une indemnité de 33 702,06 euros en réparation du préjudice qu'elle estime avoir subi, en raison de l'absence de rémunération d'heures de travail et de versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) ; 2°) de mettre à la charge du CH de la Dracénie la somme de 2 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - ses horaires de travail ne respectent pas les durées règlementaires, qui sont dépassées ; - elle peut prétendre à une somme de 24 578,40 euros au titre des heures non rémunérées - elle peut prétendre à une somme de 2 636,48 euros au titre des heures de nuit ; - elle peut prétendre à une somme de 4 123,68 euros au titre de la nouvelle bonification indiciaire ; - elle a droit à une somme de 2 363,50 euros au titre de l'indemnité forfaitaire pour travail des dimanches. Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2022, le CH de la Dracénie, représenté par Me Caïs, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de Mme B, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il fait valoir que : - les plannings versés aux débats ne permettent pas de vérifier la réalité des heures effectivement réalisées ; - Mme B ne peut prétendre au versement de la NBI. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le décret n° 92-7 du 2 janvier 1992 ; - le décret n° 92-112 du 3 février 1992 ; - le décret n° 2002-598 du 25 avril 2002 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Hélayel, conseiller, - les conclusions de M. Kiecken, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. Mme A B, née le 22 janvier 1968, est aide-soignante et conductrice de véhicule au Centre hospitalier de la Dracénie. Le 9 mars 2021, elle a adressé une demande indemnitaire au directeur de l'établissement. Cette demande est restée sans réponse. Sur les conclusions indemnitaires : 2. En premier lieu, d'une part, l'article 2 du décret du 25 avril 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires dispose que : " I.-1° Les indemnités horaires pour travaux supplémentaires peuvent être versées aux fonctionnaires de catégorie C et aux fonctionnaires de catégorie B. / 2° Le versement des indemnités horaires pour travaux supplémentaires à ces fonctionnaires est subordonnée à la mise en oeuvre par leur employeur de moyens de contrôle automatisé permettant de comptabiliser de façon exacte les heures supplémentaires qu'ils auront accomplies. () " L'article 4 de ce décret dispose : " Pour l'application du présent décret et conformément aux dispositions du décret du 4 janvier 2002 susvisé, sont considérées comme heures supplémentaires les heures effectuées à la demande du chef d'établissement, dès qu'il y a dépassement des bornes horaires définies par le cycle de travail. / Le travail supplémentaire, tel que défini ci-dessus, accompli entre 21 heures et 7 heures du matin est considéré comme travail supplémentaire de nuit. " Aux termes de l'article 7 du décret : " A défaut de compensation sous la forme d'un repos compensateur, les heures supplémentaires sont indemnisées dans les conditions ci-dessous. / La rémunération horaire est déterminée en prenant pour base le traitement brut annuel de l'agent concerné, au moment de l'exécution des travaux, augmenté, le cas échéant, de l'indemnité de résidence, le tout divisé par 1820. / Cette rémunération est multipliée par 1,26 à compter de la première heure supplémentaire effectuée. " Enfin, aux termes de l'article 8 de ce décret : " L'heure supplémentaire est majorée de 100 % lorsqu'elle est effectuée de nuit et des deux tiers lorsqu'elle est effectuée un dimanche ou un jour férié. " 3. D'autre part, aux termes de l'article 1 du décret du 2 janvier 1992 instituant une indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et jours fériés : " Les fonctionnaires et agents des établissements mentionnés à l'article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires susvisé perçoivent, lorsqu'ils exercent leurs fonctions un dimanche ou un jour férié, une indemnité forfaitaire sur la base de huit heures de travail effectif () ". 4. Mme B soutient que son temps de travail ne respecte pas les durées applicables et qu'elle a cumulé 1 848 heures non rémunérées entre mars 2017 et novembre 2020. 5. Toutefois, les 8 photographies du logiciel " EquiTime " versées au dossier reproduisent le planning du mois de juillet 2021 et concernent l'espace personnel d'un autre agent de l'hôpital. Elles ne permettent donc pas de connaître les heures effectivement réalisées par la requérante sur la période dont elle se prévaut. En outre, les bulletins de paie produits par Mme B font bien état d'une rémunération au titre du travail intensif de nuit, d'heures supplémentaires de nuit et du versement de l'indemnité forfaitaire pour le travail des dimanches et jours fériés. En l'absence d'autres éléments permettant au tribunal d'apprécier le bien-fondé de ses prétentions, celles-ci doivent être rejetées. 6. En second lieu, aux termes de l'article 1 du décret du 3 février 1992 relatif à la nouvelle bonification indiciaire attachée à des emplois occupés par certains personnels de la fonction publique hospitalière : " Une nouvelle bonification indiciaire dont le montant est pris en compte et soumis à cotisation pour le calcul de la pension de retraite est attribuée mensuellement, à raison de leurs fonctions, aux fonctionnaires hospitaliers ci-dessous mentionnés : / () 11° Ambulanciers de la fonction publique hospitalière affectés, à titre permanent, à la conduite des véhicules d'intervention des unités mobiles hospitalières agissant dans le cadre d'un service d'aide médicale urgente ou d'un service mobile d'urgence et de réanimation () ". 7. Si Mme B indique qu'elle est également conductrice de véhicule, il ne résulte pas pour autant de l'instruction qu'elle pourrait se prévaloir de la qualité d'ambulancier affecté à titre permanent à la conduite de véhicules, dans les conditions prévues par les dispositions précitées. Sa demande présentée sur ce fondement ne peut qu'être également rejetée. 8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires présentées par Mme B doivent être rejetées. Sur les frais du litige : 9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du CH de la Dracénie, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que Mme B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B une somme de 1 200 euros, au titre des frais exposés par le CH de la Dracénie et non compris dans les dépens. D É C I D E :Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.Article 2 : Mme B versera au Centre hospitalier de la Dracénie une somme de 1 200 euros, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au directeur du Centre hospitalier de la Dracénie.Délibéré après l'audience du 15 février 2024, à laquelle siégeaient :Mme Martine Doumergue, présidente, M. Zouhaïr Karbal, conseiller,M. David Hélayel, conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mars 2024. Le rapporteur,SignéD. HELAYEL La présidente, Signé M. CLa greffière,SignéF. POUPLY La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.Pour expédition conforme,La greffière,2N° 2101869
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026